09 février 2018

"Etoiles dans le ciel du Sud" d'Elizabeth Haran aux Éditions l'Archipel

Etoiles dans le ciel du sud

 

"Etoiles dans le ciel du Sud" d'Elizabeth Haran aux Éditions l'Archipel

Elizabeth Haran : La chaleur de l'Australie

 

Etoiles dans le ciel du sud

Londres, 1954. Estella mène une vie des plus confortables… jusqu’à ce qu’elle découvre que son mari, en plus d’avoir fermé son cabinet d’avocat et dilapidé leur fortune, la trompe.
Le cœur brisé, Estella décide de refaire sa vie en Australie, où un poste de vétérinaire l’attend. Mais la jeune femme n’est pas seule à effectuer la traversée : elle est enceinte.
Arrivée à Kangaroo Crossing, Estella déchante. Peuplé d’une poignée d’habitants, le hameau est infesté de mouches et la chaleur y est suffocante. Et tous observent la nouvelle venue d’un œil suspicieux...

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon Avis

Londres 1954, tout s'effondre pour Estella quand elle apprend la liaison de son mari avec sa cousine. Enceinte et sans ressources, elle décide de partir pour l'Australie en quête de ses origines, et bien déterminée à affronter son destin...


Elizabeth Haran nous enchante encore au cœur de l'Australie sauvage avec ses personnages tourmentés et attachants, ses paysages à couper le souffle. Il y a quelque chose de pur et d'indescriptible, une force de la nature qui se déploie et qui anime la ville de Kangaroo Crossing.

C'est aux côtés d'Estella que tout est concentré et se joue. On aime sa force, sa ténacité et sa simplicité, qui conquiert les cœurs. Pudique, discrète, elle souhaite plus que tout au monde, se faire accepter et aimer pour ce qu'elle est. Ses choix nous impressionnent, forcent notre respect. On est inquiet pour elle, on l'admire pour son sens des réalités, et l'énergie qu'elle emploie pour aller de l'avant.

L'écriture est fluide, descriptive, elle nous emporte dans un univers lointain et exotique. Il y a beaucoup de dialogues qui donnent du relief à notre lecture, une proximité avec les personnages. Estella révèle et réveille bien des secrets. Ce petit bout de femme a un don, elle est à l'écoute des animaux, mais aussi des hommes...

L'auteur réunit après "Le pays du soleil rouge" tous les éléments nécessaires pour raconter une belle histoire dévorante et passionnée. Laissez vous embarquer comme Estella par la difficulté : il arrive qu'elle amène à l'insoupçonnable évidence, parfois...

 

Citation

"Je l'ignore. J'ai besoin de travailler. En revanche, je n'ai pas la moindre idée du temps qu'il faudra pour que les éleveurs de la région m'accordent leur confiance. Tu l'as dit toi-même tout à l'heure, je suis jeune... Et je suis une femme. Deux gros défauts pour ces messieurs..."

 


06 février 2018

"Le 15h17 pour Paris" Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone avec Jeffrey E. Stern aux Éditions l'Archipel

le-15h17-pour-paris-l-histoire-d-un-train-d-un-terrorriste-et-de-trois-heros

 

"Le 15h17 pour Paris" Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone avec Jeffrey E. Stern aux Éditions l'Archipel

"Le 15h17 pour Paris" : Un récit fascinant

 

Le 15 h 17 pour Paris

21 AOÛT 2015, 15 H 17. Le Thalys n° 9364 quitte Bruxelles pour rejoindre Paris. Parmi les voyageurs, Ayoub El Khazzani, un terroriste armé d’un fusil d’assaut AK-47 et d’un Luger .9 mm. Il s’apprête à commettre un carnage.
Ont également pris place à bord du train trois jeunes Américains. Dès le premier coup de feu, n’écoutant que leur courage, Anthony Sadler, Alek Skarlatos et Spencer Stone passent à l’action…

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon Avis

21 août 2015, Antony Sadler, alex Skarlatos et Spencer Stone, jeunes américains, sont dans le train Bruxelles-Paris un peu par hasard. La confrontation et l'altercation qui s'en suivra avec un terroriste résolu à commettre un attentat, sera pour les passagers et pour tous, une bénédiction...


