"Trois jours sans portable" de Renzo Ardiccioni aux Éditions Les Presses du Midi



"Trois jours sans portable" de Renzo Ardiccioni aux Éditions Les Presses du Midi

Renzo Ardiccioni : Une fable inspirante


Maison d'édition Les Presses du Midi à Toulon (Var) - Trois jours sans portable de Renzo ArdiccioniDébut du nouveau millénaire, en Italie, pendant les vacances d’été. Les téléphones portables et Internet ont envahi le quotidien, au point que l’existence ne se vit plus que par écrans interposés. Dans cette frénésie, Davide vient d’avoir 50 ans, il travaille dans le marketing et a pris l’habitude d’utiliser trois lignes de téléphone. Pour se sevrer de son addiction, il suit les conseils de son médecin et tente alors de s’en passer. Au moins pendant trois jours...
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Davide est accro et à cran à ses téléphones portables. Sur les conseils de son médecin, il abandonne ce mode de communication pour un moment. Sur fond de nostalgie et d'amour, il tente de renouer avec ses vieux codes d'avant...


C'est une fable intéressante et innovante sur notre monde moderne et notre rapport aux nouvelles technologies. Au-delà de la scission de deux univers totalement différents, on va à la rencontre d'un espace-temps trouble et poétique.

On prend conscience de cet objet indispensable et intrusif qui remplace le dialogue, l'émotion et le contact humain. On suit le personnage de Davide avec curiosité et enthousiasme. Il y a une forme de critique et d'avertissement à cet asservissement de l'homme au virtuel. 

L'écriture est fluide, hypnotique, sensuelle. Elle nous donne à réfléchir sur nos comportements répétés, addictifs qui phagocyteraient toute spontanéité. Les dialogues entre Maestro et Felice nous désarçonnent et on pointe du doigt les contradictions, l'absurdité, le vide de sens d'un petit boîtier envahisseur.

Il y a un questionnement, une moralité qu'il faut s'approprier. Le portable est ici passé au crible dans une réflexion étonnante et évasive. À découvrir !


"Je suis cerné par des gens en vie, vifs, archi-vivants. La vache, ce qu'ils peuvent être vivants. Mais une âme éteinte se dissimule derrière leur visage. Ils sourient tous avec leur foutu portable."

Fable moderne et légitime


Récit parfois nébuleux qui invite à une relecture