Cul-chemise Robyn Sisman Un récit sympathique Quand Freya traverse une rupture aussi cuisante que douloureuse, elle trouve refuge chez Jack, écrivain en panne d’inspiration et ami de longue date. Mais qui dit cohabitation dit intimité forcée, maladresses, et situations parfois franchement grinçantes. Sans le savoir, ces deux complices vont peu à peu tisser le canevas d’une idylle capable de les renverser. Mon avis J’avais besoin d’une lecture légère, et sans surprise, ce fut le cas. On ne va pas se mentir : on devine assez vite à quoi s’attendre lorsqu’on se lance dans ce type de roman. Et pourtant, l’autrice m’a emmenée plus loin que prévu, notamment grâce à des personnages secondaires qui détournent habilement l’attention. Je l’avoue, j’ai trouvé l’ensemble à la fois perturbant et terriblement frustrant. J’attendais des confrontations équivoques, des joutes verbales affûtées, un peu plus de tension sensuelle entre Freya et Jack. J’ai donc rongé mon frein… jusqu’à...
Un roman Glaçant
La Deuxième Femme
Sandrine ne s'aime pas. Elle trouve son corps trop gros, son visage trop fade. Timide, mal à l'aise, elle bafouille quand on hausse la voix, reste muette durant les déjeuners entre collègues.Mais plus rien de cela ne compte le jour où elle rencontre son homme, et qu'il lui fait une place. https://www.editions-jclattes.fr |
Sandrine ne s'aime pas, mais elle commence à s'accepter un peu quand l'homme qu'elle convoite, qui l'attendri, lui fait une place dans sa vie et celle de son fils Mathias. Alors quand Caroline, sa première épouse disparue dans d'obscures circonstances il y a deux ans, remonte à la surface, Sandrine se sent sensiblement vaciller...
Ce roman nous fait glisser dans quelque chose de sombre et insidieux avec un homme au profil sournois, pervers. Sandrine voit en lui le sauveur de sa solitude, elle est touchée par ce qu'elle croit être des attentions.Tout n'est pourtant pas parfait, il est imprévisible, exigeant, dominateur. Quand sa première femme réapparaît dans leur vie, elle met cela sur le compte de la tension : elle est inquiète, elle acquiesce, elle pardonne. Un malaise s'installe rapidement à mesure que se dressent les privations, les coups, les brimades, les humiliations.
Puis il y a les éléments de la première femme, cette ombre lancinante, qui ressurgissent, esquissent les doutes, appuient là où cela fait mal. On a de la peine pour Sandrine, et on a peur pour elle. Ce qu'elle décrit nous est insupportable, intolérable.
L'écriture est éprouvante, on est souvent ébahi, choqué. La relation est toxique, malsaine. On parle ici d'emprise psychologique, d'un point de vue externe, c'est assez dur à comprendre, à imaginer. Ce qui se passe est lent, tortueux, ce qui explique que cela prend du temps et puis un jour, tout l'espace.
Ce qui est perturbant, ce sont les manigances, les secrets, le masque, l'isolement dans lequel il plonge ses victimes. Et on réalise qu'il faut de l'aide extérieure pour s'en sortir, avant que cela ne soit trop tard... Complexe et sidérant !
"Cette femme ne lui volera rien. Pour ce qu'on en sait, elle a pu tout simplement organiser sa disparition, prendre des vacances, partir avec un autre jusqu'en Italie, tiens, et puis après, et puis alors quoi, juste changer d'avis, décider de revenir, manigancer, comploter, reprendre ce dont elle ne voulait plus ? C'est pas comme ça que ça marche, donner, c'est donner, qui va à la chasse perd sa place."
Emprise psychologique, violence conjugale
Le déni de Sandrine, son incapacité à se trouver de la valeur...



Commentaires
Enregistrer un commentaire
Merci pour votre Commentaire