18 septembre 2018

"Le grogneux" d'Iris Rivaldi chez NDB Éditions

Le Grogneux

 

"Le grogneux" d'Iris Rivaldi chez NDB Éditions

Iris Rivaldi : Une belle mise en bouche

 

Le Grogneux

Une femme marche dans une rue sombre quand elle heurte un objet sur le sol. Elle est effrayée et cherche aussitôt de l'aide à la porte la plus proche...

C'est ainsi que débute ce polar avec l'entrée en scène d'un commissaire de police plus qu'atypique qui a été bercé par les grands noms de la maison Poulaga. Javert, l'inspecteur Bourrel, Columbo sont d'ailleurs ses maîtres à penser. Il ne s'est pas non plus remis de l'émoi sensuel éprouvé à la lecture des aventures de Malko Linge, le héros des SAS qui a enflammé son adolescence. Au fil du récit, ce flic de choc au flair réputé infaillible révélera aussi une personnalité sensible, un brin romantique...

http://www.ndbeditions.com

 

Mon Avis Pollar

Tout commence par la découverte d'un escarpin bleu, une femme effrayée et la rencontre avec un commissaire pas tout à fait comme les autres... Le grogneux, alias Paul, accuse un quotidien difficile et par ailleurs un caractère insoupçonnable...

Paul Berger est un vieux de la vieille, à 58 ans, sa carrière repose sur son intuition, son travail d'analyse et de déductions. À la fois nostalgique d'une époque et en admiration pour les méthodes scientifiques d'aujourd'hui ; il prend conscience de son rôle et de ses limites.

Iris Rivaldi nous propose un polar franchouillard, très abordable. Ici, pas de bling-bling, mais la réalité d'une société qui vacille, se perd et s'époumone... L'écriture est directe, il y a beaucoup de dialogues qui créent une réelle proximité. On suit le quotidien de ces hommes de la police avec curiosité bien sûr, mais également avec intensité. On aime entrer dans leur tête, dans leur intimité parce que cela nous les rend plus crédibles, plus humains. On oublie trop souvent que derrière l'uniforme, la rigidité apparente : Il y a de l'amour, de la souffrance, des émotions. Les affaires se succèdent imprimant une trace dans leur vie, à la rencontre de désaccord, de soutien.

On est fasciné par l'expression étrange des actes de nos pairs et leur somme toute banalité. On est touché par le sérieux, la sensibilité et plus encore par la lucidité du grogneux. Un peu hors norme et parce qu'il a de la cuisse, il est définitivement attachant.

Ce héros a peut-être bien des choses à nous dire et on n'a pas envie de le quitter. Rendez-vous pris bien sûr, la suite arrive dans d'autres épisodes...

Citation Pollar

"L'une de mes principales qualités est la ténacité. D'ailleurs, les meilleurs flics n'abandonnent jamais. En plus, ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. Je suis de la race de Javert, celui des Misérables, tout en espérant toutefois être un peu plus subtil."

A propos de l'auteur Pollar

 

Ce que je retiens

Un polar rapide d'amorce. Une atmosphère électrique, menaçante qui ne s'arrête jamais. Des personnages qui ne demandent qu'à être explorés

 

Petit bémol


Une approche un peu mouvementée, un héros en retrait. Un sentiment de rester sur ma faim à la fin du récit

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31 mai 2018

"Un Havre de paix" de Stanislas Petrosky aux Éditions French Pulp

HAVRE_de paix

 

"Un Havre de paix" de Stanislas Petrosky aux Éditions French Pulp

Stanislas Petrosky : Un retour remarqué

 

Un Havre de Paix - French Pulp éditions

Quand l‘Embaumeur va pour récupérer un corps dans le centre pénitentiaire du Havre, et que le suicidé lui paraît suspect, il ne peut s’empêcher de mettre son nez partout, de remuer la fange à ses risques et périls. Surtout si le taulard décédé est un flic infiltré, un policier incarcéré pour faire tomber un monstre… Qui a tué William Petit, comment, alors qu’il était seul dans sa cellule, et pourquoi ? Entre une affaire de corruption dans la prison et un caïd qui tente de se faire passer pour une oie blanche, c’est une nouvelle aventure plus que mouvementée pour l’Embaumeur qui a mis le doigt dans un drôle d’engrenage.

