Aurélie Valognes : Une comédie rafraîchissante Chez Jacques et Martine, leurs enfants et leurs compagnes se rejoignent tous pour des vacances dans la maison familiale en Bretagne, sans oublier Mamie Antoinette, bien sûr. Cela en fait du monde, et autant d'occasions de sortir de son quotidien et de son confort, pour se confronter aux petites manies des uns ou aux grandes exigences des autres. Mais qui sait si Jeanne, la dernière recrue en date, ne réussira pas, sous un malentendu, à tous les mettre d'accord... Mon avis On passe un bon moment en compagnie de ce livre. L'autrice n'a pas son pareil pour croquer les personnages et proposer des situations aussi mémorables qu'épineuses. Elle observe les petits travers du quotidien avec beaucoup de justesse, sans jamais se départir de cet humour qui accompagne le récit. J'ai aimé l'imperfection de cette famille, où l'on peut facile...
"Ils étaient vingt et cent" de Stanislas Petrosky aux Éditions French Pulp
Pour ne pas oublier
Ils étaient vingt et cent... - French Pulp éditions
Gunther, jeune allemand opposé au régime nazi, excelle dans l'art du dessin. Il se retrouve promu illustrateur officiel du camp de Ravensbrück, son oeil d'artiste interprète la vie et surtout la mort. https://frenchpulpeditions.fr |
Cette histoire est celle de Gunther quatre-vingt-dix-neuf ans, qui se fait le narrateur d'une période noire de notre histoire : celle de la Seconde Guerre mondiale et de ses camps de concentration. Des décennies auparavant, ce jeune Allemand a vu et a dessiné la souffrance, la mort de très près...
Avec ce roman, Stanislas Petrosky exerce son talent d'écriture et de sublime maîtrise des émotions à travers les mots. Avec le récit de Gunther, son personnage, il va aller à la précision de son art pour nous heurter, nous provoquer, nous sensibiliser.Jamais l'image de la Shoah et de ces abominations n'aura été aussi présente, prégnante. Les descriptions nous éblouissent en plein visage, nous font horreur, nous fragilisent aussi... On y raconte ici la violence, le sadisme, l'acharnement, la déshumanisation. On y retrouve parfois l'ombre d'un sourire, l'entraide, l'amour, l'espoir au milieu du chaos.
Avec Gunther, on se laisse plonger à cœur et à pic. On bascule, nous semble-t-il dans un autre monde, dont on voudrait qu'il n'eût jamais existé. Et pourtant, il faut lire l'intolérable, l'abominable. L'écriture est cru, féroce, acerbe, et ne laisse pas de place à l'indifférence.
Gunther tranche dans le vif, la souffrance, la cruauté, la mort de la construction à la libération du camp de Ravensbruck. Et nous avons le devoir, sinon la sagesse de l'écouter...
"C'était comme une industrialisation de la mort, une danse macabre, un ballet mécanique aux sons des moteurs et des cris."
Ce que je retiens : Noirceur, cicatrices, mémoire






Commentaires
Enregistrer un commentaire
Merci pour votre Commentaire