Qui sont ces héros, qui ont déjoué un drame au cœur de l'été 2015 ? Anthony, Alex et Spencer ont défrayé la chronique et n'ont pensé faire finalement que, ce qu'il fallait, au moment où il le fallait.

Ce récit nous raconte leur histoire, leur amitié, leurs rêves, leurs prédispositions, leurs capacités d'agir à une situation unique et critique. C'est peut-être le destin, ou leur instinct qui les a conduits à sauver une centaine de vies. Au fil du roman, on apprend à les connaître, on se rapproche de leur personnalité en parallèle de la description de l'attaque et de la lutte avec le forcené.

L'écriture est prenante, haletante. Le scénario extrême, décisif, ne nous lâche pas une seule seconde. Ces héros modernes, nous galvanisent, nous redonnent foi, espoir en l'homme. Inconscients, courageux, altruistes, les adjectifs sont nombreux pour tenter de les définir. Et pourtant, ce sont des hommes ordinaires régis par l'urgence, voués à répondre par des actes non moins extraordinaires.

Après ces évènements, leur retour est sublimé et ovationné par la population et les médias. On est touché par leur humilité, leur sincérité à rester eux-mêmes. Anthony, alex et Spencer ensemble ont rejoint le clan des braves, des défenseurs des innocents. L'histoire révélera plus tard, qu'ils se sont comportés en héros.

Hallucinant et addictif, une histoire vraie prête à vous embarquer. Une exclusivité cinématographique, le dernier Clint Eastwood, à ne pas manquer également prochainement dans les salles !

Citation

"Un bref instant, ils sont debout tous les quatre. Trois potes et un terroriste. Qui se demandent quoi faire. Ils sont là, debout dans cette allée. Un regard d'intelligence s'échange entre Spencer et les autres. Comme si tous les quatre, à ce moment précis, faisaient le même constat : on est dans un foutu pétrin."

 

Bandeau - le-15h17

18 janvier 2018

"Lettres de sang" de James Patterson et Marshall Karp aux Éditions l'Archipel

Lettres de Sang

 

"Lettres de sang" de James Patterson et Marshall Karp aux Éditions l'Archipel

James Patterson et Marshall Karp : Une pression insoutenable

 

Lettres de Sang

Hubert Hutchinson Alden Jr., businessman milliardaire, a tout pour lui : une femme superbe, un fils de huit ans qu’il adore, et une fortune qui ne cesse de croître. 
Mais cette vie parfaite vole en éclats lors d’une nuit d’horreur, quand il découvre la tête décapitée de son chauffeur dans un sac sur lequel sont inscrites, en lettres de sang, les initiales de son fils. Peu après, ce dernier est enlevé… 
A New York, seul un corps d’élite tel le NYPD Red, qui protège les rich and famous, est à même de « traiter » une telle affaire. Mais Zach Jordan et sa partenaire Kylie MacDonald – son ex-petite amie –, deux enquêteurs aguerris, sont loin de se douter du piège que leur a tendu le criminel…

 

 Mon Avis

Hubert Hutchinson Alden Jr homme d'affaires milliardaire, comprend que l'on cherche à lui nuire, quand on s'attaque à son chauffeur, puis quand on enlève son fils... Quelqu'un sait l'escroc qu'il est et cherche à le faire chanter. Une affaire complexe qu'auront en charge Zack et Kylie, membres d'un corps d'élite très spécial qui vise à la protection des nantis...


Cette aventure nous propulse en terrain miné sur une affaire particulière. un corps décapité, un enlèvement, un homme hautain, condescendant qui se croit au-dessus de tout en éconduisant volontairement les services de police : il y a matière à exploiter un très bon roman.

Les faits sont accablants, le silence d'un père qui a trop à se reprocher, un fils qui on le comprend très vite, est impliqué. Zack et Kylie préoccupés par leurs soucis conjugaux vont avoir du fil à retordre. L'enquête est menée tambour battant par cette équipe de choc aux méthodes franches et musclées. Ils n'hésitent pas à fouiller, à s'affranchir des lenteurs administratives pour mener à bien leur mission. On aime leur relation d'amitié amoureuse houleuse, leurs multiples séries d'accrochage. On éprouve une proximité et une sympathie pour ces personnages. L'écriture est fluide, directe, avec beaucoup de dialogues.

