Le Blog Littéraire de Sophie Songe

26 mai 2017

"Je reste zen ! Retour de Moscou" de Coco aux Éditions J'ai Lu

Je Reste Zen Moscou

 

"Je reste zen ! Retour de Moscou" de Coco aux Éditions J'ai Lu

Coco : Une comédie fraîche et désopilante

 

Je Reste Zen Moscou

Comedie - Je reste zen ! retour de Moscou - J'ai Lu

Léa Kelly, femme, mère et businesswoman, adopte une petite fille russe. Son mari se plante devant la télévision. Une de ses collègues essaie de lui prendre sa place. Léa doit trouver un équilibre.

http://www.jailu.com

 

Mon avis :

Après "Je reste zen", Coco revient avec un nouvel épisode. Léa et Frédéric, bien que parents de deux pré-adolescents n'ont pour autant pas pris une ride. Débordant d'amour et d'énergie, ils se lancent ici dans l'aventure de l'adoption. Entre soucis professionnels et familiaux, cette famille attachante n'a décidément pas fini de nous distraire...

Quel plaisir de retrouver cette sympathique famille qui nous ressemble à tous un petit peu dans leur petite folie et leurs grands débordements. C'est peut-être la façon d'aborder les ennuis ou tout simplement le quotidien qui nous parle...

Léa, notre super-héroïne règne ici encore en maîtresse femme sur tous les tableaux ou presque. Entre un mari en pleine crise professionnelle, un geek, une midinette amoureuse et la petite dernière fraîchement débarquée de sa Russie ; Léa n'a sûrement pas le temps de s'ennuyer et doit savoir en toute circonstance cultiver son sens de l'humour.

L'écriture est toujours hilarante, Coco maîtrise l'art de la dérision à la perfection, ce qui a le mérite de relativiser toute situation de crise. On surfe sur la vague d' une joyeuse pagaille celle de toutes les femmes, jamais parfaites, mais toujours impliquées et débordées.

On aime la fraîcheur de nos personnages, leur spontanéité, leur mauvaise foi et leurs gros défauts. Impossible de ne pas se prendre d'affection pour cette drôle d'équipe au charme incontestable. On passe en leur compagnie des moments tendres, tendus, forts et émouvants.

Des péripéties facétieuses, des inquiétudes, des remises en question : un cocktail pétillant et détonant qui fait mouche encore une fois. Avec " Je reste zen ! ", faites un break, non seulement c'est permis mais c'est aussi indispensable.

N'attendez plus ! ! !

Citation :
"Le soir eut lieu le repas pour fêter l'arrivée de Natalia. Lilou et Nathan étaient à la fois contents de découvrir leur soeur et surpris par son comportement. Celle-ci excitée, jouait avec tout ce qu'elle trouvait, la nourriture, les couverts, leurs cheveux..."

Bandeau-Je Reste Zen Moscou01

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25 mai 2017

"La fille idéale" de Gilly Macmillan aux Éditions les Escales

La fille idéale

 

"La fille idéale" de Gilly Macmillan aux Éditions les Escales

Gilly Macmillan : un récit trouble et bien mené

coupcoeur

 

La Fille idéale | Les escales

Zoe est la fille idéale : élève brillante, enfant modèle, musicienne talentueuse... Pourtant, l'adolescente cache un lourd secret : quelques années auparavant, elle a été à l'origine d'un tragique accident. Zoe tente à présent de se reconstruire. Sa mère, Maria, et elle ont emménagé dans une autre ville.

http://www.lesescales.fr

 

Mon avis :

Zoé, 17 ans, donne son premier concert loin de son passé et de ce qui a pu lui arriver. Mais son secret bien gardé pourrait bientôt être divulgué et bouleverser la nouvelle vie qui lui a été donnée d'avoir...


Gilly Macmillan nous propose une ambiance ciselée, scrupuleusement pathogène. On entre dans la vie de Zoé sur la pointe des pieds. Cette jeune fille nous intrigue, nous impressionne. On la sent pour son jeune âge sensible, mature et profondément marquée...

