Mylène Fortin : Journal d'une ado facétieuse Mélina a douze ans et vit tous les bouleversements de la préadolescence. C'est avec toute l'énergie et l'humour qui la caractérisent qu'elle tient un journal intime, à qui elle peut tout confier. Amour, amitiés, famille ou vie scolaire, tout y est consigné et disséqué... Mon avis Ce n'est plus vraiment de mon âge, mais cela m'a rappelé des souvenirs. On a tous un petit peu partagé ces moments d'insouciance qui, paradoxalement, sont vécus comme des trucs énormes, comme des montagnes. À cet âge, le moindre événement peut prendre des proportions démesurées, et c'est aussi ce qui fait tout le charme de ces années. Mélina n'a pas son pareil pour nous amuser, avec des épisodes sans filtre. Elle a une vision des choses bien à elle, parfois décalée, mais toujours spontanée. Sensible, spontanée, mais aussi émotive, elle se questio...
"Rue Blondel" de Valéry Sauvage aux Éditions Ateliers Henry Dougier
Valéry Sauvage : Une fresque pleine de charme
Rue Blondel - Ateliers Henry Dougier
Près de la Porte-Saint-Martin, à Strasbourg-Saint-Denis, il y a la rue Blondel. Or dans la rue Blondel, y’avait une demoiselle. Elle avait l’uniforme que porte la profession : une jupette ultra-courte et puis un boléro ayant peine à cacher un soutif en dentelle deux tailles trop étroit. Elle se postait toujours en haut de ses trois marches, dans le creux d’une porte. On aurait dit un peu comme une pauvre madone dessus son piédestal...
Près de la Porte-Saint-Martin, à Strasbourg-Saint-Denis, il y a la rue Blondel. Or dans la rue Blondel, y’avait une demoiselle. Elle avait l’uniforme que porte la profession : une jupette ultra-courte et puis un boléro ayant peine à cacher un soutif en dentelle deux tailles trop étroit. Elle se postait toujours en haut de ses trois marches, dans le creux d’une porte. On aurait dit un peu comme une pauvre madone dessus son piédestal...

Avril 1972, Lucienne est sous le choc quand elle apprend que le "café Select" change de propriétaire. Ce sont toutes ses habitudes, un pan de sa vie qui défile devant ses yeux...
C'est un récit tout en relief que dessine les rues de Paris avec leur histoire. On y rencontre des personnages authentiques, marqués par la vie, leurs rencontres.
L'écriture est enveloppante, descriptive, elle nous transporte instantanément dans ses volutes d'un passé pénétrant. On se laisse guider, et émouvoir par le malheur que Lucienne, Maurice et Edmond embrassent chacun à leur façon. Lucienne est une prostituée qui a un cœur, une âme, elle touche Maurice et Edmond qu'elle va cajoler, écouter.
Ces personnages se croisent, s'apprivoisent, se racontent, éprouvent leur vie et leurs tumultueuses péripéties. On éprouve la saveur de leurs rencontres épisodiques, éphémères volées au temps. La nostalgie y est prégnante et nous submerge...
On prend plaisir à faire la connaissance de ce quartier "Rue Blondel" pour lequel on s'attache et qui devient familier. On parle de vie, d'amour, d'épreuves, de liens avec pudeur et intensité. Il y a quelque chose, un supplément indescriptible et qui se dégage de ce roman, une fois qu'on l'a refermé.
On l'étreint alors près de son cœur, on suspend notre respiration et on s'envole dans nos pensées. Un joli bijou dans son écrin !
On l'étreint alors près de son cœur, on suspend notre respiration et on s'envole dans nos pensées. Un joli bijou dans son écrin !

"Les cuissardes et le fume-cigarette apportaient une touche finale au tableau.
Se cachant derrière l'image de femme fatale qu'elle cherchait à se
donner se trouvait toujours l'âme d'une petite fille effarouchée,
meurtrie, souillée. Mais Lucienne faisait en sorte de bien la camoufler."


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