11 avril 2018

"Nuit sans fin" de Preston & Child aux Éditions l'Archipel

Nuit sans fin

 

 

"Nuit sans fin" de Preston & Child aux Éditions l'Archipel

Preston & Child : Une enquête capitale

 

 

Nuit sans fin

À FORCE DE TROUVER DES CADAVRES SANS TÊTE…
 
Quel point commun entre la fille d’un milliardaire, un ancien avocat véreux, un oligarque russe… ?
Tous ont été assassinés à New York, la cité des ténèbres, la ville de la nuit sans fin.
Tous ont été décapités et leur tête a disparu, comme si l’assassin était une sorte de collectionneur morbide…

http://www.editionsarchipel.com

 

 Mon Avis Pollar

Vincent d'Agosta du NYPD et l'agent Pendergast du FBI sont sur le pied de guerre avec une série de cadavres sans tête. Maîtrise, déduction et sang froid seront de mise une fois de plus pour résoudre une affaire qui fait beaucoup de bruit...


Ici, on met les pieds dans quelque chose de trouble, de spectaculaire. Les meurtres orchestrés sont représentatifs d'une expression sauvage, violente. Nos enquêteurs se rapprochent des scènes de crime, des victimes pour retrouver des indices, une piste à suivre.

Difficile de cerner le  tueur, semble-t-il passé maître dans le piratage et la dissimulation. Qui est-il ? Revêt-il un choix opéré et conscient chez ses victimes ? Quel est son message ? Pendergast et Vincent d'Agosta sont sur les dents, le temps presse, et on se joue d'eux manifestement...

Il y a du nerf, beaucoup d'énergie dans ce roman où se concentrent les théories incalculables et les mauvaises pistes. L'écriture est nerveuse, réactive, rythmée par beaucoup de dialogues. Le meurtrier invite au danger, à la traque, à la mise à mort. Ce roman transpire la peur, le doute, l'adrénaline.

L'action se précipite et catapulte nos tergiversations vers la vérité crue et sans appel.

Le combat frontal et final fait retenir notre souffle. À travers la traque, la lutte de Pendergast, on a peur, on vibre, on se sent vivant.

Une aventure encore incisive, logique et intuitive pour ce cher Aoysius Pendergast. Si vous en doutiez...

 

Citation Pollar

"Plus le temps passait et plus s'accumulait les théories fumeuses. On parlait d'un assassin, de deux, voire de trois, ou encore d'un tueur inspiré par le premier crime."

 

Bandeau - Nuit sans fin


20 mars 2018

"Zaune" de Jean-Hugues Oppel aux Éditions Archipoche

zaune

 

"Zaune" de Jean-Hugues Oppel aux Éditions Archipoche

Jean-Hugges Oppel : Un récit brûlant

 

Zaune

La Zone. Un territoire au-delà du périphérique. Des pavillons entassés, des achélèmes tristes et des parkings sans printemps. Des usines et des humains en ruine. Des loubards, des flics et des malfrats.
Et Zaune, la fille cuivre et or. Qui n’a pas vingt-quatre heures pour sauver son frère, un toxico victime des jeux d’argent, poursuivi par deux tueurs pour récupérer un kilo d’héroïne et un paquet de fric qu’il a subtilisés au dealer en chef....

http://www.archipoche.com

 

Mon Avis

Au cœur de la cité courant des années 1990, Zaune "la rouquine" veut sauver son frère et le sortir du bourbier dans lequel, il s'est fourré. Une course précipitée contre la montre est lancée pour protéger "Nanard" des flics et des trafiquants...


C'est un récit court, incandescent à l'écriture nerveuse, survoltée. L'auteur ne prend pas de gant avec nous en nous trempant sans préambule dans un décor sombre et sans espoir.

Zaune est une héroïne qui respire l'audace et l'énergie, prête à se battre pour sa famille, bec et ongles. Elle nous entraîne bien malgré elle, au-delà du danger, du chaos, des dérives de son frère. Ça va à toute vitesse, on envoie du lourd quand on touche au crack. Les personnages que Zaune et son frère ont aux trousses ne sont pas des tendres, et ça va saigner. Les keufs ne sont pas des enfants de cœur, non plus.

