14 juin 2018

"Souvenirs effacés" d'Arno Strobel aux Éditions l'Archipel

Souvenirs effacés

 

"Souvenirs effacés" d'Arno Strobel aux Éditions l'Archipel

Arno Strobel : Un roman perturbant

 

L’enlèvement de son fils… Sa fuite nocturne a travers le parc… Le coup sur la tête… A son réveil d’un coma de deux mois, Sibylle a l’impression de se souvenir de tout. Elle a 34 ans, vit avec son mari dans une ville voisine.
Étrangement, le médecin a son chevet lui assure qu’elle n’a jamais eu d’enfant. Sibylle décide alors de fuir l’hôpital en pleine nuit pour rentrer chez elle.
Une automobiliste stoppe et la raccompagne jusqu’a son domicile. Mais, lorsque son mari ouvre la porte, il ne la reconnaît pas, malgré les détails intimes qu’elle lui livre.
A qui Sibylle peut-elle faire encore confiance ? Et qui est-elle vraiment ?
Avec Souvenirs effacés, le thriller qui l’a propulse au premier rang des maîtres allemands du suspense, Arno Strobel signe un roman qui vous fera douter de tout, jusqu’au bout

 

Mon Avis

Quand Sibylle se réveille après deux mois de coma, elle ne pense qu'à retrouver son fils Lukas qu'elle croit en danger... Le retour à la réalité est étourdissant, confus pour elle, confrontée à ses proches qui ne la reconnaissent pas et réfutent son identité de mère...


On rentre dès le début du roman dans quelque chose de très étrange et dérangeant. On ressent un certain malaise à ce qui se dessine autour de Sibylle, habitée par des souvenirs prégnant qu'il ne semble pas lui appartenir...

Est-elle sous le choc ?

Est-elle en danger ?

Sur son chemin des hommes, une femme présents, prêts à l'écouter, à l'observer, la surveiller. À qui doit-elle faire confiance ?

On la suit sur les traces de son identité, à la recherche de preuves qui la conduirait vers elle, son fils et la vérité. L'écriture est nerveuse, sensible, électrique. Elle nous prend à cœur, nous donne des réactions en chaîne, épidermiques. On ne sait pas où aller, que penser tellement on s'oppose à des murs de contradictions.

On y parle d'expériences, de mensonge, de manipulation mentale. Il y a derrière les apparences, beaucoup de tricheries, de subterfuges dont on a du mal à s'extraire. C'est angoissant, saisissant : on est partagé entre la folie, la paranoïa, l'abomination...

Cette intrigue nous pousse très loin pour nous heurter, nous catapulter vers l'impensable, le doute, la peur de ne plus être soi, quand nos souvenirs s'effacent. Heureusement le cœur, le sang, le corps ont eux aussi leur mémoire...

Citation

"C'est sans espoir. Chaque minute que je passe ici est du temps perdu. Il faut que je parte avant de devenir folle et de me mettre à hurler. Partir, mais où ? Peu importe. Partir. Retrouver Lukas."

 

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11 juin 2018

"Un goût d'enfance" de Claude Couderc aux Éditions l'Archipel

 Un gout d'enfance

 

"Un goût d'enfance" de Claude Couderc aux Éditions l'Archipel

Claude Couderc : Un roman sensible et nostalgique

 

Un goût d'enfance

Chocolat chaud, brioches, pain d’épices, confitures… Pour rien au monde le « Petit », 13 ans, ne manquerait le goûter chez Mme Pozzi dans sa belle maison de la « cité Million », le quartier chic de la ville…
Mais lorsque surgit sa mère dans la salle à manger, le Petit repose sa brioche : « Mamoune » est la femme de ménage de Mme Pozzi. Il rougit de la voir ainsi. Mais il oublie vite auprès de Vivi, sa petite voisine délurée. Ensemble, ils rient, ils pleurent, ils apprennent à s’embrasser. Dans ce petit coin de Midi, entre vignes et ruisseaux, la vie paraît alors pleine d’espoir…

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Mon Avis

Claude Couderc, réalisateur de documentaires et de téléfilms, revient ici avec ce roman sur les traces et les souvenirs de son enfance. Il se raconte à travers ce Sud, propice à la liberté et aux premiers échanges évocateurs et amoureux. Il s'ouvre à nous au-delà des mots, sans filtrer ses émotions avec une musicalité et une poésie qui nous étreint, nous séduit.


