Un clafoutis aux tomates cerises Véronique de Bure : Un récit vrai et nostalgique 📖 Résumé Jeanne, quatre-vingt-dix ans, écrit son journal intime. Au fil des saisons, elle raconte son quotidien, ses souvenirs, ses inquiétudes et ses questionnements. On se laisse guider par ses mots avec une infinie tendresse, jusqu’au bout du chemin. 💬 Mon Avis Quel beau roman pudique sur la vieillesse, porté par une héroïne ô combien attachante, qui réunit à elle seule toutes les émotions. J’ai aimé chaque fragment de cette histoire intime, qui résonne justement parce qu’elle touche à quelque chose d’universel. Jeanne, c’est l’ancrage, les valeurs enveloppantes et réconfortantes. On aime sa discrétion, sa force tranquille, les petits rituels qu’elle chérit tant et qui la raccrochent à l’envie, à la vie. Et puis il y a les peines, les difficultés face aux changements, les renoncements silencieux. On se prend rapidement d’affection pour cette petite mamie au quot...
"Ils étaient vingt et cent" de Stanislas Petrosky aux Éditions French Pulp
Pour ne pas oublier
Ils étaient vingt et cent... - French Pulp éditions
Gunther, jeune allemand opposé au régime nazi, excelle dans l'art du dessin. Il se retrouve promu illustrateur officiel du camp de Ravensbrück, son oeil d'artiste interprète la vie et surtout la mort. https://frenchpulpeditions.fr |
Cette histoire est celle de Gunther quatre-vingt-dix-neuf ans, qui se fait le narrateur d'une période noire de notre histoire : celle de la Seconde Guerre mondiale et de ses camps de concentration. Des décennies auparavant, ce jeune Allemand a vu et a dessiné la souffrance, la mort de très près...
Avec ce roman, Stanislas Petrosky exerce son talent d'écriture et de sublime maîtrise des émotions à travers les mots. Avec le récit de Gunther, son personnage, il va aller à la précision de son art pour nous heurter, nous provoquer, nous sensibiliser.Jamais l'image de la Shoah et de ces abominations n'aura été aussi présente, prégnante. Les descriptions nous éblouissent en plein visage, nous font horreur, nous fragilisent aussi... On y raconte ici la violence, le sadisme, l'acharnement, la déshumanisation. On y retrouve parfois l'ombre d'un sourire, l'entraide, l'amour, l'espoir au milieu du chaos.
Avec Gunther, on se laisse plonger à cœur et à pic. On bascule, nous semble-t-il dans un autre monde, dont on voudrait qu'il n'eût jamais existé. Et pourtant, il faut lire l'intolérable, l'abominable. L'écriture est cru, féroce, acerbe, et ne laisse pas de place à l'indifférence.
Gunther tranche dans le vif, la souffrance, la cruauté, la mort de la construction à la libération du camp de Ravensbruck. Et nous avons le devoir, sinon la sagesse de l'écouter...
"C'était comme une industrialisation de la mort, une danse macabre, un ballet mécanique aux sons des moteurs et des cris."
Ce que je retiens : Noirceur, cicatrices, mémoire






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