Vous me direz alors, à qui se fier ? À personne, si ce n'est à soi, à son instinct, à sa rage de survie. Zaune brille d'une aura séductrice, convaincante et brûle son innocence en une succession de drames et quelques fractions de secondes...

La banlieue saigne, scarifie, sacrifie ses hôtes dans un cercle infernal qui n'en finit pas de tourner...

"Zaune" adopte un style abrupte et efficace pour un maximum de sensations, avec une héroïne sauvage et combative. Plus percutant, tu meurs !

 

Citation

"À peine cinq heures qu'elle est partie à la recherche de Nanar, et elle a aux trousses un flic au regard de prédateur, des truands obsédés sexuels et les malades mentaux de la zone. Pas mal."

 

08 mars 2018

"Passager 23" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel

Passager 23

 

"Passager 23" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel

Sebastian Fitzek : Un thriller efficace

 

Passager 23

http://www.editionsarchipel.com/livre/cabine-23/

Imaginez un lieu isolé.
Un lieu où disparaissent, année après année, des dizaines de personnes…
Sans laisser de trace.Un lieu rêvé pour des crimes parfaits.
Bienvenue à bord. La croisière ne fait que commencer…

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon Avis Pollar

177 passagers de croisière auraient disparu en l'espace de 10 ans. Martin qui a perdu sa femme et son fils dans des circonstances mystérieuses est là pour mener ses investigations et trouver des réponses...


Sebastian Fitzek nous offre ici un roman remarquable et déroutant. Tout repose sur un lieu insolite pour des disparitions inexpliquées. Des histoires classées sans suite rangées au clan des suicides...

Parti d'un fait réel, l'auteur brode un récit aussi hallucinant que consternant. Très vite, on plonge dans quelque chose de beaucoup moins facile et beaucoup plus obscure à explorer. Qui est cette femme que l'on torture, au fond d'un puits ? Et cette jeune fille, retrouvée sur le pont, qui a été manifestement retenue prisonnière ? L'ambiance est malsaine, stressante. Sans savoir ou comprendre, on pressent que l'on marche et on avance sur une surface fragile, dissimulée, dangereuse...

Martin cherche des concordances, des éléments, nous préoccupe et nous essouffle dans cette chasse à la vérité. Les péripéties sont nombreuses, périlleuses, se rapprochent de la laideur, de l'abominable. Martin est mis à mal, intimement concerné par le tabou, l'inconcevable...

L'intrigue est millimétrée, c'est incroyablement bien ficelé. Les personnages nous heurtent et nous bluffent à la fois. On se sent pris au piège, témoin de quelque chose d'étouffant. Jusqu'au bout, les révélations s'enchaînent, s'échappent et nous précipitent dans un tourbillon dont on ne croit jamais voir la fin...

C'est incontestablement un scénario grandiose et imperturbable. Glaçant et maîtrisé : c'est sûr, vous ne verrez jamais plus les croisières comme avant...

Citation Pollar

"_On estime que chaque année, sur tous les paquebots qui croisent sur les mers du globe actuellement, vingt-trois personnes au total passent par-dessus bord.

Passager 23 !"

Bandeau-Passager 23

 

08 janvier 2018

"Le chat qui a tout vu" de Sam Gasson aux Éditions l'Archipel

La Chat qui a tout vu

 

 

"Le chat qui a tout vu" de Sam Gasson aux Éditions l'Archipel

Sam Gasson : Les aventures d'un détective en herbe

 

Le chat qui a tout vu

Bruno, 11 ans, rêve de devenir détective privé, comme son père. Des sujets d’investigation, il en voit partout autour de lui !
Lorsque la mère de son ami Dean est retrouvée assassinée, baignant dans une mare de sang, Bruno est bien décidé à mettre la main sur le coupable.
Son arme secrète ? Sa chatte Mildred, seul témoin du crime grâce à la caméra miniature installée sur son collier. Mais Mildred a disparu…
Tout semble accuser le père de Dean, un homme violent et jaloux, mais le voisinage de ce quartier a priori sans histoire cache quelques secrets inavouables… qui ne sauraient échapper à l’œil perçant d’un chat !

https://www.bookwitty.com

 

Mon Avis

Un meurtre a été commis dans la maison voisine du petit Bruno 11 ans, une aubaine pour lui qui se voit d'or et déjà résoudre l'enquête, sans oublier son chat...