 

Mon Avis Sang

C'est au Havre que l'on retrouve notre cher embaumeur... C'est du côté du pénitencier qu'il officie cette fois-ci. Et quand les corps s'expriment, Mandoline sait lui que ça va saigner...


L'auteur nous offre une belle balade en région normande et plus particulièrement dans la ville du Havre, qu'il nous fait sillonner à travers son récit.

C'est un plaisir de retrouver Luc Mandoline dans une aventure musclée et border-line. Quand il tombe sur un meurtre maquillé en suicide et qu'il gratte un peu, il sait très vite que "la merde", devra tôt ou tard remonter à la surface. On aime son humour, son franc-parler, ses méthodes franches et arrêtés, sa façon à lui d'aller droit à l'essentiel.

L'écriture exprime une gouaille joueuse et acérée, les personnages exercent leur pouvoir truculent. Il est question de violence, de pédophilie, de trafic, de corruption. L'enquête est sensible, il y a de l'énergie, du drame, des cascades, de la testostérone.

Un roman périlleux et de haute voltige que l'on suit tambour battant. Putain, Mandoline, tu nous avais manqué !


Citation Sang

"Il faut commencer doucement, et augmenter le taux d'emmerdements de la smala, si dès le départ nous tapons trop fort, cela sera moins percutant. Je suis persuadé que de faire monter le taux d'adrénaline tout doucement de ses ennemis est un bon moyen de les amener à faire des conneries et à être ainsi plus vulnérables."

 

Bandeau - HAVRE_de paix

28 mai 2018

"La Surnommeuse" de Pascal Houmard aux Éditions Mon Village

La Surnommeuse

 

"La Surnommeuse" de Pascal Houmard aux Éditions Mon Village

Pascal Houmard : Un roman travaillé

 

La Surnommeuse

La Surnommeuse - Éditions Mon Village

Combien de temps encore évolueras-tu, Antigona Krestaj, à la manière d’une funambule, sur la corde raide de dilemmes insoupçonnés, tes scrupules de flique et ta soif de vérité pour seul balancier ?
L’odeur tenace de putréfaction du cadavre retrouvé à Montelly, les haut-le-cœur d’indignation qu’inspire la poupée de chair désarticulée gisant dans un caniveau de la Borde, quinze années au sein de la Crim’ lausannoise t’ont appris à composer avec ça...

http://www.editions-monvillage.ch

 

Mon Avis

Tout commence quand on découvre le cadavre d'un homme qui écrit pour les autres. Antigona Krestaj, en charge de l'enquête, n'aura de cesse alors, de flirter entre raison et sentiments...


C'est un roman enfoui qui nous entraîne vers des pièces imbriquées les unes dans les autres. Très vite, on passe d'un crime à un autre, à des silences, des secrets en substance.

Des évènements du passé qui rejaillissent et se télescopent, des éléments codifiés, des fausses déclarations, nous mettent à mal, nous passionnent, nous interrogent. L'auteur exerce une fascination trouble sur nos émotions notre intellect. Il y a de l'urgence, de l'intuition, de la réflexion dans ce récit à la fois sensible et vertigineux. L'écriture est érudite, joueuse, précise. Il y a une volonté de décortiquer les mots, de se les approprier, de les faire chanter.

Les personnages nous hantent dans leurs contradictions, leurs souffrances, leur complexité. On est suspendu à la dualité d'Antigona aux prises d'un véritable imbroglio judiciaire. On aime sa personnalité, son aura séductrice, son sens de l'à-propos. Elle retient toute notre attention, nous électrise, nous désarçonne. On foule ici l'amour, la passion, la déraison qui selon s'entrechoquent, s'entrelacent et masquent les évidences...

Dans cette course folle à la vérité se délient à la mesure du déchiffrage des mots, les maux aussi insondables, qu'inavouables.

Un roman maîtrisé, bien mené qui séduit, frictionne et nourrit nos neurones. Plus qu'une lecture, un réel éveil ou défi !



