"Résurgences" de Jean-Claude Greuzard aux Éditions Héraclite


"Résurgences" de Jean-Claude Greuzard aux Éditions Héraclite

Jean-Claude Greuzard : Un roman dense



Emprisonné dans une gangue d'angoisse, de crises de panique récurrentes, Jocelyn n'arrive plus à vivre. Son épouse, dans un ultime soutien, décide de creuser son mystère, ce mal insidieux qui ronge son compagnon jusqu'à mettre leur couple en péril. Après « Le dernier parcours » et « L'étang noir », l'auteur nous entraine au tréfonds de l'âme humaine, où les secrets sommeillent depuis des générations.

Jocelyn est victime de crise d'angoisse aussi récurrentes qu'intenses. Quand sa femme l'invite à se rapprocher de sa mère, la boite de Pandore s'ouvre et n'est pas prête de se refermer...

Ce roman nous précipite vers le passé, les non-dits, les nœuds familiaux qui peuvent se créer au fil des générations, pour créer une empreinte meurtrie et indélébile.

À travers les malaises de Jocelyn se dessinent des esquisses évanescentes, fantomatiques d'un passé traumatique, douloureux. On traverse les années au fil des révélations d'Emma qui plie sous le poids des secrets. 

L'écriture se diffuse avec lenteur pour imprégner notre esprit de toutes ces émotions enfouies et recueillies. À travers des lettres, des tableaux, des aveux, se dévoilent des identités troublantes, improbables. Il y a beaucoup de concordances, de recoupements qui font écho. Les pièces du puzzle se rassemblent, se ressemblent et nous projettent dans un état de confusion éveillant. 

Il y a des drames, du sang, de la souffrance, mais aussi des choix moraux et d'amour qui gouverne le récit. 

On se laisse immerger, couler à flots pour mieux comprendre, discerner les failles de l'âme, du corps et du cœur. "Résurgences" nous offre un voyage sensuel, énigmatique et hallucinant...



Tu sais Louise, nous ne pouvons jamais savoir ce qui se cache derrière une porte fermée...


Des secrets enfouis, une pudeur mêlée à l'urgence de les transmettre. Un récit tortueux et lourd de sens. Complexe et maîtrisé.



Les révélations sont encore trop contenues et le personnage de Louise pas suffisamment exploité.