C'est une aventure divertissante dans une atmosphère de jeu du Cluedo, qui nous est donné de lire ici. On a affaire à un héros très jeune qui fouine son nez un peu partout dans des affaires d'adultes criminelles et secrètes...

Il n'en faut pas plus au petit Bruno pour se lancer impunément et le plus sérieusement du monde dans une enquête qu'il compte bien mener à son terme. Bruno observe, détaille, décortique chacun des éléments observés, il écoute son instinct et ne néglige aucune piste. C'est un personnage passionné et fort attachant. On aime sa spontanéité, on est bluffé par sa détermination et son schéma de pensée logique et unique. Il y a du rythme, du suspens, beaucoup de tendresse et d'humour dans ce récit qui doit se lire sans sourciller... Parce que oui, même si c'est un peu cliché, surréaliste, on s'en fiche : c'est ce qui rend l'histoire plaisante et totalement incroyable.

L'écriture est fluide, agréable, il y a une accessibilité joyeuse et immédiate, et cela, malgré les circonstances tragiques et irrémédiables. Petit à petit, on fait confiance à Bruno, à son audace, à ces capacités d'imagination et de déduction. Avec lui, on éprouve les risques, mais on veut à tout prix savoir.

On passe un excellant moment avec ce roman facétieux et incorrigiblement sérieux. Et si vous rêviez en plus, de rentrer dans la peau d'un chat, ici tout est permis. Le chat qui a tout vu, n'a peut-être pas tout dit...

Citation

"Plus il y pensait, plus il en était sûr. Mildred était un chat doté d'une intelligence exceptionnelle _ un test de QI l'avait prouvé. En disparaissant Mildred essayait de lui dire quelque chose. Il devait déchiffrer son absence. Un détective qui acceptait les coïncidences n'était pas un bon détective."

 


24 août 2017

"La villa rouge" de James Patterson aux Éditions l'Archipel

La Villa Rouge

 

Rentrée littéraire 2017

 

"La villa rouge" de James Patterson aux Éditions l'Archipel

James Patterson : Un suspens maîtrisé

 

La villa rouge
Dans les Hamptons (Long Island), au 7 Ocean Drive, se dresse une impressionnante maison à la façade gothique avec une vue imprenable sur l’océan.
Mais elle est à l’abandon depuis plusieurs années et tombe en décrépitude. On la dit maudite. Il est vrai que la Villa rouge, telle qu’on la surnomme, a été par le passé le théâtre d’une série de meurtres jamais résolus.
Quand un nabab d’Hollywood et sa maîtresse y sont retrouvés sans vie, tous pensent que la malédiction frappe de nouveau.
Jenna Murphy, une ancienne flic de New York, va mener l’enquête. Elle qui, enfant, jouait sur la plage non loin de la maison, voit ressurgir en elle une terreur qu’elle croyait pourtant éteinte…
Mais la Villa rouge n’a sans doute pas encore révélé tous ses mystères… et Jenna pourrait bien en être la prochaine victime.

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Mon Avis

Jenna Murphy revient dans les Hamptons pour enquêter sur un double meurtre et une maison mystérieuse entaché par des sombres secrets. Elle est dés lors, loin de se douter qu'à travers cette affaire, c'est son passé qui va bien malgré elle, la retrouver...


James Patterson, maître en la matière de thriller installe ici une mise en scène intrigante et terriblement anxiogène. Une maison abandonnée, une série de meurtres qui transpire la violence, la souffrance.

On voyage dans le temps, on s'imprègne et on observe chacun des éléments donnés et on s'abandonne. L'auteur nous embarque dans quelque chose de très sombre, fielleux. Le récit est alambiqué, complexe et on sent la difficulté à démêler les nœuds de cette histoire. Il y a une part d'intime, d'affectif, de diffus qui pousse Jenna à fouiller et à s'envoler dans les ténèbres. Cette intrigue révèle et réveille les cadavres de leurs tiroirs. On y parle de généalogie, d'horreur, de malédiction. On se laisse gagner par la peur, rattraper par le danger dans ce récit macabre et de haut vol.

