14 juin 2018

"Souvenirs effacés" d'Arno Strobel aux Éditions l'Archipel

Souvenirs effacés

 

"Souvenirs effacés" d'Arno Strobel aux Éditions l'Archipel

Arno Strobel : Un roman perturbant

 

L’enlèvement de son fils… Sa fuite nocturne a travers le parc… Le coup sur la tête… A son réveil d’un coma de deux mois, Sibylle a l’impression de se souvenir de tout. Elle a 34 ans, vit avec son mari dans une ville voisine.
Étrangement, le médecin a son chevet lui assure qu’elle n’a jamais eu d’enfant. Sibylle décide alors de fuir l’hôpital en pleine nuit pour rentrer chez elle.
Une automobiliste stoppe et la raccompagne jusqu’a son domicile. Mais, lorsque son mari ouvre la porte, il ne la reconnaît pas, malgré les détails intimes qu’elle lui livre.
A qui Sibylle peut-elle faire encore confiance ? Et qui est-elle vraiment ?
Avec Souvenirs effacés, le thriller qui l’a propulse au premier rang des maîtres allemands du suspense, Arno Strobel signe un roman qui vous fera douter de tout, jusqu’au bout

 

Mon Avis

Quand Sibylle se réveille après deux mois de coma, elle ne pense qu'à retrouver son fils Lukas qu'elle croit en danger... Le retour à la réalité est étourdissant, confus pour elle, confrontée à ses proches qui ne la reconnaissent pas et réfutent son identité de mère...


On rentre dès le début du roman dans quelque chose de très étrange et dérangeant. On ressent un certain malaise à ce qui se dessine autour de Sibylle, habitée par des souvenirs prégnant qu'il ne semble pas lui appartenir...

Est-elle sous le choc ?

Est-elle en danger ?

Sur son chemin des hommes, une femme présents, prêts à l'écouter, à l'observer, la surveiller. À qui doit-elle faire confiance ?

On la suit sur les traces de son identité, à la recherche de preuves qui la conduirait vers elle, son fils et la vérité. L'écriture est nerveuse, sensible, électrique. Elle nous prend à cœur, nous donne des réactions en chaîne, épidermiques. On ne sait pas où aller, que penser tellement on s'oppose à des murs de contradictions.

On y parle d'expériences, de mensonge, de manipulation mentale. Il y a derrière les apparences, beaucoup de tricheries, de subterfuges dont on a du mal à s'extraire. C'est angoissant, saisissant : on est partagé entre la folie, la paranoïa, l'abomination...

Cette intrigue nous pousse très loin pour nous heurter, nous catapulter vers l'impensable, le doute, la peur de ne plus être soi, quand nos souvenirs s'effacent. Heureusement le cœur, le sang, le corps ont eux aussi leur mémoire...

Citation

"C'est sans espoir. Chaque minute que je passe ici est du temps perdu. Il faut que je parte avant de devenir folle et de me mettre à hurler. Partir, mais où ? Peu importe. Partir. Retrouver Lukas."

 

Bandeau - Souvenirs effacés


11 avril 2018

"Nuit sans fin" de Preston & Child aux Éditions l'Archipel

Nuit sans fin

 

 

"Nuit sans fin" de Preston & Child aux Éditions l'Archipel

Preston & Child : Une enquête capitale

 

 

Nuit sans fin

À FORCE DE TROUVER DES CADAVRES SANS TÊTE…
 
Quel point commun entre la fille d’un milliardaire, un ancien avocat véreux, un oligarque russe… ?
Tous ont été assassinés à New York, la cité des ténèbres, la ville de la nuit sans fin.
Tous ont été décapités et leur tête a disparu, comme si l’assassin était une sorte de collectionneur morbide…

http://www.editionsarchipel.com

 

 Mon Avis Pollar

Vincent d'Agosta du NYPD et l'agent Pendergast du FBI sont sur le pied de guerre avec une série de cadavres sans tête. Maîtrise, déduction et sang froid seront de mise une fois de plus pour résoudre une affaire qui fait beaucoup de bruit...


Ici, on met les pieds dans quelque chose de trouble, de spectaculaire. Les meurtres orchestrés sont représentatifs d'une expression sauvage, violente. Nos enquêteurs se rapprochent des scènes de crime, des victimes pour retrouver des indices, une piste à suivre.

Difficile de cerner le  tueur, semble-t-il passé maître dans le piratage et la dissimulation. Qui est-il ? Revêt-il un choix opéré et conscient chez ses victimes ? Quel est son message ? Pendergast et Vincent d'Agosta sont sur les dents, le temps presse, et on se joue d'eux manifestement...

