"Tréfonds" de Thomas Clearlake



"Tréfonds" de Thomas Clearlake

Thomas Clearlake : Un polar infernal


Tréfonds
Luca Ferrand est un jeune lieutenant de police prometteur.
Jusqu’au jour où il commet une erreur irréparable.
Six mois de mise à pied.
Au matin d'une nuit d'errance dans Pigalle, il rencontre une jeune femme, Tanya.
Elle lui dit être menacée et le supplie de l’aider. Ils vivent une nuit d’amour qui les marque du fer de la passion. Lorsqu’il lui dit qu’il est policier et qu’il peut l’aider, elle disparaît...


Luca Ferrand, lieutenant de police, a des soucis avec sa hiérarchie et dans sa vie privée, quand il fait la rencontre d'une mystérieuse prostituée qui se dit menacée. Curieux et épris d'elle, il ne peut que s'élancer à sa recherche, malgré sa mise à pied. Il plonge alors dans une réalité aussi effrayante, qu'inimaginable...


Avec "Tréfonds", Thomas Clearlake nous plonge dans les ténèbres insoupçonnables et insondables de Paris. Ce que Luca Ferrand va découvrir dépasse de très loin, notre entendement. Et on va ici très loin dans le vice, l'horreur et la dépravation.

Luca fait partie de ces agents passionné et volontaire, pour lequel on a beaucoup d'estime. Son mal-être nous prend aux tripes et on le suit dans cette aventure, les yeux fermés. L'écriture est fluide, précise, documentée et addictive. Les personnages nous entraînent dans un cercle macabre et concentrique qui ne semble jamais avoir de fin. 

On y parle de religion, de pouvoir, de société secrète. La souffrance, la mort frappe de manière révoltante et récurrente. Il y a une volonté de punir, de satisfaire les plus bas instincts humains sur fond d'occultisme, de théologie et d'histoire.

On est englué par l'angoisse de l'obscurité, on a peur d'étouffer... La lutte pour la survie est sans faille et au prix d'efforts surhumains. 

Un récit dantesque mené tambour battant et d'une main de maître qui ne devrait pas vous laisser en paix !

"L'instinct de survie peut changer un homme en bête. Mais qu'est-ce qu'une bête ? Une forme de vie au même titre que les autres. Il pensait maintenant plus simplement. Et son esprit était très clair. Sortir de là. L'objectif n'avait pas changé. Reprendre des forces. Ou mourir. La question ne se posait plus."


La violence, le sang, le mal


La dichotomie entre le bien et le mal toute Judéo-chrétienne : simpliste mais exploitable à l'infini


Commentaires