Le récit est rythmé, mouvementé. On ne tient pas en place, on est tenu en haleine par un suspens assourdissant. Les enjeux sont élevés, les préoccupations elles, sont des secrets. On parle de délit d'initié, d'actes abominables, de tricherie, de complicité de crime. Hubert Hutchinson Alden Jr est condamné à répondre de ses actes et à en payer le prix fort.

Tout au long de l'intrigue se joue un jeu dangereux. De cachotteries en filature et course poursuite, on n'a pas le temps de souffler. Le scénario est diabolique, le piège est redoutable. La vengeance est un plat qui se mange froid, mais vous ne savez pas encore à quel point...

Citation

"Il pleurait au volant, submergé par la peur et l'ampleur du désastre. Peter était mort, Madison l'avait trahi, son père le détestait... Pour la première fois de son existence privilégiée, Tripp Alden se retrouvait face à lui-même."

 

Bandeau - Lettres de Sang

10 mai 2017

"Les orages de l'été" de Tamara McKinley aux Éditions l'Archipel/Archipoche

Orages de l'été

 

"Les orages de l'été" de Tamara McKinley aux Éditions l'Archipel/Archipoche

Tamara McKinley : Une fresque envoûtante

 

1947. Accompagnée d’un ami d’enfance secrètement amoureux d’elle, Olivia Hamilton retourne en Australie, sa terre natale, où sa mère Eva vient de mourir. Avant de disparaître, cette dernière lui a transmis des documents qui ont ébranlé ses certitudes concernant ses origines....
Édité chez les Éditions l'Archipel : 22€ / Éditions Archipoche : 8,80€



Mon avis :

1947, Olivia accompagnée de son ami d'enfance retourne en Australie après le décès de sa mère. Là-bas, cette jeune anglaise est déterminée à découvrir le secret de ses origines, faire la paix avec elle-même et sa famille. Elle est pourtant loin de s'imaginer les secrets qui sont prêts à ressurgir du passé...


Tamara McKinley n'a pas son pareil pour nous plonger dans des ambiances exotiques, profondes et dans lesquelles on se sent paradoxalement comme chez soi.

C'est un récit enveloppant que l'on découvre ici et qui nous anime. On s'immerge éperdument et totalement dans ces terres australiennes sauvages et dépaysantes. On est sous le charme des descriptions somptueuses, envoûtantes. On va au cœur des secrets de ceux qui blessent et éloignent les familles sans soupçonner pourquoi. Le parcours d'Olivia est intime, vulnérable. Au fil des pages, ce sont les destins d'Eva, d'Irène, de Maggie qui se dévoilent et s'entremêlent. Les affinités se créent, les conflits bien ancrés présent dans les mémoires créent de vives et brutes émotions.

On baigne dans un univers chargé de passions avec des élans qui murmurent et qui ne demandent qu'à être entendu et se développer. Il y a de l'amour, de l'amitié, des liens familiaux qui se tissent ; se déroulent, s'étirent à volonté. On se laisse atteindre, surprendre par ces histoires de vie prégnantes dans ce qu'elles ont de beau, fort ou encore tragique.

Les personnages nous touchent. On aime leur douleur, leur vérité, l'essence même de leur personnalité. Bruts, écorchés à fleur de peau, c'est ce qui nous amène et nous retient vers eux.

On est ravi, emporté d'avoir fait le chemin à leur côté... Ce récit morcelé, une fois le livre refermé laisse un peu sa trace d'un moment passé avec le petit supplément d'âme qui vous est simplement octroyé...

 

Citation :
"L'Olivia que je connais ne se défile devant rien, et même si je comprends tes réticences à rester ici après ce que tu m'as confié, je sais également que tu relèves plus volontiers les défis que tu ne recules devant l'obstacle."

Bandeau-Orages de l'été

04 mai 2017

"Noir sanctuaire" de Preston & Child aux Éditions l'Archipel

Noir Sanctuaire

 

"Noir sanctuaire" de Preston & Child aux Éditions l'Archipel

Preston & Child : un récit qui ne manque pas de piquant

 

 

Noir sanctuaire

Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, Massachusetts, l’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu…
Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans les souterrains du manoir de Pendergast, au 891 Riverside Drive, à New York, où une bien mauvaise surprise l’attend…
Diogène, le frère cadet d’Aloysius, que tout le monde croyait mort, fait sa réapparition et réussit à convaincre la jeune femme de le suivre sur une île mystérieuse...