Il y a de la honte à évoquer faire partie des pauvres, d'avoir un père qui rentre régulièrement saoul à la maison. Il y a aussi de la joie et de la fierté pour ce frère, aventurier et dandy. Le "petit", alterne avec les difficultés, les petits bonheurs, les déceptions, les douleurs et les rêves effleurés...

L'écriture est belle, sensible, imagée et incroyablement vivante. On touche ici avec une infinie justesse à l'intimité, les secrets, la métamorphose, à toutes ces choses qui une fois réunis, font un jour grandir.

Un roman qui dégage des sentiments doux et intenses, évoqués avec tendresse et indulgence. Vous devriez tomber sous le charme !


Citation

"Un pauvre, ça se repère facilement. "Moi, se dit-il, j'ai beau me laver, me coiffer en mettant du gel sur mes cheveux, je sais qu'on sait que je n'ai pas le sou... C'est comme si j'étais marqué au fer rouge !"

 

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15 mai 2018

"Une pluie d'étincelles" de Tamara McKinley aux Éditions de l'Archipel

Une pluie d'étincelles

 

"Une pluie d'étincelles" de Tamara McKinley aux Éditions de l'Archipel

Tamara McKinley : Un récit palpitant

 

Une pluie d'étincelles

Une pluie d'étincelles

Australie, 1946. Becky Jackson a regagné son village natal avec son fils Danny après que son mari a été déclaré mort au combat.
Depuis deux générations, sa famille dirige l’hôpital de Morgan’s Reach, bourgade fondée par son grand-père. Becky y connaît tout le monde et retrouve sa meilleure amie, elle aussi veuve de guerre.
Becky côtoie également Ben Freeman, le pompier en chef secrète- ment amoureux d’elle. Un amour auquel elle se refuse car Danny n’a toujours pas fait le deuil de son père…

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Mon Avis Pollar

Australie 1946, une tempête menace d'enflammer Morgan's Reach et de rendre incontrôlables les émotions de ses habitants... Pour Becky et toute la communauté, les préoccupations seront nombreuses, émergentes et peut-être aussi déterminantes...


Avec une pluie d'étincelle, Tamara McKinley nous offre encore une fresque exotique dont elle a le secret. L'évasion est garantie dans cette contrée sauvage de l'Australie. On s'y sent très vite familier avec des personnages authentiques, au caractère fort, sensible et unique.

On découvre leur histoire, leurs faiblesses, leurs secrets, mais aussi l'énergie dont ils disposent pour faire face à leur destin. L'auteur sait retenir notre attention, capter notre intérêt et nous subjuguer ; on se laisse happer par le récit tumultueux dès le début pour ne plus jamais le lâcher ensuite. Les passions sont décuplées dans ce climat orageux qui n'en finit pas de faire tourner les têtes.

L'atmosphère est électrique rendant les tensions palpables. Chacun cherche à exorciser ses peurs ou ses démons ; les drames surgissent, la vie crépite d'espoirs à un rythme soutenu. Notre cœur palpite et exprime ses émotions au fil des évènements qui se succèdent. On se laisse envahir par des sentiments d'amour et de tendresse pour cette bourgade de bout du monde et ses habitants. On est submergé par le malheur qui s'abat sur eux, mais plus encore, rempli par l'étincelle qui les anime à faire résurgence.

On s'émerveille ici encore beaucoup des paysages bruts qui appellent à rester humble et vigilant. On s'attache beaucoup au relationnel et à l'émotionnel des personnages.

Une fois de plus, Tamara McKinley nous enchante de sa plume évadante et nous communique la ferveur de ces sagas qui nous emportent. Comment ne pas tomber sous le charme ?

