Cul-chemise
Un récit sympathique
Quand Freya traverse une rupture aussi cuisante que douloureuse, elle trouve refuge chez Jack, écrivain en panne d’inspiration et ami de longue date. Mais qui dit cohabitation dit intimité forcée, maladresses, et situations parfois franchement grinçantes. Sans le savoir, ces deux complices vont peu à peu tisser le canevas d’une idylle capable de les renverser.
Mon avis
J’avais besoin d’une lecture légère, et sans surprise, ce fut le cas. On ne va pas se mentir : on devine assez vite à quoi s’attendre lorsqu’on se lance dans ce type de roman. Et pourtant, l’autrice m’a emmenée plus loin que prévu, notamment grâce à des personnages secondaires qui détournent habilement l’attention.
Je l’avoue, j’ai trouvé l’ensemble à la fois perturbant et terriblement frustrant. J’attendais des confrontations équivoques, des joutes verbales affûtées, un peu plus de tension sensuelle entre Freya et Jack. J’ai donc rongé mon frein… jusqu’à la moitié du roman.
Puis arrivent la jalousie, la fierté, et avec elles des situations gênantes, parfois irrésistiblement drôles. Le jeu, le désir, les réticences, la frustration et même la colère viennent alors nous réveiller, nous tirant de notre douce apathie. Et l’on se laisse finalement convaincre par ces péripéties aussi prévisibles que noueuses.
À noter : le comportement cavalier de certains personnages, les silences et les malentendus qui compliquent inutilement la situation. L’écriture reste cependant maîtrisée, vive et amusante, avec juste ce qu’il faut d’adrénaline pour nous donner envie d’atteindre la fin heureuse… car vous étiez venu pour ça, non ?
Les personnages
Freya : Fragilisée par une rupture, vive, spontanée, parfois impatiente, elle oscille entre autodérision et vulnérabilité.
Jack : Écrivain désabusé, attachant malgré ses maladresses, pris au piège de ses silences et de ses contradictions.
Les personnages secondaires : Prévisibles mais efficaces, ils servent de catalyseurs aux tensions, aux malentendus et aux révélations.
Extrait
- On ne t'a jamais dit que tu étais autoritaire ?
- Décidée, plutôt.
- Si j'étais ton mari, je deviendrais fou.
- Si j'étais ta femme, je serais déjà folle.


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