"Après le grand blanc" de Virginie Decoeurfeu aux Éditions l'Alchimiste


"Après le grand blanc" de Virginie Decoeurfeu aux Éditions l'Alchimiste

Un récit puissant


Les éditions l'Alchimiste - "Après le Grand Blanc"
Quelques décennies après le “Grand Blanc”, le jour où tout s’est arrêté.
Dans son journal, une terrienne issue d’une famille de résilients raconte son présent sur une terre redevenue sauvage. À travers ses souvenirs et les écrits de ses aïeux, le passé et la chute d’une ère déshumanisée courant à sa perte, son récit fait voyager l’âme.
Son témoignage, porteur d’espoir, fera éclore une nouvelle ère pour l’Homme : celle du lien entre l’instinct animal, l’intuition humaine et le savoir ancestral.
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Il y a eu la terre et sa course folle à l'ignorance et l'extravagance, puis plus rien. Quelques décennies après "Le grand blanc", une Terrienne recueille son histoire en terre sauvage, en lien avec la nature et son moi profond...

Virginie Decoeurfeu nous projette avec ce journal dans quelque chose que l'on reconnaît comme le goût de la catastrophe anticipée. (La terre comme on l'a connu, et qui ne serait plus, par négligence.)

Elle rédige la mémoire humaine, les instincts, la peur, les dérèglements. Les constatations sont amères et sans appel, tandis que la résilience fait son chemin. Avec elle, revient le temps du savoir être, savoir faire, de la communication vraie, intuitive. Elle nous invite à une aventure, un héritage familial, riche de sens qui rime avec amour et valeurs oubliées. Au-delà de la perte, il y a la connexion à la vie, à ses mystères, ses miracles, ses secrets. 

L'écriture est fluide, emprunte de sagesse et d'humilité. L'auteur nous alerte, nous sensibilise, nous fragilise, décuple nos émotions. Il y a quelque chose de tangible, d'évident dans ce qu'elle nous décrit. On appelle ici à une réaction, à une prise de conscience, une invitation au changement, à la confiance renouvelée.

Un roman court, sensible, intime, profond qui va au-delà de nos croyances et ou de nos suppositions...


"Ma famille fait partie des indigestes, elle n'a pas été dévorée par le grand blanc, elle ne s'est pas agrippée aux éléments qui s'effondraient, elle n'a pas glissé avec le système, elle a continué à communiquer avec des mots et des écrits qu'elle a transmis, et elle s'est reconstruite à partir du vivant. Car il en restait du vivant, mais il fallait l'entretenir, le chérir, le nourrir pour qu'il subsiste." 


Sentiment d'urgence et de poésie. 

Peut-être un peu court pour une réelle prise de conscience.

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