Citation Pollar

"Il se dégageait du paysage une grandeur à nulle autre pareille, une splendeur intemporelle. Rien ici, ou presque, n'avait dû changer depuis que les premiers hommes avaient posé le pied sur ces terres... La force spirituelle qui émanait d'elles n'avait jamais manqué de l'émouvoir, et leur supplément d'âme toujours l'avait enflammé."

 

Bandeau - Une pluie d'étincelles

10 mai 2018

"Des papillons dans le coeur" de Petra Hülsmann aux Éditions de l'Archipel

des papillons dans le coeur

 

 

"Des papillons dans le coeur" de Petra Hülsmann aux Éditions de l'Archipel

Petra Hülsmann : Un roman plein d'émotions

 

Des papillons dans le coeur

La vie de Lena est à son image : nette et rangée. Jusqu'au jour où, à la veille de ses 30 ans, alors qu'elle s'apprête à se marier, son fiancé Simon lui annonce qu'il est tombé amoureux d'une autre. Comme si ça ne suffisait pas, elle est virée de son travail suite à une étourderie.
Mais il en faut plus pour abattre la jeune femme. Pourtant, ses espoirs sont battus en brèche : elle qui espérait s'épanouir dans une agence de relations publiques, trouve un poste dans la petite librairie de son quartier, tenue par Otto, un vieil homme bougon...

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Mon avis Coeur

Rien ne va plus pour Lena qui en l'espace de quelques jours se voit annuler son mariage et perdre son travail. Profondément touchée et déprimée, elle doit à trente ans faire face et très vite trouver de nouvelles perspectives...


Il y a des romans infiniment tendres et qui vous bouleversent le cœur, celui-là en fait partie.

On s'attache très vite aux personnages, et on prend dès les premières pages la peine de Lena à bras-le-corps... Lena manque de confiance en elle et s'est beaucoup trop laissé porter par toutes ces années. Il faut à tout prix qu'elle grandisse et s'émancipe... Lena se cherche, s'invente un idéal, fait des rencontres et se rend compte un jour que le bonheur est sous ses yeux...

On aime la Lena désarmante, sensible et maladroite. Sa relation électrique avec Ben, ami de toujours et colocataire nous amuse beaucoup...

Nous tombons sous le charme de la petite librairie d'occasion et de son ombrageux propriétaire. On parle beaucoup d'amour dans ce récit, de chagrin, de pudeur, de regret, de temps perdu et de retrouvailles...

Les personnages ont leurs nuances, forment une vraie famille avec du relief, une jolie complexité. Il y a du tourment, de la joie, de l'intensité, du jeu, des sentiments diffus qui prennent leur temps à s'exprimer au grand jour. Ce roman nous titille, nous émeut, nous chavire dans ce qu'il a de plus spontané. Il nous touche infiniment par ses imperfections, ses petits déraillements, les incertitudes qui font la vie.

On se laisse envelopper, pour ensuite réagir à nos émotions, et on dit un grand OUI pour ces débordements de tendresse et d'espoir !

 

Citation Coeur

"Il existe dans la vie des moments rares où la réponse à une question, la solution à un problème paraissent soudain si évidentes qu'on se demande pourquoi on ne les a pas trouvées depuis longtemps. Un peu comme les nœuds d'une chaînette qui paraissent impossible à défaire. Quand on y parvient enfin, on se rend compte que c'était loin d'être aussi difficile qu'on l'avait cru."

 

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08 mars 2018

"Passager 23" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel

Passager 23

 

"Passager 23" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel

Sebastian Fitzek : Un thriller efficace

 

Passager 23

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Imaginez un lieu isolé.
Un lieu où disparaissent, année après année, des dizaines de personnes…
Sans laisser de trace.Un lieu rêvé pour des crimes parfaits.
Bienvenue à bord. La croisière ne fait que commencer…

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Mon Avis Pollar

177 passagers de croisière auraient disparu en l'espace de 10 ans. Martin qui a perdu sa femme et son fils dans des circonstances mystérieuses est là pour mener ses investigations et trouver des réponses...


