LA LIBRAIRIE MORISAKI Satoshi Yagisawa : une jolie parenthèse Résumé Après une rupture amoureuse et la perte de son emploi, Takako s’enfonce dans une dépression silencieuse. Jusqu’au jour où son oncle lui propose de venir l’aider dans sa librairie, un lieu hors du temps, niché dans un quartier populaire de Tokyo. Ce monde des livres, qu’elle ne soupçonnait pas, devient peu à peu un refuge inespéré, un espace de reconstruction avant, peut-être, de reprendre son envol. Les personnages Takako est une jeune femme en retrait du monde, blessée et fragile. Son cheminement intérieur se fait à petits pas, dans le silence, l’observation et la lente réappropriation de ses émotions. L’oncle , figure discrète et bienveillante, incarne une présence rassurante, sans jamais forcer ni expliquer. Leur relation, tout en pudeur, repose sur l’affection tacite et la compréh...
"L'homme qui voulait devenir psychopathe" de Laurent Malot aux Éditions French Pulp
Un roman décapant
L'homme qui voulait devenir psychopathe | French Pulp éditions
Victor Bourgeois a quarante-six ans, une femme et deux enfants. Toute sa vie, il a marché dans les clous pour finalement devenir un pion parmi les pions, sans relief ni éclat. Si le constat est amer, il a encore l'énergie pour bousculer le destin. https://frenchpulpeditions.fr |
Victor Bourgeois, 46 ans marié, trois enfants, mène une vie un peu médiocre. Son souhait le plus cher, c'est de montrer à sa famille et à ceux qui l'entourent qu'il est capable de choquer, de les surprendre. Et tant pis si pour cela, il faut apprendre à devenir psychopathe...
C'est un roman drôle et mordant qui ne se prend pas au sérieux comme son personnage. Victor est l'archétype de l'antihéros. Il souffre d'un manque de personnalité qui le rend un peu invisible et sans saveur aux yeux des autres.Plus que tout, il veut que cela change. De la provocation au petit délit, rien n'y fait alors il tente le crime. Mais avec lui rien n'est ordinaire, tout va de travers. Les scènes sont incohérentes, absurdes, cocasses. On s'amuse, on s'apitoie, on se gausse du comportement improbable et grotesque de Georges. On parle ici avec un certain cynisme, d'ennui, de solitude, de crise d'identité.
L'écriture est fluide, caustique, pugnace. Les pages défilent à toute vitesse et on oscille entre la comédie et le drame.
C'est décalé, truculent, déjanté. Georges n'a pas bien entendu, le profil du "méchant" même s'il s'y emploie, et toutes ses tentatives passent inaperçues. Mais qui a dit que pour se faire remarquer, il faut changer de nature ?
"Pendant quarante-six ans, j'ai été le bon élève, la raie sur le côté, tous les matins en me levant un bisou à maman, puis à ma femme. J'ai respecté les règles et j'ai montré l'exemple. La tête dans le guidon, j'étais persuadé que c'était l'unique voie, et surtout la bonne. Mais qu'est-ce que ça m'a rapporté de me demander si je faisais le bien ou le mal, à part des migraines, des nœuds à l'estomac et des complexes ?"
Routine, recherche d'adrénaline, fatalité
Même le fait que l'on ne prenne pas Georges au sérieux ne réveille pas chez lui d'instincts plus ravageurs...




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