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"Les vieilles" de Pascale Gautier aux Editions Folio

Chronique littéraire Pascale Gautier Délicieusement grinçant Dans la petite ville provinciale du « Trou », une communauté de veuves excentriques trompe la solitude entre commérages bien sentis et féroces parties de Scrabble. Mais ce quotidien millimétré vacille soudain sous le coup d’une annonce apocalyptique : la fin du monde est imminente. Face à cette catastrophe annoncée, ces femmes sauront-elles enfin s’unir ou préféreront-elles chipoter jusqu’au dernier soupir ? Mon avis J’ai adoré plonger dans l’intimité de ces femmes que la société préfère souvent invisibiliser. L’autrice réussit le tour de force de nous attacher à des personnages parfois acariâtres, souvent obsédés par des détails insignifiants, mais tellement humains. La plume oscille entre drôlerie grinçante et mélancolie face au temps qui passe et à la solitude. La véritable magie de ce livre réside dans son ton provocateur, qui bouscule les clichés larmoyants sur la vieil...

"Quand le ciel pleut d'indifférence" de SHIGA Izumi aux Editions Picquier




Résumé 
Quand le ciel pleut d'indifférence - Editions Picquier
Langue originale : Japonais Grand / Format mars 2019 /978-2-8097-1413-5 /14 € 128 pages 
Un homme parcourt les rues désertes et les jardins vides d’une petite ville proche de Fukushima, les poches remplies de nourriture pour les chats et les chiens livrés à eux-mêmes. Ce promeneur solitaire est revenu dans son pays natal pour prendre soin de sa mère, à la recherche de souvenirs éparpillés autour d’un amour d’enfance...
https://www.editions-picquier.com







SHIGA Izumi -"Quand le ciel pleut d'indifférence" : Sublime et poétique

Mon avis

À proximité de Fukushima, un homme en charge de sa mère grabataire, qu'il ne peut pas se résoudre à abandonner, erre dans le village dévasté de son enfance. En conflit avec son passé, il lutte avec ses souvenirs entre la peur de perdre ce qui lui reste et l'espoir de se retrouver à nouveau...

L'auteur nous offre un roman à la fois sombre et lumineux où la douleur et le sentiment de solitude prédominent. Yohei est une figure fantomatique au milieu d'un paysage lunaire. Auprès de sa mère mourante, il éprouve des sentiments vifs et partagés qui ravivent des blessures d'enfance, et une promesse trop lourde à porter.

 

"C'est le lendemain matin que j'ai appris la mort de Misuzu. Le professeur principal nous l'a annoncée avec des larmes dans la voix. Moi, j'avais la tête vide. Deux fois seulement au cours de ma vie, j'ai connu cet état. La première fois, quand Misuzu est morte, la deuxième fois, quand la centrale nucléaire a explosé."

 

L'écriture est poétique avec cette plume de paon, fil conducteur, qui renferme un doux-amer secret.

Avec Yohei, on traverse des moments de doute, de confusion, d'attachement et de rejet. Il entame un travail de deuil laconique, furieux et rédempteur. Sa rencontre avec Reiko est importante et salutaire. Avec elle, il peut exprimer ce qu'il n'a jamais dit. J'ai été touchée par la discrétion et la bienveillance de la jeune femme, elle est ce phare qui brille et qui guide dans la nuit.

Ici, on parle d'amour, d'incompréhension et de non-dits. La culpabilité, le ressentiment expriment leur cruauté d'abord, pour laisser place à quelque chose de plus nuancé et de constructif.

L'histoire d'une vie meurtrie par trois décennies de silence et d'un tsunami, la fin d'un cycle et le début d'une résilience bénie.

 

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