Sebastian Fitzek nous offre ici un roman remarquable et déroutant. Tout repose sur un lieu insolite pour des disparitions inexpliquées. Des histoires classées sans suite rangées au clan des suicides...

Parti d'un fait réel, l'auteur brode un récit aussi hallucinant que consternant. Très vite, on plonge dans quelque chose de beaucoup moins facile et beaucoup plus obscure à explorer. Qui est cette femme que l'on torture, au fond d'un puits ? Et cette jeune fille, retrouvée sur le pont, qui a été manifestement retenue prisonnière ? L'ambiance est malsaine, stressante. Sans savoir ou comprendre, on pressent que l'on marche et on avance sur une surface fragile, dissimulée, dangereuse...

Martin cherche des concordances, des éléments, nous préoccupe et nous essouffle dans cette chasse à la vérité. Les péripéties sont nombreuses, périlleuses, se rapprochent de la laideur, de l'abominable. Martin est mis à mal, intimement concerné par le tabou, l'inconcevable...

L'intrigue est millimétrée, c'est incroyablement bien ficelé. Les personnages nous heurtent et nous bluffent à la fois. On se sent pris au piège, témoin de quelque chose d'étouffant. Jusqu'au bout, les révélations s'enchaînent, s'échappent et nous précipitent dans un tourbillon dont on ne croit jamais voir la fin...

C'est incontestablement un scénario grandiose et imperturbable. Glaçant et maîtrisé : c'est sûr, vous ne verrez jamais plus les croisières comme avant...

Citation Pollar

"_On estime que chaque année, sur tous les paquebots qui croisent sur les mers du globe actuellement, vingt-trois personnes au total passent par-dessus bord.

Passager 23 !"

Bandeau-Passager 23

 


09 février 2018

"Etoiles dans le ciel du Sud" d'Elizabeth Haran aux Éditions l'Archipel

Etoiles dans le ciel du sud

 

"Etoiles dans le ciel du Sud" d'Elizabeth Haran aux Éditions l'Archipel

Elizabeth Haran : La chaleur de l'Australie

 

Etoiles dans le ciel du sud

Londres, 1954. Estella mène une vie des plus confortables… jusqu’à ce qu’elle découvre que son mari, en plus d’avoir fermé son cabinet d’avocat et dilapidé leur fortune, la trompe.
Le cœur brisé, Estella décide de refaire sa vie en Australie, où un poste de vétérinaire l’attend. Mais la jeune femme n’est pas seule à effectuer la traversée : elle est enceinte.
Arrivée à Kangaroo Crossing, Estella déchante. Peuplé d’une poignée d’habitants, le hameau est infesté de mouches et la chaleur y est suffocante. Et tous observent la nouvelle venue d’un œil suspicieux...

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Mon Avis

Londres 1954, tout s'effondre pour Estella quand elle apprend la liaison de son mari avec sa cousine. Enceinte et sans ressources, elle décide de partir pour l'Australie en quête de ses origines, et bien déterminée à affronter son destin...


Elizabeth Haran nous enchante encore au cœur de l'Australie sauvage avec ses personnages tourmentés et attachants, ses paysages à couper le souffle. Il y a quelque chose de pur et d'indescriptible, une force de la nature qui se déploie et qui anime la ville de Kangaroo Crossing.

C'est aux côtés d'Estella que tout est concentré et se joue. On aime sa force, sa ténacité et sa simplicité, qui conquiert les cœurs. Pudique, discrète, elle souhaite plus que tout au monde, se faire accepter et aimer pour ce qu'elle est. Ses choix nous impressionnent, forcent notre respect. On est inquiet pour elle, on l'admire pour son sens des réalités, et l'énergie qu'elle emploie pour aller de l'avant.

L'écriture est fluide, descriptive, elle nous emporte dans un univers lointain et exotique. Il y a beaucoup de dialogues qui donnent du relief à notre lecture, une proximité avec les personnages. Estella révèle et réveille bien des secrets. Ce petit bout de femme a un don, elle est à l'écoute des animaux, mais aussi des hommes...