L'écriture est entraînante, haletante. On joue avec nos nerfs, on doute de tout, tout le temps. L'auteur maîtrise parfaitement son affaire. C'est parfaitement orchestré et bien ficelé. Les secrets s'abattent, les fausses pistes s'écartent et les révélations tombent comme un couperet à la fois incisif et salvateur.

Un style efficace, une aventure ahurissante faite pour marquer les esprits. Oserez-vous vous aventurer à la villa rouge, c'est vous qui me le direz !

 

Citation

"Ce connard de Matty avait raison, pour une fois, mais je ne suis pas le genre de flic qui se satisfait des apparences, j'ai besoin de reconstituer entièrement le puzzle."

 

Bandeau - La Villa Rouge

18 mai 2017

"Les fleurs du repentir" de Tamara McKinley aux Éditions l'Archipel

Les fleurs du repentir

 

"Les fleurs du repentir" de Tamara McKinley aux Éditions l'Archipel

Tamara McKinley : un roman haletant

 

Les fleurs du repentir

Cela fait longtemps que Claire a quitté les terres hostiles et désolées du domaine où elle a grandi pour poursuivre ses études et sa carrière de vétérinaire à Sydney.
Mais quand elle reçoit l’invitation de sa grand-tante Aurelia à une réunion de famille, Claire est ramenée à son passé. Elle qui était partie après une violente dispute avec les siens…

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Mon avis :

Claire, son diplôme de vétérinaire en poche, revient pour une réunion de famille dans l'arrière-pays Australien. Auprès des siens, les conflits sous-jacents sont prêts à voler en éclats. Peut-être faudra-t-il pour crever l'abcès, lever le voile sur d'obscurs secrets...


Tamara Mckinley n'a pas son pareil pour nous dépayser et rendre des terres inconnues et lointaines familières. Elle nous transporte en Australie sauvage avec une nature brute qui colle à la peau.

On aime ces fresques familiales qui traversent les années. Le récit alterne entre passé et présent. À travers les souvenirs d' Ellie, la mère de Claire et Aurélia la grande Tante, on apprivoise et on se prend d'amour pour ces grands domaines au charme et au magnétisme incommensurable. Les personnages féminins nous touchent par leur caractère indépendant et volontaire. Cinq années se sont écoulées depuis le départ de Claire, son absence a créé le vide, l'incompréhension. Les liens avec sa sœur Léanne sont tendus et on sent bien qu'entre les deux réside des zones d'ombre qui ne demandent qu'à être éclairé.

L'auteur nous tient en haleine, l'écriture est captivante et nous éloigne loin de notre quotidien. Il y a dans ces récits de vie, leurs comptes de malheurs et sa propension au bonheur. Amour, haine, trahison sont au centre de cette intrigue à dénouer. Le suspens est palpable, nous attire et nous retient dans ses filets. Les révélations sont très attendues et totalement entendues. Sous le sceau du secret surgit le soulagement et la véritable délivrance dans la paix des cœurs et à jamais.

Avec Tamara McKinley, des paysages, une ambiance, des émotions à foison, on se retrouve une fois de plus en terrain conquis comme toujours. À dévorer sans aucune modération !

 

Citation :
"La liberté. Voilà de quoi il s'agissait. L'existence dans toute sa plénitude... Claire avait oublié à quel point les villes engendraient la claustrophobie. Oublié combien elle avait chéri naguère la magie exhalée par ce tout petit coin de terre..."

 

Bandeau-Les fleurs du repentir

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04 mai 2017

"Noir sanctuaire" de Preston & Child aux Éditions l'Archipel

Noir Sanctuaire

 

"Noir sanctuaire" de Preston & Child aux Éditions l'Archipel

Preston & Child : un récit qui ne manque pas de piquant

 

 

Noir sanctuaire

Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, Massachusetts, l’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu…
Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans les souterrains du manoir de Pendergast, au 891 Riverside Drive, à New York, où une bien mauvaise surprise l’attend…
Diogène, le frère cadet d’Aloysius, que tout le monde croyait mort, fait sa réapparition et réussit à convaincre la jeune femme de le suivre sur une île mystérieuse...

