Chronique littéraire Françoise Bourdin Un récit intime et captivant Après un divorce douloureux, Pascale Fontanel, pneumologue, éprouve le besoin de quitter Paris pour se ressourcer. C’est sur Peyrolles, la maison de son enfance, qu’elle jette son dévolu, sans tenir compte des avertissements de son père. En découvrant un livret de famille appartenant à sa mère, Pascale ouvre la boîte de Pandore, déclenchant une multitude d’interrogations. Peut-on vraiment fuir son passé sans réveiller les vieux démons d’une histoire familiale ? Mon avis Très vite, l’atmosphère chaleureuse des souvenirs de Pascale se teinte de mystère. Entre les rumeurs persistantes du village et l’attitude étrange d’un jardinier qui s’accroche aux lieux, le domaine semble respirer le secret. C’est aussi là qu’elle retrouve son ex-mari, Samuel, qui lui apporte encore un soutien indéfectible. Mais l’ambiguïté affective qui les lie n’est pas sans provoquer des tensions e...
Un roman qui fleure bon l'Italie
Mamma Maria | Lisez!
Je m’installe en terrasse, face à la mer, comme chaque matin depuis que je suis de retour en Italie. J’aime bien travailler au son des tasses qui s’entrechoquent. Et, au Mamma Maria, j’ai toujours de la compagnie. Il y a ceux qui viennent tuer le temps. Il y a les enfants qui rêvent devant le comptoir à glaces... Bref, j’ai enfin retrouvé mon village paisible. Enfin, paisible jusqu’au jour où… https://www.lisez.com |
Sofia, traductrice, est revenue de Paris avec un chagrin amoureux. C'est dans la chaleur de son Italie et à la terrasse du café de la conviviale Maria, qu'elle puise toute son énergie et bien plus encore...
C'est un roman réconfortant qui vous enveloppe tout entier, un joli voyage entre Paris et l'Italie. Il a ses accents savoureux, chantants qui vous emportent en quelques secondes.On se sent à l'aise et comme chez nous, chez Maria qui accueille tous ses clients à coups de gueule et à bras ouverts. Elle est un véritable personnage à elle toute seule, sans artifice, mais avec toute sa chaleur. On alterne entre la voix de Sofia et de Maria qui aiment leur pays, mais l'expriment de manière différente. Autour d'elles, ce sont plus que des connaissances, des amis, de la famille, mais plutôt une véritable tribu qui s'entraide.
On parle ici d'émigration, de préjugés, de deuil avec légèreté, mais non sans intelligence.
L'écriture est colorée, joyeuse, goûteuse. On prend un bol d'air frais, revigorant avec des personnages hauts en couleur auxquels on s'attache, bien évidemment. On est baigné dans une atmosphère bruyante, teintée d'amour, d'humour et de dérision. On aime l'esprit de cohésion, qu'il n'y ait pas de clivage, pour que tous, toute génération confondue, de tout horizon trouve sa place.
C'est un récit éveillé et lumineux qui réchauffe le cœur. C'est un tableau vivant, qui s'articule autour de la vie et de ses événements. On y retrouve le soleil, des émotions, de la diversité dans un concentré de bienveillance et de fraternité.
Ici, les secrets ne sont pas bien longtemps gardés dans un intérêt commun et plus humain, qu'universel.
De la bonne humeur, des épreuves, de la gastronomie et du lien surtout. Une carte postale comme si vous y étiez !
"Mon bar est un phare, ils sont autant de bateaux. Ma mission, c'est qu'ils ne se sentent jamais seuls, jamais perdus. En plein jour ou à la nuit tombée, il y aura toujours une chaise pour eux chez Mamma Maria."
Italie, café, accueil, migrants, lien social
Les personnages ont besoin les uns des autres pour vivre, progresser, évoluer... La conscience s'ouvre également à coup d'amour, de patience entre les individus.







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