Il y a du nerf, beaucoup d'énergie dans ce roman où se concentrent les théories incalculables et les mauvaises pistes. L'écriture est nerveuse, réactive, rythmée par beaucoup de dialogues. Le meurtrier invite au danger, à la traque, à la mise à mort. Ce roman transpire la peur, le doute, l'adrénaline.

L'action se précipite et catapulte nos tergiversations vers la vérité crue et sans appel.

Le combat frontal et final fait retenir notre souffle. À travers la traque, la lutte de Pendergast, on a peur, on vibre, on se sent vivant.

Une aventure encore incisive, logique et intuitive pour ce cher Aoysius Pendergast. Si vous en doutiez...

 

Citation Pollar

"Plus le temps passait et plus s'accumulait les théories fumeuses. On parlait d'un assassin, de deux, voire de trois, ou encore d'un tueur inspiré par le premier crime."

 

Bandeau - Nuit sans fin

"Noir sanctuaire" de Preston & Child aux Éditions J'ai Lu

 

noir sanctuaire

 

 

"Noir sanctuaire" de Preston & Child aux Éditions J'ai Lu

Preston & Child : Un récit qui ne manque pas de piquant

 

 

Noir sanctuaire de Lincoln Child, Douglas Preston - Editions J'ai Lu

Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, l’agent du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu. Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans son manoir new-yorkais. Diogène, le frère cadet d’Aloysius, que tout le monde croyait mort, réapparaît et réussit à convaincre la jeune femme de le suivre sur une île mystérieuse. Croyant à un enlèvement, Proctor, l’indéfectible majordome de Pendergast, s’est lancé à leur poursuite mais il semble toujours avoir un coup de retard sur Diogène. Ce dernier se vengera-t-il enfin de son aîné à qui il voue une haine farouche ?

https://www.jailu.com

 

Mon Avis

Les auteurs nous offrent ici une aventure tonitruante et mouvementée dont ils ont le secret.

Ils jouent ici sur plusieurs tableaux, ressortent de vieilles cartes de leur jeu pour nous divertir. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est réussi. On est scotché par ce récit qui se révèle plein de surprises. Des courses-poursuites, de multiples péripéties, des prétendus morts qui ressurgissent des placards...

On vit cet instant de lecture à 200 à l'heure et de manière survoltée.

L'écriture est rythmée, haletante. L'action est omniprésente et le suspens bien mené.

L'ambiance est sombre, secrète, tragique. Au centre de l'intrigue, des expériences scientifiques morbides et discutables, de la dissimulation doublée de manipulation. On découvre les personnages sous un nouveau jour, avec leur histoire, leurs élans et leurs vieux démons. C'est sanglant et cinglant. On se laisse emporter sur le devant de la scène et dans les coulisses. La pression est à son maximum, on ne nous ménage aucun répit. Cette affaire menée de bout en bout, nous anime, nous torture et nous captive.

Pendergast n'a définitivement pas dit son dernier mot.

 

Citation

"Il ne pouvait s'agir de Diogène. C'est impossible. Quelqu'un d'autre était au courant de ses secrets les mieux gardés."

 

Bandeau - noir sanctuaire

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08 janvier 2018

"Le chat qui a tout vu" de Sam Gasson aux Éditions l'Archipel

La Chat qui a tout vu

 

 

"Le chat qui a tout vu" de Sam Gasson aux Éditions l'Archipel

Sam Gasson : Les aventures d'un détective en herbe

 

Le chat qui a tout vu

Bruno, 11 ans, rêve de devenir détective privé, comme son père. Des sujets d’investigation, il en voit partout autour de lui !
Lorsque la mère de son ami Dean est retrouvée assassinée, baignant dans une mare de sang, Bruno est bien décidé à mettre la main sur le coupable.
Son arme secrète ? Sa chatte Mildred, seul témoin du crime grâce à la caméra miniature installée sur son collier. Mais Mildred a disparu…
Tout semble accuser le père de Dean, un homme violent et jaloux, mais le voisinage de ce quartier a priori sans histoire cache quelques secrets inavouables… qui ne sauraient échapper à l’œil perçant d’un chat !

https://www.bookwitty.com

 

Mon Avis

Un meurtre a été commis dans la maison voisine du petit Bruno 11 ans, une aubaine pour lui qui se voit d'or et déjà résoudre l'enquête, sans oublier son chat...


C'est une aventure divertissante dans une atmosphère de jeu du Cluedo, qui nous est donné de lire ici. On a affaire à un héros très jeune qui fouine son nez un peu partout dans des affaires d'adultes criminelles et secrètes...