Citation

"Elle ne le faisait pas par mépris, mais par habitude, car, aussi loin qu'elle s'en souvenait, elle adorait marquer de surnoms les gens qu'elle côtoyait ; elle gardait cela pour elle, comme une enfant, jalousement, peut laisser fermer une boîte à musique, de peur que d'autres, en l'écoutant, n'y perçoivent qu'une suite de sons discordants."

 

Site de l'auteur

http://www.pascalhoumard.com/

Bandeau - La Surnommeuse

09 mai 2018

"Fleurs de sang" de Jérôme Frioux-Toublant aux Éditions De Saxus

Fleurs de Sang

 

"Fleurs de sang" de Jérôme Frioux-Toublant aux Éditions De Saxus

Jérôme Frioux-Toublant : Un polar au pouvoir enivrant

 

Fleurs de sang

Un des fleuristes emblématiques du marché aux fleurs de Paris est mystérieusement assassiné.
L'enquête est confiée à la police criminelle menée par le commissaire Durrieu, personnage haut en couleur qui ne s'en laisse pas conter et qui tient son équipe d'une poigne de fer.
Thom, un ancien inspecteur de l'équipe du commissaire, connaissait la victime et va se retrouver entraîné dans cette affaire malgré lui.
Les témoignages s'enchainent, mais d'autres meurtres également. Parmi tous les personnages gravitant autour du marché, un meurtrier agit dans l'ombre et fait disparaître les preuves...

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Mon Avis

Franck Renard, fleuriste, est retrouvé assassiné. Le marché aux fleurs est en émoi, et c'est le début d'une enquête pour le commissaire Durrieu et Thom qui va les conduire vers un casse-tête mortel et attractif...


C'est un roman troublant, ensorcelant qui nous mène par le bout du nez, partout où nous poursuit ses effluves de fleurs.

Pas n'importe quelle fleur, mais des orchidées sublimes, précieuses, rares, que l'on croit être au centre de tous les secrets...

Les cartes sont révélées scrupuleusement une à une devant nos yeux, permettant de nous familiariser avec l'ambiance et la personnalité des personnages, en relation directe ou indirecte avec notre affaire d'homicide. On se rapproche de la vie, de la victime et on tente de dérouler un fil, d'accrocher quelques hypothèses...

Le déroulement de l'enquête est tout ce qui a de plus classique et méthodique. Rien n'est laissé au hasard et Thom apporte un regard neuf à l'enquête d'investissement. Les victimes se succèdent, on est attiré et aveuglé par des fausses pistes et à la fois gêné par quelque chose qui nous échappe...

L'écriture est habile, chirurgicalement bien menée. Elle nous séduit, nous manipule, nous désarçonne de manière efficace et imperturbable.

Des personnages aux reliefs tranchés, des mises en scène projetés, théâtrales, un suspens millimétré, un dénouement choc font de ce polar un incontournable moment !

 

Citation

"La seule chose que ce foutu métier m'a apprise, c'est que généralement, on sait ce qu'on cherche une fois qu'on l'a trouvé ! Pour le moment, on entasse, on accumule. Il en sortira bien quelque chose... ou pas."

 

26 février 2018

"Le diable s'habille en Licorne" de Stanislas Petrosky aux Éditions Lajouanie

Le Diable s'habille en licorne

 

 

"Le diable s'habille en Licorne" de Stanislas Petrosky aux Éditions Lajouanie

Stanislas Petrosky : Du rififi chez les cathos

 

Requiem, votre curé préféré est de retour à… Dunkerque et en plein carnaval ! Pour une séance d’exorcisme.

Notre héros, hors norme, est, il faut l’avouer, un peu étonné par cette divine mission. Non pas qu’il ne croie pas au démon, c’est quand même un petit peu son boulot, mais il se méfie, c’est tout. Il faut dire que les festivités donnent lieu à de sacrées fiestas mais aussi à quelques curieux décès. Des lycéens meurent les uns après les autres après avoir ingurgité des bonbons aux saveurs bien peu catholiques. Requiem réussira-t-il à démanteler ce trafic de « Licorne » et à sauver le carnaval ? Vous le découvrirez dans ce troisième tome des aventures de Requiem, le plus déjanté des serviteurs du Seigneur…

https://www.editionslajouanie.com

 

Mon Avis Pollar

Requiem revient pour le carnaval de Dunkerque pour une affaire d'exorcisme, semble-t-il. À y fouiller de plus près, il y a tout à penser qu'il s'agit d'une overdose à "la Licorne" (une drogue dangereuse). Vous voulez mon avis, les lecteurs ? Cet épisode nous promet certainement, encore une belle descente aux enfers.