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon avis :

Si vous vous souvenez bien, dans l'épisode précédant, nous perdions la trace de notre très cher inspecteur Pendergast. Constance de retour dans ses appartements souffre de son absence... Disparu, mort, qu'est-il advenu de lui ?

Les auteurs nous offrent ici une aventure tonitruante et mouvementée dont ils ont le secret. Ils jouent ici sur plusieurs tableaux, ressortent de vieilles cartes de leur jeu pour nous divertir. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est réussi.

On est scotché par ce récit qui se révèle plein de surprises. Des courses-poursuites, de multiples péripéties, des prétendus morts qui ressurgissent des placards... On vit cet instant de lecture à 200 à l'heure et de manière survoltée. L'écriture est rythmée, haletante. L'action est omniprésente et le suspens bien mené.

L'ambiance est sombre, secrète, tragique. Au centre de l'intrigue, des expériences scientifiques morbides et discutables, de la dissimulation doublée de manipulation. On découvre les personnages sous un nouveau jour, avec leur histoire, leurs élans et leurs vieux démons. C'est sanglant et cinglant. On se laisse emporter sur le devant de la scène et dans les coulisses. La pression est à son maximum, on ne nous ménage aucun répit. Cette affaire menée de bout en bout, nous anime, nous torture et nous captive.

Pendergast n'a définitivement pas dit son dernier mot. Ouf, on a bien failli avoir chaud...

Citation :
"Il ne pouvait s'agir de Diogène. C'est impossible. Quelqu'un d'autre était au courant de ses secrets les mieux gardés."

 

Bandeau Noir Sanctuaire


15 février 2017

"Le pays du soleil rouge" d'Elizabeth Haran aux Éditions l'Archipel

lepaysdusoleilrouge

 

"Le pays du soleil rouge" d'Elizabeth Haran aux Éditions l'Archipel

Elizabeth Haran : Une fresque authentique et romanesque

 

Le pays du soleil rouge

Angleterre, 1941. Accusée d’avoir agressé le père d’un de ses élèves, Lara Penrose, une jeune enseignante, choisit pour éviter la prison de partir enseigner en Australie. Quand elle arrive à Shady Camp, bourgade reculée au nord de l’île continent, c’est le choc. D’abord, il n’y a pas d’école. Et puis la région est infestée de crocodiles. Mais Rick va régler le problème. Dès leur première rencontre, Lara est séduite par cet homme, éconduisant le Dr Jerry qui lui faisait jusque-là une cour assidue…

http://www.editionsarchipel.com



Mon avis :

Angleterre 1941, suite d'une faute qu'elle na pas commise, Lara se voit contrainte de quitter son poste d'institutrice pour fouler une terre lointaine et inconnue pour elle, l'Australie. En ces terres sauvages, contre toute attente, elle va trouver en ses habitants une nouvelle famille et qui sait peut-être un sens à sa vie...


C'est un récit fleuve, de ces sagas qui bouillonnent dans leur intensité et qu'on dévore avec beaucoup d'émotion. Tout y est réuni pour que l'on se passionne, que l'on rêve, que l'on vibre et que l'on s'enflamme sans restrictions.

Les décors sont sauvages, dépaysant et nous transportent dans quelque chose de plus nu, plus vrai. On aime la force de caractère, la nature sincère et aimante de Lara. Elle a un vrai don pour capter le meilleur de l'autre, ses aspirations profondes et se faire apprécier à sa juste valeur. On suit ses aventures, faisant connaissance avec son environnement, avec toutes les appréhensions et les difficultés que cela comporte. On est amusé, séduit, on a peur et on s'attache énormément à la personnalité de Lara. Au beau milieu d'une guerre qui fait ses ravages, les gens continuent de vivre et à éprouver des émotions. Des liens d'amour, d'amitié se créent qui ne pourront pas s'oublier. Au cœur de la tourmente, le récit se déroule de rebondissements en cascade, en rendez-vous manqués.

L'écriture est riche, émotionnelle et nous fait voyager. On est fasciné, touché par le destin exceptionnel de ce petit bout de femme. Le charme opère et l'auteur réussit à nous embarquer, à nous faire lâcher prise dans un abandon total et réconfortant.