Très vite, on apprend son histoire, l'accident qui a coûté la vie à trois adolescents et dont elle a été reconnue responsable. Le procès, le verdict, le centre de détention, Zoé a payé et voudrait tourner la page. Le récit fonctionne en alternance de temps et de point de vue dessinant au fur et à mesure une image globale de la situation. Quand le passé remonte à la surface, les remous salissent et la tragédie n'est jamais bien loin...

Une multitude de sentiments nous assaillent : choc, incompréhension, abattement, sidération. Le sort de Zoé nous perturbe, nous éprouve, nous fait mal. On se sent attiré, on est instinctivement happé par le tourbillon de cette histoire qui n'en finit pas de nous étonner.

L'écriture est habile, maîtrisée, l'auteur sait jouer avec nos angoisses et nos souffrances. Il n'y a pas pire sentiment que celui du crime impuni ou de l'injustice. Mais la vérité n'est pas toujours celle des apparences... Ce récit joue avec nos nerfs et met notre sens du jugement à mal. Rien n'est jamais totalement binaire, tout est stratégiquement muable.

Intégrité, cas de conscience, le sacrifice est amer et le prix toujours trop lourd à payer. Un roman psychologique éreintant dont vous ne soupçonnez absolument pas la portée. Je recommande !

Citation :
"Ca me fait penser à ma vie, aux dommages que j'ai creusés. Je me dis que jusqu'à maintenant, j'ai eu de la chance : lorsque les choses étaient parties en vrille, quand tout le sable de mon sablier s'était écoulé, quand je n'avais donc plus le temps, j'avais pu le retourner et recommencer. Et je me demande si c'est encore possible désormais. Je me demande combien de chances on a dans une vie."

 

A propos de l'auteur :

gilly

Gilly Macmillan a grandi à Swindon dans le Wiltshire et en Californie du Nord.

Elle a fait ses études en histoire de l'art à l'Université de Bristol et à l'Institut Courtauld de l'Université de Londres.

Elle a travaillé pour The Burlington Magazine, à la Hayward Gallery et a été professeur de photographie dans le secondaire avant de se consacrer à l'écriture à temps pleins.

Ne pars pas sans moi (Burnt Paper Sky, 2015) est son premier roman.

Elle vit à Bristol avec son mari et leurs trois enfants. (Source Babelio)

site de l'auteur :
http://www.gillymacmillan.com/

Twitter :
https://twitter.com/gillymacmillan

Bandeau-La fille idéale

24 mai 2017

"Des vies... Mon histoire" chez Z4 Éditions

Des Vies Mon Histoire

 

"Des vies... Mon histoire" chez Z4 Éditions

"Des vies...Mon histoire"  : un récit collectif qui a valeur de mémoire

 

Des Vies Mon Histoire

DES VIES... Mon histoire

Ces " vies ", ou plutôt ces " instantanés " de vies, ce sont les récits des pensionnaires de la résidence André-Socié, à Champagnole : d'un âge moyen de 88 ans, elles/ils se prénomment Madeleine, Suzanne, Jacques, Irma, Mauricette, Joseph, Simone, Rosine... et ont accepté de confier leurs histoires à des " écouteurs " de passage.

http://z4editions.fr

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Mon avis :

Ce recueil de témoignages fait auprès des personnes âgées dans la résidence André-Socié, à Champagnole (39), nous en dit long sur ce que ces seniors ont vécu et ce qu'ils ont à nous laisser.


Ce sont les récits de tranches de vie dans lesquels, ils nous divulguent un pan de leur histoire et leur doux et sincère attachement à leur région. On est ému, touché par leur pudeur quand ils décrivent la vie jurassienne au siècle dernier. Il en ressort une authenticité inégalable. Leurs souvenirs et leurs descriptions restent intacts, quelques photographies attestent et appuient leurs propos.

Avec sérieux, mais aussi avec une pointe d'humour, ils prennent le recul de ces années parfois rudes, mais bâtissantes. On y évoque le travail, la guerre, les rigueurs de l'hiver, le passé agricole.

C'est tout une époque, un patrimoine que ces anciens racontent. À mesure que leurs souvenirs s'égrènent, ils deviennent la clef de voûte entre les générations.