Il n'en faut pas plus au petit Bruno pour se lancer impunément et le plus sérieusement du monde dans une enquête qu'il compte bien mener à son terme. Bruno observe, détaille, décortique chacun des éléments observés, il écoute son instinct et ne néglige aucune piste. C'est un personnage passionné et fort attachant. On aime sa spontanéité, on est bluffé par sa détermination et son schéma de pensée logique et unique. Il y a du rythme, du suspens, beaucoup de tendresse et d'humour dans ce récit qui doit se lire sans sourciller... Parce que oui, même si c'est un peu cliché, surréaliste, on s'en fiche : c'est ce qui rend l'histoire plaisante et totalement incroyable.

L'écriture est fluide, agréable, il y a une accessibilité joyeuse et immédiate, et cela, malgré les circonstances tragiques et irrémédiables. Petit à petit, on fait confiance à Bruno, à son audace, à ces capacités d'imagination et de déduction. Avec lui, on éprouve les risques, mais on veut à tout prix savoir.

On passe un excellant moment avec ce roman facétieux et incorrigiblement sérieux. Et si vous rêviez en plus, de rentrer dans la peau d'un chat, ici tout est permis. Le chat qui a tout vu, n'a peut-être pas tout dit...

Citation

"Plus il y pensait, plus il en était sûr. Mildred était un chat doté d'une intelligence exceptionnelle _ un test de QI l'avait prouvé. En disparaissant Mildred essayait de lui dire quelque chose. Il devait déchiffrer son absence. Un détective qui acceptait les coïncidences n'était pas un bon détective."

 

24 août 2017

"La villa rouge" de James Patterson aux Éditions l'Archipel

La Villa Rouge

 

Rentrée littéraire 2017

 

"La villa rouge" de James Patterson aux Éditions l'Archipel

James Patterson : Un suspens maîtrisé

 

La villa rouge
Dans les Hamptons (Long Island), au 7 Ocean Drive, se dresse une impressionnante maison à la façade gothique avec une vue imprenable sur l’océan.
Mais elle est à l’abandon depuis plusieurs années et tombe en décrépitude. On la dit maudite. Il est vrai que la Villa rouge, telle qu’on la surnomme, a été par le passé le théâtre d’une série de meurtres jamais résolus.
Quand un nabab d’Hollywood et sa maîtresse y sont retrouvés sans vie, tous pensent que la malédiction frappe de nouveau.
Jenna Murphy, une ancienne flic de New York, va mener l’enquête. Elle qui, enfant, jouait sur la plage non loin de la maison, voit ressurgir en elle une terreur qu’elle croyait pourtant éteinte…
Mais la Villa rouge n’a sans doute pas encore révélé tous ses mystères… et Jenna pourrait bien en être la prochaine victime.

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon Avis

Jenna Murphy revient dans les Hamptons pour enquêter sur un double meurtre et une maison mystérieuse entaché par des sombres secrets. Elle est dés lors, loin de se douter qu'à travers cette affaire, c'est son passé qui va bien malgré elle, la retrouver...


James Patterson, maître en la matière de thriller installe ici une mise en scène intrigante et terriblement anxiogène. Une maison abandonnée, une série de meurtres qui transpire la violence, la souffrance.

On voyage dans le temps, on s'imprègne et on observe chacun des éléments donnés et on s'abandonne. L'auteur nous embarque dans quelque chose de très sombre, fielleux. Le récit est alambiqué, complexe et on sent la difficulté à démêler les nœuds de cette histoire. Il y a une part d'intime, d'affectif, de diffus qui pousse Jenna à fouiller et à s'envoler dans les ténèbres. Cette intrigue révèle et réveille les cadavres de leurs tiroirs. On y parle de généalogie, d'horreur, de malédiction. On se laisse gagner par la peur, rattraper par le danger dans ce récit macabre et de haut vol.

L'écriture est entraînante, haletante. On joue avec nos nerfs, on doute de tout, tout le temps. L'auteur maîtrise parfaitement son affaire. C'est parfaitement orchestré et bien ficelé. Les secrets s'abattent, les fausses pistes s'écartent et les révélations tombent comme un couperet à la fois incisif et salvateur.

Un style efficace, une aventure ahurissante faite pour marquer les esprits. Oserez-vous vous aventurer à la villa rouge, c'est vous qui me le direz !

 

Citation

"Ce connard de Matty avait raison, pour une fois, mais je ne suis pas le genre de flic qui se satisfait des apparences, j'ai besoin de reconstituer entièrement le puzzle."

 

Bandeau - La Villa Rouge