Nous n’avons rien à envier au reste du monde Nicolas Gaudemet : Une tragédie intemporelle 📖 Résumé En Corée du Nord, lors d’une exécution publique, Yoon Gi croise le regard de Miran, une jeune fille qui le bouleverse immédiatement. Mais leurs origines sociales diffèrent et, dans un pays gouverné par une dictature implacable, la moindre déviation peut devenir une faute grave. Dans ce contexte de surveillance permanente, leur amour naissant semble presque impossible. Pourront-ils défier l’ordre établi et trouver, ensemble, la force de résister à l’adversité ? 💬 Mon Avis Avec ce roman, Nicolas Gaudemet nous propose une immersion saisissante en Corée du Nord et nous entraîne dans le récit d’un amour tragique et presque impossible. Aux côtés des personnages, nous découvrons peu à peu le régime politique qui les enferme, une mécanique de manipulation qui fait d’eux les victimes d’une oppression constante. Dans ce climat étouffant, l’étincelle de l’amour devient u...
Véronique Wüthrich - "Ma dame, ma terre" : Intime et émouvant
Mon Avis
Quand Isaac Directeur d'une agence à l'aide à la personne rencontre Madeleine 85 ans, il se frotte à une femme au caractère tyrannique et difficile. Mais qui sait si le charme de ses deux individus ne va pas opérer et leur réserver les confidences d'une vie tourmentée ?
Avec ce roman, on va à la rencontre de l'humain, dans ce qu'il a de plus cher et secret. C'est le récit d'un apprivoisement où les barrières tombent pour mieux se connaître et s'apprécier.
De la confrontation s'ensuit la franchise entre Isaac et Madeleine qui vont créer une relation unique. Entre eux s'installent des rituels, un peu d'humour et de philosophie. On évoque sans langue de bois l'exclusion, la solitude, les préjugés. On est touché par la pudeur et la profondeur des personnages.
Madeleine est fière, élégante et sauve les apparences, tout en conservant son jardin secret. Elle nous conte l'amour enfui, les vestiges d'un passé, qu'elle a longtemps ressassé. Isaac est un immigré qui s'est oublié avec la revanche qu'il avait à prendre. A l'approche de la mort, Madeleine s'épanche, se libère avec une lucidité forte et consciente.
"La mort fait peur. On revient sur le rivage, non parce qu'on ne sait
pas nager, mais parce que le bleu de l'eau est trop sombre."
L'écriture est fluide et agréable. Les protagonistes de cette histoire nous touche par leurs blessures contenues, leur sensibilité.
Et parce qu'avec eux on touche du doigt ces instants de magie et de confiance pour dire finalement ce qui est important.



Chère Sophie, je vous remercie pour cette très belle chronique. Je suis heureuse que ce premier roman vous ait plu.
RépondreSupprimerVéronique W.