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"Rendez-vous au café du bonheur" de Lucy Diamond aux Editions Charleston Poche

Rendez-vous au Café du Bonheur Lucy Diamond : Un cadre chaleureux et accueillant 📖 Résumé Evie Flynn a toujours été un peu le vilain petit canard de la famille et a des difficultés à trouver sa place. Alors que sa tante lui lègue son café, situé dans les Cornouailles, elle hésite avant d'accepter de relever le défi. Si cette nouvelle aventure réveille son enthousiasme, elle promet d'être aussi fructueuse que mouvementée. 💬 Mon avis On plonge dans ce récit avec un plaisir immédiat et l'on est prêt à se prendre d'affection pour ses personnages. On approuve le courage d'Evie, résolue à retrousser ses manches et à écouter son cœur. Tout en elle respire la simplicité et la générosité, qui honorent les liens qui l'unissaient à sa tante adorée. En prenant les rênes de l'établissement, elle fait preuve d'énergie et de créativité. Le café évolue sous nos yeux, avec ses tracas, ses espoirs et une belle dose de solidarité. Le lieu est convi...

"Un paradis" de SHENG Keyi aux Editions Picquier

Résumé Un paradis | SHENG Keyi | Editions Picquier
Ce paradis est une clinique illégale pour mères porteuses qui tient plutôt du centre de détention, voire de la maison close.
Les femmes y sont désignées par des numéros, mais se donnent entre elles des surnoms de fruits. Plus rebelles que victimes, elles n’ont pas leur langue dans leur poche et fomentent des révoltes avec audace et esprit de dérision.
Tout est vu par l’œil innocent d’une jeune fille un peu simple d’esprit : l’univers carcéral punitif, les histoires de ces femmes marquées par la violence masculine, et la solidarité des jeunes mères face aux surveillants et à un directeur obèse tout à son business de prison dorée.
https://www.editions-picquier.com/

SHENG Keyi - "Un paradis" : Un récit critique et engagé

Mon avis

Shangai, une jeune femme naïve et mentalement fragile, pousse les portes d’une clinique clandestine dédiée aux mères porteuses. Dès les premières pages, nous sommes happés par une atmosphère troublante, clinique et presque irréelle. À travers ses perceptions floues, ses sensations à vif, le lecteur s’enfonce dans un univers déshumanisé, entre dystopie glaçante et réalité bien trop plausible...

Très vite, le malaise s’installe. Les femmes sont réduites à de simples fonctions reproductives. Rebaptisées de noms de fruits et affublées d’un numéro, elles perdent toute identité. Dans ce huis clos organisé jusqu’à l’absurde, le règlement intérieur est implacable : il faut produire un enfant “conforme”, au mépris du corps et de la dignité.

Mais derrière les murs froids et les règles arbitraires, des personnalités émergent. Certaines se soutiennent, d'autres s'affrontent. Les rapports humains oscillent entre solidarité contrainte et rivalités feutrées. On découvre, peu à peu, un microcosme où l’émotion survit malgré l’enfermement.

La direction de la clinique, quant à elle, est profondément corrompue. Ce pouvoir autoritaire se nourrit de manipulations et d’échanges de faveurs sordides. Les corps deviennent monnaie d’échange. C’est violent. Brutal. Injuste.

À travers ce roman dérangeant, Sheng Keyi signe une critique frontale et lucide de certains aspects de la société chinoise. La thématique du contrôle des naissances, déjà controversée, y est poussée à l’extrême. Le lecteur, pris à témoin, vacille entre colère, effroi et compassion.

Heureusement, les sublimes illustrations à l’aquarelle viennent contrebalancer l’aspect oppressant du récit. Elles insufflent une douceur inattendue, un souffle de poésie dans ce tableau sans concession.

Un roman féministe, déroutant, qui bouscule les repères et réveille les consciences. Dans la lignée de La Servante écarlate, ce récit fait l’effet d’un électrochoc.

 

Ils font rouler mon lit jusqu’à la salle d’opération. Avec un bâtonnet de coton, on m’enduit d’un liquide à l’odeur entêtante. Une aiguille dans le bras, une autre dans le dos. Les instruments s’entrechoquent dans un bruit métallique. J’entends : ‘broyer’, ‘démembrer’… puis le noir.




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