Un bel hommage, un joli cadeau. On est ravi d'avoir pris connaissance de leur parcours. Ils peuvent en être fiers !

 

Citation :

Quand j'étais toute petite et qu'on me demandait ce que j'avais envie de faire quand je serai grande, je répondais que je voulais "être Françoise"... Mlle Françoise, c'était la dame qui tenait l'épicerie du village ! Je voulais "être Françoise" ! Et bien "être Suzanne", ça n'a pas toujours été facile, mais ce n'est pas mal quand même ! Surtout ici où je me plais bien !

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23 mai 2017

"Otage de ma mémoire" de Marilyse Trécourt aux Éditions Carnet Nord

otage de ma mémoire

"Otage de ma mémoire" de Marilyse Trécourt aux Éditions Carnet Nord

 

Otage de ma mémoire - Marilyse Trécourt - Carnets Nord

En se réveillant ce matin-là dans un lit d’hôpital, tous ses souvenirs ont disparu. Sa voix également.

Qui est-elle ? Que lui est-il arrivé ? Pourquoi personne ne s’inquiète de son absence ? Quelles sont les réelles motivations de ceux qui prétendent l’aider ? Et surtout, pourquoi l’éventualité de retrouver la mémoire l’effraie-t-elle autant ?...



http://www.carnetsnord.fr

 

 

Il s'agit pour moi d'une relecture. Fort de son succès sur la plate-forme Librinova, les Éditions Carnet Nord éditent à leur tour une version papier.

Je vous réoriente vers ma première critique que vous retrouverez ICI.

On retrouve ici une fin retravaillée, plus nuancée peut-être... J'ai eu un immense plaisir à me remettre dans la peau d'Arielle, à fouiller dans sa mémoire. À être perdue comme elle et avec elle avec son travail de réflexion, ses réminiscences troublantes, fugitives. Je me suis de nouveau laissé guider, mener par le bout du nez.

Le récit est habile, l'écriture maîtrisée est le moins que l'on puisse dire, c'est que cela fonctionne. Les mécanismes qui entourent la mémoire n'obéissent à aucune règle. On touche là à un domaine sensible, inépuisable et passionnant. Mémoire, dis-moi qui je suis...

Ce que j'ai vécu, ressenti, fantasmé ?

L'héroïne doit petit à petit renouer avec son passé, se souvenir, digérer pour reprendre le cours de sa vie. Un chemin que vous ferez avec elle si le cœur vous en dit...

Bandeau-otage de ma mémoire

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19 mai 2017

Interview Marc Lasnier – Phrom Thep

Interview Marc Lasnier – Phrom Thep

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  1. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

 

Je suis un incorrigible touche-à-tout. Peinture, photographie, et bien sûr écriture rythment ma vie de « retraité hyperactif »…

Mes parents me destinaient à une à carrière d’ingénieur dans l’entreprise familiale. J’ai suivi cette voie une dizaine d’années, tout en déposant en parallèle plusieurs brevets d’inventions. Mais ma passion de l’image a pris le dessus : j’ai créé une société de production dans l’audiovisuel, qui m’a permis de visiter une quarantaine de pays.

En 1987, un premier voyage en Thaïlande, et c’est le choc ! Pourtant, il me faudra attendre pas loin de trente ans pour prendre la décision de tout quitter, et poser enfin mes valises à Phuket…

 

  1. Votre roman est inspiré d'une histoire vraie, qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ?

 

En 2012, ma coiffeuse thaïe a été agressée chez elle. Face à son comportement étrange et à la dépression qui la rongeait, je l’ai fait venir en France pour un suivi médical. À l’époque, je notais ce que Wannapa me dévoilait dans de petits carnets. Une psy m’a dit un jour en les lisant : « cette histoire est tellement incroyable que ça ferait un bon roman ». L’idée était lancée, restait à franchir le pas…

Lorsque l’agresseur passa de nouveau à l’attaque au retour de Wan, c’est dans l’avion pour la rejoindre que j’écrivis les premières lignes de Phrom Thep.

 

  1. Quel message vouliez-vous transmettre ?

 

Au-delà des péripéties que traversent mes personnages, Phrom Thep est avant tout l’histoire d’une reconstruction. C’est aussi un message d’espoir : l’amour de l’autre peut donner la force de s’en sortir, même lorsque, comme Wannapa, on traverse l’enfer.