L'auteur réunit après "Le pays du soleil rouge" tous les éléments nécessaires pour raconter une belle histoire dévorante et passionnée. Laissez vous embarquer comme Estella par la difficulté : il arrive qu'elle amène à l'insoupçonnable évidence, parfois...

 

Citation

"Je l'ignore. J'ai besoin de travailler. En revanche, je n'ai pas la moindre idée du temps qu'il faudra pour que les éleveurs de la région m'accordent leur confiance. Tu l'as dit toi-même tout à l'heure, je suis jeune... Et je suis une femme. Deux gros défauts pour ces messieurs..."

 

06 février 2018

"Le 15h17 pour Paris" Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone avec Jeffrey E. Stern aux Éditions l'Archipel

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"Le 15h17 pour Paris" Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone avec Jeffrey E. Stern aux Éditions l'Archipel

"Le 15h17 pour Paris" : Un récit fascinant

 

Le 15 h 17 pour Paris

21 AOÛT 2015, 15 H 17. Le Thalys n° 9364 quitte Bruxelles pour rejoindre Paris. Parmi les voyageurs, Ayoub El Khazzani, un terroriste armé d’un fusil d’assaut AK-47 et d’un Luger .9 mm. Il s’apprête à commettre un carnage.
Ont également pris place à bord du train trois jeunes Américains. Dès le premier coup de feu, n’écoutant que leur courage, Anthony Sadler, Alek Skarlatos et Spencer Stone passent à l’action…

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Mon Avis

21 août 2015, Antony Sadler, alex Skarlatos et Spencer Stone, jeunes américains, sont dans le train Bruxelles-Paris un peu par hasard. La confrontation et l'altercation qui s'en suivra avec un terroriste résolu à commettre un attentat, sera pour les passagers et pour tous, une bénédiction...


Qui sont ces héros, qui ont déjoué un drame au cœur de l'été 2015 ? Anthony, Alex et Spencer ont défrayé la chronique et n'ont pensé faire finalement que, ce qu'il fallait, au moment où il le fallait.

Ce récit nous raconte leur histoire, leur amitié, leurs rêves, leurs prédispositions, leurs capacités d'agir à une situation unique et critique. C'est peut-être le destin, ou leur instinct qui les a conduits à sauver une centaine de vies. Au fil du roman, on apprend à les connaître, on se rapproche de leur personnalité en parallèle de la description de l'attaque et de la lutte avec le forcené.

L'écriture est prenante, haletante. Le scénario extrême, décisif, ne nous lâche pas une seule seconde. Ces héros modernes, nous galvanisent, nous redonnent foi, espoir en l'homme. Inconscients, courageux, altruistes, les adjectifs sont nombreux pour tenter de les définir. Et pourtant, ce sont des hommes ordinaires régis par l'urgence, voués à répondre par des actes non moins extraordinaires.

Après ces évènements, leur retour est sublimé et ovationné par la population et les médias. On est touché par leur humilité, leur sincérité à rester eux-mêmes. Anthony, alex et Spencer ensemble ont rejoint le clan des braves, des défenseurs des innocents. L'histoire révélera plus tard, qu'ils se sont comportés en héros.

Hallucinant et addictif, une histoire vraie prête à vous embarquer. Une exclusivité cinématographique, le dernier Clint Eastwood, à ne pas manquer également prochainement dans les salles !

Citation

"Un bref instant, ils sont debout tous les quatre. Trois potes et un terroriste. Qui se demandent quoi faire. Ils sont là, debout dans cette allée. Un regard d'intelligence s'échange entre Spencer et les autres. Comme si tous les quatre, à ce moment précis, faisaient le même constat : on est dans un foutu pétrin."