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Mon avis :

Si vous vous souvenez bien, dans l'épisode précédant, nous perdions la trace de notre très cher inspecteur Pendergast. Constance de retour dans ses appartements souffre de son absence... Disparu, mort, qu'est-il advenu de lui ?

Les auteurs nous offrent ici une aventure tonitruante et mouvementée dont ils ont le secret. Ils jouent ici sur plusieurs tableaux, ressortent de vieilles cartes de leur jeu pour nous divertir. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est réussi.

On est scotché par ce récit qui se révèle plein de surprises. Des courses-poursuites, de multiples péripéties, des prétendus morts qui ressurgissent des placards... On vit cet instant de lecture à 200 à l'heure et de manière survoltée. L'écriture est rythmée, haletante. L'action est omniprésente et le suspens bien mené.

L'ambiance est sombre, secrète, tragique. Au centre de l'intrigue, des expériences scientifiques morbides et discutables, de la dissimulation doublée de manipulation. On découvre les personnages sous un nouveau jour, avec leur histoire, leurs élans et leurs vieux démons. C'est sanglant et cinglant. On se laisse emporter sur le devant de la scène et dans les coulisses. La pression est à son maximum, on ne nous ménage aucun répit. Cette affaire menée de bout en bout, nous anime, nous torture et nous captive.

Pendergast n'a définitivement pas dit son dernier mot. Ouf, on a bien failli avoir chaud...

Citation :
"Il ne pouvait s'agir de Diogène. C'est impossible. Quelqu'un d'autre était au courant de ses secrets les mieux gardés."

 

Bandeau Noir Sanctuaire

14 avril 2017

"Tom, l'enfant rebelle" de Claude Couderc aux Éditions l'Archipel

Tom

 

"Tom, l'enfant rebelle" de Claude Couderc aux Éditions l'Archipel

Claude Couderc : un roman grave et optimiste

 

Tom, l'enfant rebelle

Un premier casse à treize ans et Tom a basculé dans la délinquance.  Après un braquage, envoyé dans un centre de détention  fermé pour mineurs, il ne veut toujours rien dire de ses blessures,  de sa souffrance, de sa haine du monde adulte. De la vie, il ne  connaît que la brutalité.
Jusqu’au jour où sa route croise celle de Cynthia, une adolescente  en galère, comme lui. Ensemble, ils fuguent. Tom n’a  qu’une idée : se venger de son beau-père. Lancés à leur recherche,  Antoine et Nadira, deux éducateurs, ont un seul objectif :  retrouver les deux adolescents, avant qu’ils ne commettent  l’irréparable…
Comme dans un road movie, de la Normandie jusqu’à l’île  d’Ouessant, Claude Couderc met en scène deux jeunes face à  la violence de la vie.<

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Mon avis :

Tom est envoyé dans un centre de détention pour mineurs après avoir attenté à son premier braquage. Révolté, Tom n'est pas un mauvais garçon, c'est juste qu'il porte un gros poids sur les épaules dont il doit à tout prix se libérer...

C'est un livre poignant, bouleversant sur la jeunesse, la délinquance. Loin de stigmatiser un milieu social ou d'en faire une fatalité, l'auteur aborde ici un sujet sensible par petites touches.

Comment et pourquoi Tom et Cynthia se retrouvent à faire des conneries et à en payer le prix ? Tous les deux en fugue ont le même passif et se comprennent. Grâce à Cynthia, Tom va dépasser sa honte et affronter ses démons. On suit leur errance à travers la Normandie, avec leurs peurs, leurs obsessions et leurs éventuels espoirs.

L'écriture est directe, réaliste. On est touché par l'histoire de ces jeunes abîmés par la vie, la violence dont ils ont malheureusement fait l'objet. Sur leur route, on croise la bienveillance des éducateurs sincères et impliqués dans leur travail. À leur recherche, ils vont trouver ensemble des raisons de s'en sortir, de voir plus loin et pourquoi pas peut-être dessiner de meilleurs horizons. C'est un récit qui n'est pas là pour juger, ménager et il vous ravage furieusement de l'intérieur.

On reste rivé à leurs destins à tous, pas ordinaires. À travers cette histoire, c'est toute une remise en question du système judiciaire qui pointe son nez. Le débat juste entre répression et prévention autour de la protection des mineurs ne fait que commencer... A découvrir !

