"Blessures invisibles" d'Isabelle Villain aux Éditions Taurnada




 


Un thriller époustouflant


Blessures invisibles - Isabelle Villain
Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main.
La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient.
Dans le même temps, le « tueur au marteau », demeuré silencieux depuis l'enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service.
Deux enquêtes sous haute tension. Un final explosif !
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Après la mort d'Antoine et un repos forcé pour l'équipe de la criminelle, Rebecca reprend du service avec une scène de suicide circonspecte et un tueur en série qui joue avec ses nerfs. La quinqua ne devrait pas s'ennuyer...


Il y a quelque chose de vertigineux à retrouver le machiavélisme et la perversité du "tueur au marteau". Rebecca est nul doute dans son collimateur et se rapproche d'elle insidieusement, dangereusement.

Mais ce psychopathe regrette de ne pas l'avoir toute à lui avec une affaire alambiquée de "faux suicide". La tension est palpable et on cherche à détourner notre attention au maximum. Aucune piste n'est écartée, on recherche des éléments, on se disperse, les soupçons rendent fiévreux, inquiets, méfiants. Il faut déjouer les pièges, démasquer les faux-semblants, dépasser ses préjugés. Malgré un équilibre au sein de l'équipe menacé, on ne peut qu'apprécier et louer l'esprit de cohésion. Rebecca nous impressionne au cœur de la tourmente. Sa vie personnelle nous la rende fragile, attachante. Son histoire avec Tom est passionnée, mais compromise. 

L'écriture est rythmée, adéquate, soumise à un ingénieux calcul. Ici on est tour à tour dérouté, estomaqué, choqué. 

On est ballotté invariablement, chahuté, malmené jusqu'à l'éclatement final qui soulage autant qu'il anéantit.

Un récit extrême mené tambour battant, des incertitudes, des fausses routes et de nombreux rebondissements : on glisse et on devient accro et à cran. Parce que les blessures vont bien au-delà de ce que l'on voit...

 

"Ce n'est pas ma faute si je suis un meurtrier. C'est mon destin. J'ai une famille, un métier. Je n'ai pas le physique de l'emploi. Mais à quoi ressemble un psychopathe ? À monsieur Tout le Monde. Un visage souriant. Aimable. Sympathique. Je sais aujourd'hui que je ne suis pas malade. J'ai simplement un trouble complexe de la personnalité. C'est tout."

Enquête, suspens, manipulation



Cyril et Rebecca qui se font duper par leurs sentiments...

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