 

  1. Quelle a été votre source d'inspiration ?

 

Les trois premières parties de Phrom Thep sont le reflet d’évènements qui se sont déroulés entre juillet 2012 et juin 2014. Les lieux et tous les protagonistes du roman existent ou ont existé, sauf le petit Chang qui m’a été inspiré par le personnage d’Hergé dans les aventures de Tintin. Bien sûr, il a fallu modifier quelques noms, et j’ai dû prendre une certaine liberté dans la chronologie afin de rendre le récit plus fluide.

 

  1. Pourquoi le Thriller ?

 

En cours d’écriture, j’avais un peu de mal à « classer » Phrom Thep : n’appartenait-il pas plutôt à la catégorie roman noir ? En fait, c’est un peu des deux. Et comme je n’aime pas rentrer dans un moule ou une catégorie, le lecteur jugera…

 

  1. Quelles sont vos influences ?

 

En matière de thrillers, Clive Cussler, le chasseur d’épaves, m’a beaucoup fait rêver. Mais le côté très noir de Jean-Christophe Grangé a ma préférence. L’ambiance de Phrom Thep n’est pas bien loin de celle de Kaïken

À plusieurs reprises, des critiques (sans doute un peu trop enthousiastes) ont comparé mon style à celui de John Burdett, le maître du roman noir thaïlandais. C’est flatteur, mais en matière d’influence, Burdett n’y est pour rien : je n’ai lu aucun de ses romans, même si je me suis promis de le faire après avoir terminé l’écriture de mon prochain livre.

 

  1. Que lisez-vous en ce moment ?

 

Le sceau des sorcières, de Jacques Vandroux. Passionnant !

Comme quoi autoédité peut percer, puisque les romans de Jacques sont maintenant édités chez Robert Laffont. Une belle réussite, amplement méritée !

 

  1. Avez-vous des projets ?

 

Plein les cartons ! D’abord, la version papier de Phrom Thep sort en Thaïlande le premier juin. Cela n’aurait jamais été possible sans l’aide d’Evelyne, une lectrice enthousiaste qui a orchestré de main de maître une levée de fonds sur ulule.com. Je mets en ce moment même en place un réseau de revendeurs sur Phuket, puis ce sera dans tout le pays. La demande des expatriés pour trouver un peu de lecture en français est forte, et cette fois, l’aventure se déroule à leur porte ! Pour l’édition française, pour l’instant ce sera toujours l’impression à la demande avec Amazon, mais j’étudie la possibilité de livrer certaines librairies directement depuis la Thaïlande.

Et puis, bien sûr, je continue de travailler sur Maha Buha, mon prochain thriller, où certains personnages de Phrom Thep reprendront du service. Comme pour mon premier roman, ce sera l’occasion pour mes lecteurs de voyager en immersion au pays du sourire… Un indice ? Pendant longtemps, en Thaïlande, des moines ont élevé des tigres. Pas forcément pour leur bien-être…

 

  1. 3 mots clefs pour donner envie de découvrir votre roman ?

 

Passion

Aventure

Dendroaspis

 

  1. Votre ressenti par rapport à l'écriture et par rapport à l'autoédition ?

 

Nous vivons une époque où de plus en plus de personnes choisissent d’écrire tout en sachant qu’il y a de moins en moins de gens pour les lire. Un roman, ce sont des milliers d’heures de travail. Dans ces conditions, espérer vivre de sa plume me paraît illusoire, mais comme beaucoup, écrire est chez moi un besoin. Autrefois, c’étaient des scénarios de films, aujourd’hui ce sont des romans, mais ma démarche est la même : raconter des histoires qui embarquent le public dans mon univers.

 

L’autoédition, c’est pour moi la liberté, et la possibilité de rester au contact direct de mes lecteurs. Cela ne signifie pas pour autant que l’on peut faire n’importe quoi. À juste raison, les amateurs de romans se montrent de plus en plus sélectifs. Si l’on veut mettre de son côté toutes les chances de percer, il me paraît indispensable d’adopter une démarche rigoureuse. Mieux, il ne faut pas hésiter à prendre conseil auprès de professionnels, car espérer remplacer seul un éditeur dans toutes les tâches que nécessite la parution d’un roman est suicidaire. Le rôle de l’écrivain, c’est quand même d’écrire, non ?

