Lisa Neverre : Une poignante transmission (*) Résumé La narratrice se rend au chevet de sa grand-mère, Blanche, qui l’a élevée. Elle recueille son dernier souffle et, avec lui, l’histoire de ses ancêtres, ainsi qu’un amour d’une intensité comme on n’en connaît plus. L’aïeule nous absorbe dans un récit de vie, entre pudeur et grands secrets… Mon Avis C’est un véritable cadeau, une histoire de passation, dans une solennité profonde, que nous délivre ici l’autrice. Nous faisons un bond dans le temps, à l’aube de la Première Guerre mondiale, dans un village où les traditions et les regards pèsent lourd. Blanche rend hommage à sa grand-mère Léonie, au destin tragique et à la résilience exceptionnelle. De ses premiers émois pour Claude, à la menace de l’appel sur les champs de bataille, jusqu’à la naissance qu’il a fallu cacher et l’annonce funeste, on retient son souffle, on frémit. Toutes les émotions sont à notre portée...
"L'homme qui voulait devenir psychopathe" de Laurent Malot aux Éditions French Pulp
Un roman décapant
L'homme qui voulait devenir psychopathe | French Pulp éditions
Victor Bourgeois a quarante-six ans, une femme et deux enfants. Toute sa vie, il a marché dans les clous pour finalement devenir un pion parmi les pions, sans relief ni éclat. Si le constat est amer, il a encore l'énergie pour bousculer le destin. https://frenchpulpeditions.fr |
Victor Bourgeois, 46 ans marié, trois enfants, mène une vie un peu médiocre. Son souhait le plus cher, c'est de montrer à sa famille et à ceux qui l'entourent qu'il est capable de choquer, de les surprendre. Et tant pis si pour cela, il faut apprendre à devenir psychopathe...
C'est un roman drôle et mordant qui ne se prend pas au sérieux comme son personnage. Victor est l'archétype de l'antihéros. Il souffre d'un manque de personnalité qui le rend un peu invisible et sans saveur aux yeux des autres.Plus que tout, il veut que cela change. De la provocation au petit délit, rien n'y fait alors il tente le crime. Mais avec lui rien n'est ordinaire, tout va de travers. Les scènes sont incohérentes, absurdes, cocasses. On s'amuse, on s'apitoie, on se gausse du comportement improbable et grotesque de Georges. On parle ici avec un certain cynisme, d'ennui, de solitude, de crise d'identité.
L'écriture est fluide, caustique, pugnace. Les pages défilent à toute vitesse et on oscille entre la comédie et le drame.
C'est décalé, truculent, déjanté. Georges n'a pas bien entendu, le profil du "méchant" même s'il s'y emploie, et toutes ses tentatives passent inaperçues. Mais qui a dit que pour se faire remarquer, il faut changer de nature ?
"Pendant quarante-six ans, j'ai été le bon élève, la raie sur le côté, tous les matins en me levant un bisou à maman, puis à ma femme. J'ai respecté les règles et j'ai montré l'exemple. La tête dans le guidon, j'étais persuadé que c'était l'unique voie, et surtout la bonne. Mais qu'est-ce que ça m'a rapporté de me demander si je faisais le bien ou le mal, à part des migraines, des nœuds à l'estomac et des complexes ?"
Routine, recherche d'adrénaline, fatalité
Même le fait que l'on ne prenne pas Georges au sérieux ne réveille pas chez lui d'instincts plus ravageurs...




Commentaires
Enregistrer un commentaire
Merci pour votre Commentaire