Peu importe les épreuves traversées, quand les coeurs se réunissent au bout du chemin. Un moment Puissant, fort et inoubliable. Si vous aimez les sagas qui transportent, ce roman est fait pour vous !

Citation :
"Elle réfléchit. Puisqu'il lui était impossible d'influer sur son destin, elle résolut d'accepter sans regimber celui qui lui était échu, et d'en tirer le meilleur parti."

 

A propos de l'auteur :

elizabethHaran

Elizabeth Haran, née à Bulawayo, en Rhodésie (actuel Zimbabwe) en 1954, rejoint l’Australie à l’âge de 10 ans. Elle vit avec sa famille à Adelaïde, et est l’auteure de 14 romans publiés dans dix pays, dont l’Australie et l’Allemagne, où ils sont des best-sellers. (Source Éditions de l'Archipel)

 

bandeau-lepaysdusoleilrouge

13 février 2017

"La maison de l'assassin" de Bernhard Aichner aux Éditions l'Archipel

lamaisondelassassin

 

"La maison de l'assassin" de Bernhard Aichner aux Éditions l'Archipel

Bernard Aichner: Un thriller dérangeant

 

 

La maison de l'assassin

Il y a deux ans, Blum a retrouvé les cinq responsables de la mort de son mari, Mark, et les a froidement éliminés un à un pour assouvir sa vengeance… Aujourd’hui, alors qu’elle a tout juste appris le décès d’une soeur jumelle, Björk, dont elle ignorait l’existence, les restes de l’une de ses cinq victimes viennent d’être exhumés. Bien vite, la police va faire le lien.

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon avis :

Après "Vengeances", on retrouve Blum qui croyait en avoir fini avec ses vieux démons. Mais les crimes qu'elle a commis il y a deux ans, sont sur le point de remonter à la surface et de causer un cataclysme dans son existence. Il n'y a qu'une seule solution, fuir sur les traces de sa sœur jumelle jusque-là inconnue et trop tôt disparue. Mais du refuge au piège, il n'y aurait-il qu'un pas ?


Ce thriller mise énormément sur son héroïne Blum, un personnage fort, froid qui peut se montrer amoral quand il est blessé et dont on ne peut absolument pas nier l'attractivité.

Blum, cette écorchée, tombée du nid ne sait pas ce qu'elle va trouver en renouant avec son passé. Qui est cette sœur jumelle, son double qu'elle n'a jamais connue ? Pourquoi est-elle morte si tôt figée dans une scène grotesque ? Qu'a-t-elle vécu, qui est sa famille ? Blum est entraînée dans le trouble, la fascination et ses questions vont devenir à la fois un moyen de s'échapper et un potentiel danger... L'auteur créé un climat malsain, peu engageant, où elle distille un malaise dont on aura du mal à se défaire au fil des pages. Hôtel désaffecté, silencieux, histoire de famille, affects, névroses...

Les murs ont une mémoire et ils résonnent de leurs douleurs en dégageant une atmosphère aussi grinçante qu'étouffante. Il y a de l'Art, de la folie, des cicatrices innombrables et beaucoup trop de morts dans cette maison. Les personnages sont extrêmement troubles et captivants. On aime l'histoire qu'ils nous racontent et la descente aux enfers qu'ils nous proposent. L'écriture est maîtrisée, électrique et on est complètement à la merci de l'auteur.

Il y a de la peur, de l'angoisse qui monte crescendo et on se sent à la place de Blum comme un animal sauvage pris au piège et complètement effrayé. Ce roman réussit à transformer la tueuse en victime, tout est question de barrière et de perceptions...

Un récit prodigieux et cauchemardesque sur les frontières du mal. Vous ne pourrez plus le lâcher !

 

Citation :

"Blum avait enterré le Mal. Elle ne s'était pas attendue un instant à ce qu'il remonte un jour à la surface."

 

A propos de l'auteur :

BernhardAichner

Bernhard Aichner est né en 1972 à Innsbruck, en Autriche, où il réside. Auteur et photographe, il a écrit plusieurs romans, des pièces de théâtre, des feuilletons pour la radio et a été récompensé de plusieurs prix. Best-seller en Allemagne, Vengeances (L’Archipel, 2016), son premier roman, a paru dans douze pays, dont les États-Unis et le Royaume-Uni. Son adaptation au cinéma est actuellement en cours de production. (Source éditons l'Archipel)

21 novembre 2016

"A comme apocalypse" de Douglas Preston et Lincoln Child aux Éditions l'Archipel

 

acommeapocalypse

 

"A comme apocalypse" de Douglas Preston et Lincoln Child aux Éditions l'Archipel

 

A comme Apocalypse

Il y a cinq ans, Eli Glinn avait dirigé une expédition pour récupérer un météore géant tombé sur un îlot du Cap Horn. Mais...