 

Je remercie Elizabeth pour avoir organisé cette interview et Marc Lasnier pour y avoir répondu avec coeur.

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18 mai 2017

"Les fleurs du repentir" de Tamara McKinley aux Éditions l'Archipel

Les fleurs du repentir

 

"Les fleurs du repentir" de Tamara McKinley aux Éditions l'Archipel

Tamara McKinley : un roman haletant

 

Les fleurs du repentir

Cela fait longtemps que Claire a quitté les terres hostiles et désolées du domaine où elle a grandi pour poursuivre ses études et sa carrière de vétérinaire à Sydney.
Mais quand elle reçoit l’invitation de sa grand-tante Aurelia à une réunion de famille, Claire est ramenée à son passé. Elle qui était partie après une violente dispute avec les siens…

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon avis :

Claire, son diplôme de vétérinaire en poche, revient pour une réunion de famille dans l'arrière-pays Australien. Auprès des siens, les conflits sous-jacents sont prêts à voler en éclats. Peut-être faudra-t-il pour crever l'abcès, lever le voile sur d'obscurs secrets...


Tamara Mckinley n'a pas son pareil pour nous dépayser et rendre des terres inconnues et lointaines familières. Elle nous transporte en Australie sauvage avec une nature brute qui colle à la peau.

On aime ces fresques familiales qui traversent les années. Le récit alterne entre passé et présent. À travers les souvenirs d' Ellie, la mère de Claire et Aurélia la grande Tante, on apprivoise et on se prend d'amour pour ces grands domaines au charme et au magnétisme incommensurable. Les personnages féminins nous touchent par leur caractère indépendant et volontaire. Cinq années se sont écoulées depuis le départ de Claire, son absence a créé le vide, l'incompréhension. Les liens avec sa sœur Léanne sont tendus et on sent bien qu'entre les deux réside des zones d'ombre qui ne demandent qu'à être éclairé.

L'auteur nous tient en haleine, l'écriture est captivante et nous éloigne loin de notre quotidien. Il y a dans ces récits de vie, leurs comptes de malheurs et sa propension au bonheur. Amour, haine, trahison sont au centre de cette intrigue à dénouer. Le suspens est palpable, nous attire et nous retient dans ses filets. Les révélations sont très attendues et totalement entendues. Sous le sceau du secret surgit le soulagement et la véritable délivrance dans la paix des cœurs et à jamais.

Avec Tamara McKinley, des paysages, une ambiance, des émotions à foison, on se retrouve une fois de plus en terrain conquis comme toujours. À dévorer sans aucune modération !

 

Citation :
"La liberté. Voilà de quoi il s'agissait. L'existence dans toute sa plénitude... Claire avait oublié à quel point les villes engendraient la claustrophobie. Oublié combien elle avait chéri naguère la magie exhalée par ce tout petit coin de terre..."

 

Bandeau-Les fleurs du repentir

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15 mai 2017

"Jamais sans mes soeurs" de Kristina, Céleste et Juliana aux Éditions Archipoche

Jamais sans mes soeurs

 

"Jamais sans mes soeurs" de Kristina, céleste et Juliana aux Éditions Archipoche

Kristina, Céleste et Julianna : Un témoignage saisissant

 

Jamais sans mes soeurs

Elles n’ont que trois ans, et pourtant Juliana, Céleste et Kristina connaissent l’horreur au sein de la secte dans laquelle elles sont éduquées, « les Enfants de Dieu ».
Sous couvert de les protéger et de leur transmettre leurs dogmes, les « Gardiens » de la secte, qui les séparent de leurs parents, les punissent très sévèrement et les initient à la sexualité dès leur plus jeune âge. Elles sont conduites de pays en pays sous de fausses identités, contraintes de participer à des orgies et sont victimes de viols...

http://www.archipoche.com

 

Mon avis :

Céleste, Kristina et Julianna ont débuté leur existence sous la coupe de la secte des enfants de Dieu. Aujourd'hui, elles reviennent après avoir quitté le groupe sur ces années de mensonge, d'isolement ou d'aliénation...