 

Bandeau - le-15h17

18 janvier 2018

"Lettres de sang" de James Patterson et Marshall Karp aux Éditions l'Archipel

Lettres de Sang

 

"Lettres de sang" de James Patterson et Marshall Karp aux Éditions l'Archipel

James Patterson et Marshall Karp : Une pression insoutenable

 

Lettres de Sang

Hubert Hutchinson Alden Jr., businessman milliardaire, a tout pour lui : une femme superbe, un fils de huit ans qu’il adore, et une fortune qui ne cesse de croître. 
Mais cette vie parfaite vole en éclats lors d’une nuit d’horreur, quand il découvre la tête décapitée de son chauffeur dans un sac sur lequel sont inscrites, en lettres de sang, les initiales de son fils. Peu après, ce dernier est enlevé… 
A New York, seul un corps d’élite tel le NYPD Red, qui protège les rich and famous, est à même de « traiter » une telle affaire. Mais Zach Jordan et sa partenaire Kylie MacDonald – son ex-petite amie –, deux enquêteurs aguerris, sont loin de se douter du piège que leur a tendu le criminel…

 

 Mon Avis

Hubert Hutchinson Alden Jr homme d'affaires milliardaire, comprend que l'on cherche à lui nuire, quand on s'attaque à son chauffeur, puis quand on enlève son fils... Quelqu'un sait l'escroc qu'il est et cherche à le faire chanter. Une affaire complexe qu'auront en charge Zack et Kylie, membres d'un corps d'élite très spécial qui vise à la protection des nantis...


Cette aventure nous propulse en terrain miné sur une affaire particulière. un corps décapité, un enlèvement, un homme hautain, condescendant qui se croit au-dessus de tout en éconduisant volontairement les services de police : il y a matière à exploiter un très bon roman.

Les faits sont accablants, le silence d'un père qui a trop à se reprocher, un fils qui on le comprend très vite, est impliqué. Zack et Kylie préoccupés par leurs soucis conjugaux vont avoir du fil à retordre. L'enquête est menée tambour battant par cette équipe de choc aux méthodes franches et musclées. Ils n'hésitent pas à fouiller, à s'affranchir des lenteurs administratives pour mener à bien leur mission. On aime leur relation d'amitié amoureuse houleuse, leurs multiples séries d'accrochage. On éprouve une proximité et une sympathie pour ces personnages. L'écriture est fluide, directe, avec beaucoup de dialogues.

Le récit est rythmé, mouvementé. On ne tient pas en place, on est tenu en haleine par un suspens assourdissant. Les enjeux sont élevés, les préoccupations elles, sont des secrets. On parle de délit d'initié, d'actes abominables, de tricherie, de complicité de crime. Hubert Hutchinson Alden Jr est condamné à répondre de ses actes et à en payer le prix fort.

Tout au long de l'intrigue se joue un jeu dangereux. De cachotteries en filature et course poursuite, on n'a pas le temps de souffler. Le scénario est diabolique, le piège est redoutable. La vengeance est un plat qui se mange froid, mais vous ne savez pas encore à quel point...

Citation

"Il pleurait au volant, submergé par la peur et l'ampleur du désastre. Peter était mort, Madison l'avait trahi, son père le détestait... Pour la première fois de son existence privilégiée, Tripp Alden se retrouvait face à lui-même."

 

Bandeau - Lettres de Sang

10 mai 2017

"Les orages de l'été" de Tamara McKinley aux Éditions l'Archipel/Archipoche

Orages de l'été

 

"Les orages de l'été" de Tamara McKinley aux Éditions l'Archipel/Archipoche

Tamara McKinley : Une fresque envoûtante

 

1947. Accompagnée d’un ami d’enfance secrètement amoureux d’elle, Olivia Hamilton retourne en Australie, sa terre natale, où sa mère Eva vient de mourir. Avant de disparaître, cette dernière lui a transmis des documents qui ont ébranlé ses certitudes concernant ses origines....
Édité chez les Éditions l'Archipel : 22€ / Éditions Archipoche : 8,80€



Mon avis :

1947, Olivia accompagnée de son ami d'enfance retourne en Australie après le décès de sa mère. Là-bas, cette jeune anglaise est déterminée à découvrir le secret de ses origines, faire la paix avec elle-même et sa famille. Elle est pourtant loin de s'imaginer les secrets qui sont prêts à ressurgir du passé...