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon avis :

Cinq ans après une expédition qui avait mal tourné, faisant échouer le navire en quête de récupérer un météore géant ; il est plus qu'urgent et vital de détruire cette chose qui a évolué et qui menace à présent l'humanité...


On suit ici la suite des aventures de Gidéon Crew, détenteur d'une mission aussi périlleuse qu'extraordinaire. Direction la pointe du continent sud-américain, sur les traces d'un terrible naufrage et de découvertes insolites, impressionnantes et inquiétantes.

Comment une météorite a pu prendre autant d'ampleur et se transformer en une plante mutante et phagocyte ? D'analyses en recherches scientifiques, la mission est de taille pour notre ami Gidéon. Mais sait-il seulement où il met les pieds ? Le récit est rythmé et l'action bien au rendez-vous. On est intéressé et happé par ce monstre extra-terrestre dont on a envie de tout connaître, alors qu'il nous fait peur. Les auteurs réussissent à nous captiver et à nous emmener sur un terrain étrange. L'écriture est urgente, le temps presse... Les personnages sont un peu stéréotypés, mais parfaitement crédibles. L'atmosphère est préoccupante tout au long du roman, pour basculer au fur et à mesure dans l'horreur ou le cauchemar.

On avance le ventre noué dans un suspens insoutenable. Ce roman trépidant ravira les esprits curieux et scientifiques ou autres amateurs de science-fiction. Attention le compte à rebours est commencé !

 

Citation :
"Il est clair qu'elle aura évolué en se protégeant lors de son périple interstellaire. Il s'agit d'une graine conçue pour la panspermie, mais pas conformément au schéma imaginé par les exobiologistes, c'est-à-dire errant dans l'espace ou bien cachée dans une météorite. Nous sommes en présence d'un phénomène de panspermie destructrice."

Posté par SophieSonge à 08:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

09 octobre 2016

"Glacé comme la mort" de James Hayman aux Éditions l'Archipel

 

glacecommelamort

 

" Glacé comme la mort" de aux Éditions l'Archipel

 

Glacé comme la mort

Elaine Goff est une jeune et brillante avocate de Portland à qui tout réussit. Jusqu'à ce qu'on retrouve son corps nu et gelé dans...

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon avis :

Dans le Maine, en hiver, on retrouve le cadavre de Lainie, avocate dans le coffre d'une voiture. L'inspecteur Mike McCabe en charge de cette affaire va tout faire pour remonter la piste. C'est le début d'une course infernale à la recherche du meurtrier et d'un témoin capital pour l'identifier...


Lainie Goff était une belle jeune femme, brillante et ambitieuse. A sa mort, on passe au crible sa personnalité, son emploi du temps, son passé. Le crime a un goût de mise en scène ésotérique, on a retrouvé de la drogue dans le véhicule de la victime...

Qui et pourquoi ? De nombreuses pistes se profilent qui vont du règlement de compte au crime passionnel. Rien ne devra être écarté et surtout pas le témoignage d'une jeune femme aussi psychotique soit-elle. L'ambiance est grinçante, survoltée. L'écriture est vivante, pugnace, génératrice de nombreux dialogues. On s'attache beaucoup aux personnages dans leur complexité et dans leurs failles. On est touché par la détermination et l'implication de l'inspecteur Mike McCabe qui ne laisse rien au hasard. Cette affaire donne du fil à retordre, les suspects et les mobiles se succèdent, brouillant un peu plus les pistes...

L'auteur nous tient en haleine dans un récit mesuré, calculé au millimètre près. On piétine, on retient notre souffle, on s'interroge beaucoup. A chaque fois on croit savoir, avant que l'on démonte une à une nos convictions.

Un suspens rondement mené, des retournements de situations perturbateurs. Ce récit mouvementé est le réceptacle des horreurs. Il ne tient qu'à vous de les démanteler et de les dénoncer. Un très bon polar !