Ces trois soeurs nous offrent ici le récit de leur vie au sein d'une communauté qui leur a volé leur enfance. Il s'agit ici d'un témoignage courageux autant que douloureux pour parler des abus dont elles ont été témoins et qui ont été commis.

Elles s'expriment tour à tour sur leur vécu, leur ressenti. Elles dénoncent les méthodes d'endoctrinement, la folie des hommes, leur aveuglement. Parce qu'elles ne veulent pas que d'autres enfants subissent le cauchemar de la violence ou de la pédophilie : elles se battent, se reconstruisent et alertent les autorités et les médias sur les dangers du culte extrême. On est choqué, éprouvé par ce qu'elles nous apprennent. On s'interroge et on se dit, mais comment est-ce possible ?

L'écriture est directe, le ton neutre et informatif. Ce qu'il en ressort nous fait froid dans le dos. On est impressionné par ce qui reste de vie et d'envie après toutes ces années d'errance et d'aberration. Leur parole ne doit pas rester vaine, leur association de protection à l'enfance doit pouvoir s'exprimer et être entendu.

Un récit choc, instructif pour éveiller l'attention, instaurer la vigilance...

Pour que d'autres ne tombent pas dans le piège ou trouvent la force un jour d'en sortir.

 

Citation :
"Je m'aperçus que j'avais grandi en regardant du mauvais côté du miroir. Comme Alice au pays des Merveilles, je vivais dans la réalité déformée d'un monde à l'envers qui n'avait aucun sens."

 

Bandeau - Jamais sans mes soeurs

"Quand on a que l'humour" d'Amélie Antoine aux Éditions Michel Lafon

Quand on n'a que l'humour

 

"Quand on a que l'humour" d'Amélie Antoine aux Éditions Michel LAFON

Amélie Antoine : Un roman qui va au-delà des apparences

 

Michel LAFON - Quand on n'a que l'humour..., Amélie Antoine

Imaginez...
Vous êtes Édouard Bresson, l'humoriste préféré des Français.
Le moindre de vos spectacles se joue à guichets fermés, tout le monde vous adule et vous envie. Mais à chaque tournée, au premier rang, une place reste désespérément vide.
Et à chaque fois, votre cœur se déchire un peu plus...

http://www.michel-lafon.fr



Mon avis :

Edouard Bresson cartonne comme humoriste. Il vient même de se payer le stade de France. Adulé par son public, il se sent pourtant bien seul, incompris peut-être... Il décide un jour de tirer sa révérence et donne ainsi l'occasion à son fils de comprendre qui il était vraiment...

Qui a-t-il derrière les rires, les fanfaronnades ? Souvent, des blessures que l'on cherche à dissimuler... L'humour est une arme fabuleuse, séductrice et à double tranchant. Edouard Bresson le sait bien...

Sous les traits de ce personnage de paillettes et de lumière se terre quelqu'un de secret, sensible, profondément touché par la vie. À travers ce récit, Amélie Antoine nous rapproche du passé d'Edouard, de ses douleurs et tout simplement de son existence. L'auteur décrit très bien la dualité, la complexité d'être soi, de l'imprégnation de ses influences et de l'emballement de ses choix. Il y a des larmes, des drames, de l'incompréhension et beaucoup de pudeur.

L'écriture est vraie, ténue, on va au cœur des sentiments, des silences, de l'essentiel. On est touché, submergé par cette histoire d'un père maladroit, absent mais profondément humain. Au fil des pages, il se dévoile, puise dans tout ce qu'il a et tout ce qui a fait de lui pour délivrer un dernier message à son fils.

L'amour celui qui a tort, on élude et on ne dit pas. Il est pourtant là, tapi, meurtri, pesant mais indéniablement présent. Êtes-vous prêt à le découvrir ?

