07 novembre 2017

"Pour l'amour d'un terroriste" de Fanny Matthew

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"Pour l'amour d'un terroriste" de Fanny Matthew

Fanny Matthew : Un roman douloureux

 

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Pour l'amour d'un terroriste

Un jeune homme au passé de délinquant, Benjamin, tombe sous l'emprise d'un individu puissant et radicalisé qu'il rencontre en prison, Abou. Lorsque le jeune homme prend conscience de la dangerosité de cette alliance, il est trop tard. Abou a des projets mortels p...

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Mon Avis

Benjamin est interné à Fresnes pour propagande et incitation au terrorisme. Sous l'emprise de son mentor Abou, il va séduire Sara gardienne de prison et l'entraîner avec lui dans une vertigineuse descente aux enfers...


C'est un roman dur qui peut heurter la sensibilité. Il nous met au cœur de la séduction perverse, de l'endoctrinement. Le processus est long, lent et insidieux.

Quand Sara tombe sous le charme de Benjamin, elle lui ouvre son cœur, son âme et toute sa confiance. Loin de s'imaginer qu'elle n'est qu'un pantin, un objet d'instrumentalisation vers un obscur et funeste dessein. Sara nous dit tout de ses sentiments, de son aveuglement, de ses erreurs, de son mutisme, des changements qui la bouleversent. Sara a failli à son devoir, se laissant surprendre par ce qu'elle croit, la vie, l'amour. Et pourtant, derrière les belles paroles, les gestes tendres se prépare la plus dangereuse et abominables des haines.

On parle de danger, de manipulation, de convictions, de crime, de folie des hommes.

L'écriture est directe, spontanée et vraie. Elle touche là où ça fait mal, sans tricherie, sans grand ménagement. On est ému par la vulnérabilité des personnages pris au piège dans cette histoire qui vire au cauchemar. Parce qu'ils ont perdu le contrôle, précipités le malheur autour d'eux...

Victimes de leur innocence, Benjamin et Sara ont brûlé leurs ailes, celles de leur jugement intègre et de leur liberté.

Ce roman ouvre des fissures qui auront du mal à se résorber...

 

 Citation

"Mais pour la première fois de sa vie, elle est désarmée, elle n'est plus la maîtresse à bord. Un homme tire les ficelles, et elle semble prise au piège. Il est beau, l'attire, son visage ténébreux cache un mystère, elle se sent le besoin vital de le percer."

 


20 décembre 2016

"Je m'appelle requiem et je t'..." de Stanislas Petrosky aux Éditions Lajouanie

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"Je m'appelle requiem et je t'..." de Stanislas Petrosky aux Éditions Lajouanie

Stanislas PetroskyUn polar pêchu et endiablé

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Je m'appelle requiem et je t'... de Stanislas Petrosky

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ?

Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons.

Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.
Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre.

Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…



http://www.editionslajouanie.com

 

Mon avis :

Esteban Lehydeux n'est pas un prêtre comme les autres. Exorciste et bon vivant, il traque et débusque les travers humains avec la gouaille et l'esprit qui le caractérise. Ce drôle de personnage nous emmène dans une sale histoire, si le cœur vous en dit ?

Si vous vous vous faisiez une idée de la prêtrise avant de débuter ce roman, laissez tomber, vous êtes sûrement à côté de la plaque. Parce qu'Esteban, croyez-moi, il "déménage" carrément !

Il n'a pas froid aux yeux, ni sa langue dans sa poche et sa vision du christ peut en dérouter plus d'un. Dans un contexte d'infiltration, Esteban se met en danger et se retrouve dans des situations ô combien épineuses. C'est cocasse et irrévérencieusement drôle. On aime le choix de narration et la proximité créés avec le lecteur.

L'écriture est amusante, vertueuse, fantasque. L'auteur prend un plaisir allègre à choquer autant qu'à divertir. L'enquête nous entraîne dans des crimes glauques et barbares. On est de tout cœur au côté d'Esteban et comme lui, on veut que les coupables paient. L'intrigue est rythmée, cela passe très vite et on se prend complètement d'affection pour ce prêtre irrésistible et décadent.

Un vrai régal, une insoupçonnable révélation, un énormissime coup de cœur. On ne demande qu'une chose, il y aura-t-il d'autres aventures d'Esteban ? Un conseil, accrochez-vous et laissez le charme agir...

Vous n'allez quand même pas vous dégonfler !!!

Citation :

"Eh oui, je le confesse à toi lecteur, mon ami, mon frère, je crois que ce qui m'a fait entrer dans les ordres, ce n'est pas seulement ma foi en Dieu, c'est aussi et surtout mon désir de combattre le diable."

 

A propos de l'auteur :

StanislasPETROSKY

L’individu qui se cache derrière le pseudonyme de Stanislas Petrosky est français et vit en Normandie, à quelques kilomètres du Havre. Sa profession, thanatopracteur, n’est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime et l’humour… noir.

Cet auteur atypique voue un culte immodéré à Frédéric Dard. Sa plume est trempée dans la même encre. Résultat, on se passionne, on se gondole, on frémit, bref on se régale. La preuve c’est Nadine Monfils, la mère de Mémé Cornemuse et d’Evis Cadillac qui signe la préface.