Kate Brian : Un préquel envoûtant 1915. La jeune Elisa intègre l'académie de Billings, sur les traces de May, sa sœur aînée. À la découverte d'un livre de sorcellerie, Elisa va initier les pensionnaires, qui vont aller au-devant d'aventures fantastiques qui marqueront à jamais leur vie. Mais prendront-elles conscience des risques de la magie avant qu'il ne soit trop tard ? Mon avis J'ai adhéré totalement à l'ambiance feutrée et gothique de l'académie de Billings, au début du XXe siècle. L'autrice mêle habilement les rivalités amicales et amoureuses à la magie, au cours de ce tome. Cette atmosphère particulière donne au récit une identité bien à lui, entre élégance, mystère et secrets savamment entretenus. Elisa cherche à prendre ses marques et à sortir du modèle de sa sœur qui l'étouffe. J'ai aimé sa fraîcheur et le mouvement qu'elle insuffle dans toutes ses initiatives. Si ses él...
"Le Chant clair des sirènes" René Pagis aux Éditions Marivole
René Pargis : Un récit douloureux
Jacques a toujours dit qu’un jour il
partirait « Tout droit devant » conscient qu’il ne le ferait jamais.
Pourtant, un jour, différent des autres, incapable de supporter
plus longtemps une vie conjugale impossible, il part sous la pluie en
direction du sud. À bout de force, il se réfugie dans une grande
maison, chez Mathilde, une dame mystérieuse qui l’envoute et le prive
progressivement de toutes ses défenses…
http://marivole.fr
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Jacques, retraité ne supporte plus sa vie conjugale et décide un jour de partir, de se libérer du joug d'une épouse qui l'étouffe. Sur sa route, la liberté ne sera qu'illusoire et de courte durée...
Il y a quelque chose de lent et de dangereux dans cette intrigue qui nous conduit droit en enfer.
Cette porte que Jacques franchit pour ne plus se laisser imposer ou subir sa vie, va très vite basculer dans la sidération et le cauchemar.
L'ambiance est pesante, trouble, anxiogène, elle nous prend rapidement à la gorge et comme son personnage, on y est pris au piège. Il est question de séduction, de mirage, de manipulation. Jacques est confronté à ses manquements et à ses peurs, trébuche, s'enlise et s'abandonne.
L'écriture est fluide, prenante, efficace. On se laisse envahir par le sentiment d'angoisse, de stupéfaction pris dans cette affaire perverse et sordide. On se raccroche au soutien de quelques figures familiales, amicales ou sympathisantes. On veut croire au miracle, à l'éclosion de la vérité. Ce roman nous plonge à l'intérieur du vide, de la solitude dans un engrenage qui ne fait rien pour s'arrêter.
Diabolique et tentateur, n'entendez vous pas ce chant des sirènes qui vous appelle ?

"Il ne peut s'empêcher d'imaginer avec quelle rapidité elle l'a analysé, cerné, jugé alors qu'elle ne l'avait jamais vu avant. Lui, en revanche, après ce court séjour, n'en sait guère plus qu'à son arrivée. Qui est-elle ? Est-ce une fée ou une sorcière aux dons multiples et aux pouvoirs ravageurs ?"

René Pagis a franchi
presque tous les grades de la gendarmerie avant une seconde carrière
dans la justice. Juge d’instruction, puis juge des enfants, il a ensuite
exercé en tant que procureur de la République dans plusieurs
départements du centre de la France. Aujourd’hui à la retraite, il se
consacre pleinement à l’écriture. Après un récit autobiographique, Dans
la salle des pas perdus (De Borée, 201) et un premier roman Un
dernier rêve pour la nuit (éditions Bord du Lot, 2016), il propose
Le Chant Clair des sirènes, son second roman.

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