Citation :

"Faire le clown, c'était sa façon d'apprivoiser ceux qui tentaient de l'approcher, sa façon de créer un lien tout en gardant sa carapace intacte. Je sais que tu en veux à ton père, pour beaucoup de choses, mais un jour, tu comprendras que c'était un être humain comme les autres. Ni meilleur ni pire."

 

A propos de l'auteur :

Amelie_Antoine

http://www.amelie-antoine.com/

Amélie Antoine a connu un immense succès avec Fidèle au poste, d’abord sur Internet puis aux éditions Michel Lafon en 2016. Son nouveau roman, Quand on n’a que l’humour…, confirme un talent original et une fine analyse des sentiments humains. (Source Michel Lafon)

Bandeau - Quand on n'a que l'humour

14 mai 2017

"L'ange de mai" de Julie Hearn

l-Ange de Mai

 

"L'ange de mai" de Julie Hearn

Julie Hearn : Une lecture romancée sur fond de mysticisme et d'inquisition

 

Résumé :

Printemps 1645.
Nell peut voir les farfadets et parler aux fées.
Grâce à sa grand-mère, elle sait aussi les secrets des remèdes qui soignent les villageois.
Mais quand une accusation de sorcellerie est lancée, ces derniers oublient vite les services rendus par la jeune guérisseuse...
Les filles du pasteur, surtout : sous la beauté de Grâce se cache une âme retorse, quant à Patience... est-elle aussi idiote qu'elle en a l'air ? Nell va comprendre à ses dépens que les machinations des hommes sont parfois bien plus cruelles que celles du Diable.

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Mon avis :

Ce livre nous catapulte à l'époque douloureuse de la chasse aux sorcières. Si j'ai eu un peu de mal avec l'écriture au début, il faut reconnaître qu'elle nous introduit dans cet univers avec beaucoup d'authenticité.

Jusque-là, Nell et sa grande mère vivaient en toute intelligence avec leurs pairs jusqu'au jour où la bêtise et l'ignorance vont les faire basculer dans l'enfer de la persécution. J'ai été sous le charme de ces deux femmes enchanteresses, à l'écoute de la nature, et qui mettent leur savoir faire au service de leurs prochains.

J'ai été bouleversée, choquée par l'attitude de ce prêtre tout-puissant, prêt à tout pour ne pas perdre la face. La manipulation ou le mal ne vient pas forcément du côté qu'on l'attend. Suspicion, enrôlement et l'escalade dans la violence n'est jamais bien loin.

J'ai admiré cette héroïne qui garde la tête haute et qui ne renoncera jamais à ce qu'elle est. Sorcière un jour, sorcière toujours !

Une lecture romancée sur fond de mysticisme et d'inquisition qui plaira aux amateurs du genre !

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"N'oublier jamais" de Michel Bussi aux Éditions Presse de la Cité

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"N'oublier jamais" de Michel Bussi aux Éditions Presse de la Cité

Michel BUSSI : Un récit sinueux

 

N'oublier jamais | Editions Pocket

À Yport, parti courir sur la plus haute falaise d'Europe, Jamal a d'abord remarqué l'écharpe, rouge, accrochée à une clôture. Puis la femme, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens.

https://www.pocket.fr

 

 Mon avis :

C'était ici ma première rencontre avec l'auteur, et sans doute pas la dernière. Pourquoi ? Parce qu'il m'a malmenée, interrogée et donnée beaucoup de fils à retordre. Un bon point pour moi, c'est indéniable quand on connaît mon goût pour la complexité. Et ici, croyez-moi, elle est sans faille.

L'auteur mise ici sur le retour supposé d'un serial killer, et remonte des crimes vieux de dix ans. La mise en scène est alambiquée, les pistes sont volontairement brouillées. Un véritable casse méninges qui tient en haleine, à ne pas en douter. On nage dans une atmosphère confuse et embrumée tandis que le malaise devient irradiant.

On pense hallucinations, folies, complot, on n'est pas au bout de nos surprises... Un récit sinueux, des rebondissements en tous genre, les éclaircissements sont surprenants et inattendus.

Vos nerfs et vos neurones devraient être mis à contribution et apprécier. Je recommande !

http://www.michel-bussi.fr/ouvrage/noublier-jamais

Bandeau-n-oublier-jamais

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