Tamara McKinley n'a pas son pareil pour nous plonger dans des ambiances exotiques, profondes et dans lesquelles on se sent paradoxalement comme chez soi.

C'est un récit enveloppant que l'on découvre ici et qui nous anime. On s'immerge éperdument et totalement dans ces terres australiennes sauvages et dépaysantes. On est sous le charme des descriptions somptueuses, envoûtantes. On va au cœur des secrets de ceux qui blessent et éloignent les familles sans soupçonner pourquoi. Le parcours d'Olivia est intime, vulnérable. Au fil des pages, ce sont les destins d'Eva, d'Irène, de Maggie qui se dévoilent et s'entremêlent. Les affinités se créent, les conflits bien ancrés présent dans les mémoires créent de vives et brutes émotions.

On baigne dans un univers chargé de passions avec des élans qui murmurent et qui ne demandent qu'à être entendu et se développer. Il y a de l'amour, de l'amitié, des liens familiaux qui se tissent ; se déroulent, s'étirent à volonté. On se laisse atteindre, surprendre par ces histoires de vie prégnantes dans ce qu'elles ont de beau, fort ou encore tragique.

Les personnages nous touchent. On aime leur douleur, leur vérité, l'essence même de leur personnalité. Bruts, écorchés à fleur de peau, c'est ce qui nous amène et nous retient vers eux.

On est ravi, emporté d'avoir fait le chemin à leur côté... Ce récit morcelé, une fois le livre refermé laisse un peu sa trace d'un moment passé avec le petit supplément d'âme qui vous est simplement octroyé...

 

Citation :
"L'Olivia que je connais ne se défile devant rien, et même si je comprends tes réticences à rester ici après ce que tu m'as confié, je sais également que tu relèves plus volontiers les défis que tu ne recules devant l'obstacle."

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04 mai 2017

"Noir sanctuaire" de Preston & Child aux Éditions l'Archipel

Noir Sanctuaire

 

"Noir sanctuaire" de Preston & Child aux Éditions l'Archipel

Preston & Child : un récit qui ne manque pas de piquant

 

 

Noir sanctuaire

Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, Massachusetts, l’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu…
Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans les souterrains du manoir de Pendergast, au 891 Riverside Drive, à New York, où une bien mauvaise surprise l’attend…
Diogène, le frère cadet d’Aloysius, que tout le monde croyait mort, fait sa réapparition et réussit à convaincre la jeune femme de le suivre sur une île mystérieuse...

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon avis :

Si vous vous souvenez bien, dans l'épisode précédant, nous perdions la trace de notre très cher inspecteur Pendergast. Constance de retour dans ses appartements souffre de son absence... Disparu, mort, qu'est-il advenu de lui ?

Les auteurs nous offrent ici une aventure tonitruante et mouvementée dont ils ont le secret. Ils jouent ici sur plusieurs tableaux, ressortent de vieilles cartes de leur jeu pour nous divertir. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est réussi.

On est scotché par ce récit qui se révèle plein de surprises. Des courses-poursuites, de multiples péripéties, des prétendus morts qui ressurgissent des placards... On vit cet instant de lecture à 200 à l'heure et de manière survoltée. L'écriture est rythmée, haletante. L'action est omniprésente et le suspens bien mené.

L'ambiance est sombre, secrète, tragique. Au centre de l'intrigue, des expériences scientifiques morbides et discutables, de la dissimulation doublée de manipulation. On découvre les personnages sous un nouveau jour, avec leur histoire, leurs élans et leurs vieux démons. C'est sanglant et cinglant. On se laisse emporter sur le devant de la scène et dans les coulisses. La pression est à son maximum, on ne nous ménage aucun répit. Cette affaire menée de bout en bout, nous anime, nous torture et nous captive.

Pendergast n'a définitivement pas dit son dernier mot. Ouf, on a bien failli avoir chaud...

Citation :
"Il ne pouvait s'agir de Diogène. C'est impossible. Quelqu'un d'autre était au courant de ses secrets les mieux gardés."

 

Bandeau Noir Sanctuaire