Géraldine Dalban-Moreynas : Passion dangereuse Elle a emménagé avec l'homme qui l'a demandée en mariage, dans un loft parisien accueillant. Leur avenir est tout tracé, avant qu'elle ne croise son voisin, en couple et père d'un enfant. Leur attirance est réciproque et va les entraîner dans une succession de doutes et de dualité incontrôlable. Mais jusqu'où cette passion les consumera-t-elle ? Mon avis Ce roman nous prend au piège du désir, avec ce qu'il a de plus obsessionnel et dévastateur. Dès les premiers regards, on pressent la menace du vide et les vertiges de la tentation. Une attirance qui semble presque impossible à combattre et qui va progressivement prendre le pas sur tout le reste. Les sens parlent pour eux, et ils se soumettent à leur partition ostentatoire et déraisonnée. Fulgurants et irrattrapables, ils ne vont cesser d'aller et venir, de souffrir et de faire souf...
"L'homme qui voulait devenir psychopathe" de Laurent Malot aux Éditions French Pulp
Un roman décapant
L'homme qui voulait devenir psychopathe | French Pulp éditions
Victor Bourgeois a quarante-six ans, une femme et deux enfants. Toute sa vie, il a marché dans les clous pour finalement devenir un pion parmi les pions, sans relief ni éclat. Si le constat est amer, il a encore l'énergie pour bousculer le destin. https://frenchpulpeditions.fr |
Victor Bourgeois, 46 ans marié, trois enfants, mène une vie un peu médiocre. Son souhait le plus cher, c'est de montrer à sa famille et à ceux qui l'entourent qu'il est capable de choquer, de les surprendre. Et tant pis si pour cela, il faut apprendre à devenir psychopathe...
C'est un roman drôle et mordant qui ne se prend pas au sérieux comme son personnage. Victor est l'archétype de l'antihéros. Il souffre d'un manque de personnalité qui le rend un peu invisible et sans saveur aux yeux des autres.Plus que tout, il veut que cela change. De la provocation au petit délit, rien n'y fait alors il tente le crime. Mais avec lui rien n'est ordinaire, tout va de travers. Les scènes sont incohérentes, absurdes, cocasses. On s'amuse, on s'apitoie, on se gausse du comportement improbable et grotesque de Georges. On parle ici avec un certain cynisme, d'ennui, de solitude, de crise d'identité.
L'écriture est fluide, caustique, pugnace. Les pages défilent à toute vitesse et on oscille entre la comédie et le drame.
C'est décalé, truculent, déjanté. Georges n'a pas bien entendu, le profil du "méchant" même s'il s'y emploie, et toutes ses tentatives passent inaperçues. Mais qui a dit que pour se faire remarquer, il faut changer de nature ?
"Pendant quarante-six ans, j'ai été le bon élève, la raie sur le côté, tous les matins en me levant un bisou à maman, puis à ma femme. J'ai respecté les règles et j'ai montré l'exemple. La tête dans le guidon, j'étais persuadé que c'était l'unique voie, et surtout la bonne. Mais qu'est-ce que ça m'a rapporté de me demander si je faisais le bien ou le mal, à part des migraines, des nœuds à l'estomac et des complexes ?"
Routine, recherche d'adrénaline, fatalité
Même le fait que l'on ne prenne pas Georges au sérieux ne réveille pas chez lui d'instincts plus ravageurs...




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