Nous les Menteurs : Un suspens maîtrisé Résumé La famille Sinclair est riche et privilégiée, et passe ses étés sur une île privée au large du Cap Cod. Pour les quatre aînés adolescents, c'est le temps de l'insouciance et des retrouvailles entre cousins. Mais c'est aussi l'amour qui transforme, les fragilités, les promesses ou les défis, jusqu'au jour où le vernis craque, et tout bascule... Mon Avis Le roman est raconté du point de vue de Cadence, qui, l'année de ses quinze ans, a eu un accident qui l'a privée de sa mémoire. Revenir à Beechwood, c'est retrouver les lieux de son enfance, mais aussi la nostalgie et les traumatismes, enveloppés d'un halo tenace et mystérieux. L'écriture est à la fois belle et captivante, et l'on ressent tout le poids des tensions, des interdits et des secrets familiaux. On suit le clan Sinclair avec ses principes, ses apparences et ses traditions. Le scénario hypnotique nous tient ...
"Ils étaient vingt et cent" de Stanislas Petrosky aux Éditions French Pulp
Pour ne pas oublier
Ils étaient vingt et cent... - French Pulp éditions
Gunther, jeune allemand opposé au régime nazi, excelle dans l'art du dessin. Il se retrouve promu illustrateur officiel du camp de Ravensbrück, son oeil d'artiste interprète la vie et surtout la mort. https://frenchpulpeditions.fr |
Cette histoire est celle de Gunther quatre-vingt-dix-neuf ans, qui se fait le narrateur d'une période noire de notre histoire : celle de la Seconde Guerre mondiale et de ses camps de concentration. Des décennies auparavant, ce jeune Allemand a vu et a dessiné la souffrance, la mort de très près...
Avec ce roman, Stanislas Petrosky exerce son talent d'écriture et de sublime maîtrise des émotions à travers les mots. Avec le récit de Gunther, son personnage, il va aller à la précision de son art pour nous heurter, nous provoquer, nous sensibiliser.Jamais l'image de la Shoah et de ces abominations n'aura été aussi présente, prégnante. Les descriptions nous éblouissent en plein visage, nous font horreur, nous fragilisent aussi... On y raconte ici la violence, le sadisme, l'acharnement, la déshumanisation. On y retrouve parfois l'ombre d'un sourire, l'entraide, l'amour, l'espoir au milieu du chaos.
Avec Gunther, on se laisse plonger à cœur et à pic. On bascule, nous semble-t-il dans un autre monde, dont on voudrait qu'il n'eût jamais existé. Et pourtant, il faut lire l'intolérable, l'abominable. L'écriture est cru, féroce, acerbe, et ne laisse pas de place à l'indifférence.
Gunther tranche dans le vif, la souffrance, la cruauté, la mort de la construction à la libération du camp de Ravensbruck. Et nous avons le devoir, sinon la sagesse de l'écouter...
"C'était comme une industrialisation de la mort, une danse macabre, un ballet mécanique aux sons des moteurs et des cris."
Ce que je retiens : Noirceur, cicatrices, mémoire






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