"Le flic et le cadavre, face à face. Une relation unique et étrangement intime. L'identité de la victime importait peu à McCabe. Qu'il s'agisse d'un violeur en série ou d'un enfant innocent, pour lui, ce moment d'intimité partagée transformait en devoir moral ce qui, pour certains policiers, n'était qu'un job. Il signait alors un pacte sacré : retrouver et punir l'assassin, redresser les torts, rétablir l'équilibre de la justice. Plus tard, ce serait peut-être le tour de Dieu, mais, ici et maintenant, croyait fermement McCabe, la vengeance lui appartenait."

 

A propos de James Hayban

james-hayman

James Hayman a travaillé durant plus de vingt ans comme directeur artistique dans une grande agence de publicité.

Il vit avec sa femme Jeanne O’Toole Hayman, peintre et graveur, à Portland, Maine, depuis 2001 et se consacre à l'écriture.

L’Écorcheur de Portland (The Cutting) est son premier roman, le premier d'une série mettant en scène l'inspecteur McCabe.

site officiel :
http://www.jameshaymanthrillers.com/

08 septembre 2016

"La nuit de Peter Pan" de Piero Degli Antoni aux Éditions l'Archipel

lanuitdepeterpan

 

" La nuit de Peter Pan" de aux Éditions l'Archipel

 

La nuit de Peter Pan

Sur la côte ligure, au nord de l'Italie, la villa, construite à flanc de falaise, n'est accessible que par un long et lugubre tunnel...

http://www.editionsarchipel.com

Prix : 20,99€ ; EAN : 9782809820270 ; 7 Septembre 2016

Mon avis :

Ce roman a reçu le prix Azzeccagabugli du suspens de l'année, et on comprend pourquoi. Leonardo dix ans, qui vit seul avec son père (depuis que sa mère est partie) tombe sur l'agresseur qui menace et tient en joug l'homme de la famille. Qui est-il ? Pourquoi est il là ? La nuit promet d'être longue voir interminable...

L'auteur nous plonge dans une atmosphère dérangeante, cela se ressent dès les premières lignes sans que l'on puisse s'expliquer pourquoi... Le silence, l'obscurité, l'orage, le tunnel : on s'insinue volontairement dans un malaise latent et submersible. On joue avec nos peurs d'enfant...

L'écriture est aiguisée et inquiétante. Léonardo est terrifiée par la situation et en même temps son esprit se met à échafauder des plans dans le but de s'en sortir. Au cours du récit, on assiste à son évolution, une surprenante métamorphose. Le ton est grinçant, on s'enfonce peu à peu dans les ténèbres, l'angoisse et la violence. Puis l'auteur insuffle le doute, distille les informations qui cassent comme du verre et meurtrissent à tout jamais. Ce n'est plus oppressant, cela devient un véritable cauchemar. Mais quand est ce que tout va s'arrêter ?

La tension monte crescendo et devient insoutenable. Reprenez votre souffle, l'auteur n'en a pas fini avec vous. Une maîtrise, dont on ne peut pas nier l'efficacité. C'est saignant, psychiquement perturbant, du très bon noir.

A déguster sans attendre !

"Et maintenant ? se demanda Leonardo. Qu'allait-il arriver ? L'apparition de l'inconnu ne l'avait pas tellement surpris : les histoires qu'il connaissait et appréciait étaient pleines de gens qui descendaient par la cheminée, défonçaient des portes, parfois en se contentant de souffler dessus, rapetissaient ou grandissaient comme bon leur semblait, entraient dans les maisons sur un tapis volant. Mais dans ces exemples-là, les personnages avaient des intentions claires : mettre quelqu'un dans un four, dévorer un enfant, épouser la fille du prince, dénicher le trésor enfoui des pirates. Or ce monstre apparu comme par magie dans leur maison n'avait l'air de suivre aucun de ces scénarios. Qui était-il et pourquoi..."

 

A propos de l'auteur :

Piero Degli Antoni

PieroDegliAntoni

Piero Degli Antoni est journaliste depuis 1979.

Il a publié plusieurs romans en Italie. Bloc 11 (Blocco 11. Il bambino nazista, 2010) est le premier à paraitre en France.

Il a remporté le Prix Azzeccagarbugli 2007 pour son livre "La notte di Peter Pan".

Il vit à Milan.