Citation :
"Nous aussi, on ira voir les parents... Je suis certain qu'à un moment ou un autre, ils se pointeront chez eux, surtout Tom. Il a un compte à régler avec son beau-père. Il faut l'empêcher de faire une connerie..."

 

A propos de l'auteur :

Claude Couderc

Journaliste écrivain, Claude Couderc a consacré une grande partie de son œuvre aux  problèmes de société liés aux enfants. Responsable de magazines puis de l’unité de programme Culture et spectacles de France  3 de 1994 à 2007, il a collaboré à de nombreux magazines de France  2. Réalisateur de séries télévisées (L’Histoire des enfants) et de téléfilms (L’Adieu aux enfants), il est l’auteur de nombreux livres à succès  : Mourir à dix ans, Le mal d’enfance, Les  Enfants de la violence, Nos enfants et la drogue (Fixot, 1990, 91 et 94)  ; C’est sûr, la vie sera belle, Le  Petit (Robert Laffont  : 1994, 95)  ; Mon père cet inconnu, Les  Années violence (Presses de la Renaissance  2002, 2007)… (Source Éditions l'Archipel)

Bandeau-Tom

20 mars 2017

"Le somnambule" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel

lesomnambule

 

"Le somnambule" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel

Sebastian Fitzek : un thriller angoissant

 

Le somnambule

Enfant, Leo Nader était victime de crises de somnambulisme. Si intenses qu’on l’avait contraint à consulter un psychiatre, le docteur Volwarth. Bien des années plus tard, Leo se croit guéri. Mais, un matin, il découvre que son épouse a été agressée pendant la nuit et qu’elle s’apprête à le quitter...

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon avis :

Leo Nader a été jadis un enfant somnambule. Quand un matin sa femme le quitte avec des bleus sur le corps, il est pris de panique. Et si tout avait recommencé ?


Sebastian Fitzek installe le trouble avec ce nouveau roman et nous fait rentrer dans l'opacité du sommeil. Ne croyez plus que vous allez vous glisser dans vos draps en toute sérénité. L'auteur fera tout ici pour en dissuader.

Il joue ici sur l'inconnu que génère l'inconscience, cet espace-temps pendant lequel nous nous abandonnons tous et dont nous ne soupçonnons rien... Si pour le commun des mortels, le sommeil semble léger et ne pas poser de problème. Il en est tout autre pour les insomniaques, somnambules ou autres désordres pendant le décrochement de l'éveil. On joue ici sur notre peur à perdre le contrôle. Léo explore un univers parallèle dans son sommeil qui l'emmène progressivement de plus en plus loin. Le malaise s'observe quand la confusion s'installe entre rêve ou réalité. Léo s'enfonce dans le dédale de ses angoisses et croit devenir fou. Nous assistons au spectacle de sa désolation avec circonspection. Qui est Léo ? Est-ce un homme aux deux visages ? Dans quoi avons-nous mis les pieds ?

L'écriture est remarquable d'ingéniosité, on est embarqué dans un climat hautement anxiogène. Une fois l'œil fermé, s'ouvrent les portes de l'oubli, de l'irrationnel et pourtant, tout cela semble si bien réel. Le cauchemar est omniprésent, colle à la peau. L'engrenage est lancé et nous ne savons pas quoi en penser ou discerner ce qui est crédible de ce qui parait absolument fou.

L'imagination est retorse, sans borne, le manège est flou et entêtant. Une belle maîtrise pour un roman qui ne vous fera plus voir les nuits comme avant. Je recommande !

Citation :
"_ Docteur Volwarth ?

_Oui. A qui ai-je l'honneur ?

_ C'est moi. Leo Nader. Je crois que ça recommence."

 

A propos de l'auteur :

sebastianfitzek

Né à Berlin en 1971, Sebastian Fitzek est le numéro 1 du thriller en Allemagne. Il est l’auteur du best-seller Thérapie et de cinq autres romans, dont Ne les crois pas, tous parus à l’Archipel. Derniers parus : L’Inciseur (2015), coécrit avec le médecin légiste Michael Tsokos, et Mémoire cachée (2016). (Source éditions l'Archipel)

 

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