Esteban nous aurait presque manqué, son retour nous rassure et nous assure à coup sûr des moments inoubliables et franchouillards, dont on se gargarise sans modération.

On a plaisir à retrouver ce curé haut-en-couleur, à la gouaille et au culot consommé. On commence piano ici, histoire de tâter du terrain. Esteban observe d'abord et déblaie ensuite...

La démarche est délicate chez les "cul-serrés". On suit son aventure avec curiosité, malice et frénésie. L'auteur mise tout sur l'ambiance, sa verve, la proximité avec le lecteur. Il y a du suspense, du risque, des péripéties en vois-tu en voilà. On aime toujours autant le caractère jovial et sans appel de notre héros-justicier, aux sentiments si finement dévoilés. On se prend de plus en plus d'affection pour lui et sa fidèle comparse Cécile. Entre eux, on sent que cela crépite, et leurs énergies réunies ne manquent pas de faire des étincelles.

L'enquête s'accélère, le temps presse, alors que les jeunes ouailles tombent comme des mouches. Notre équipe a peu de temps pour remonter à la source du trafic et identifier les coupables. On en perd plus une miette, on s'angoisse, on retient notre souffle jusqu'au dénouement final.

Requiem se donne encore à fond : c'est plus qu'une mission pour lui, un noble sacerdoce. Cet homme-là mérite bien de s'en jeter une petite, blonde, brune ou rousse. Vous le connaissez bien maintenant, il n'est pas là pour faire le difficile !
 

Citation Pollar

"Bon ce que je lis dans le dossier scolaire, c'est tout ce que je sais déjà, rien de neuf. Tu vois, je serais un fainéant, je ferai un rapport à Falvo comme quoi la gamine était possédée, que le malin est rentré dans ses pénates et basta. Mais moi, tu m'connais, je ne suis pas comme ça, alors on va fouiller et chasser la Licorne."

 

Bandeau - Le Diable s'habille en licorne


07 novembre 2017

"Pour l'amour d'un terroriste" de Fanny Matthew

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"Pour l'amour d'un terroriste" de Fanny Matthew

Fanny Matthew : Un roman douloureux

 

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Pour l'amour d'un terroriste

Un jeune homme au passé de délinquant, Benjamin, tombe sous l'emprise d'un individu puissant et radicalisé qu'il rencontre en prison, Abou. Lorsque le jeune homme prend conscience de la dangerosité de cette alliance, il est trop tard. Abou a des projets mortels p...

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Mon Avis

Benjamin est interné à Fresnes pour propagande et incitation au terrorisme. Sous l'emprise de son mentor Abou, il va séduire Sara gardienne de prison et l'entraîner avec lui dans une vertigineuse descente aux enfers...


C'est un roman dur qui peut heurter la sensibilité. Il nous met au cœur de la séduction perverse, de l'endoctrinement. Le processus est long, lent et insidieux.

Quand Sara tombe sous le charme de Benjamin, elle lui ouvre son cœur, son âme et toute sa confiance. Loin de s'imaginer qu'elle n'est qu'un pantin, un objet d'instrumentalisation vers un obscur et funeste dessein. Sara nous dit tout de ses sentiments, de son aveuglement, de ses erreurs, de son mutisme, des changements qui la bouleversent. Sara a failli à son devoir, se laissant surprendre par ce qu'elle croit, la vie, l'amour. Et pourtant, derrière les belles paroles, les gestes tendres se prépare la plus dangereuse et abominables des haines.

On parle de danger, de manipulation, de convictions, de crime, de folie des hommes.

L'écriture est directe, spontanée et vraie. Elle touche là où ça fait mal, sans tricherie, sans grand ménagement. On est ému par la vulnérabilité des personnages pris au piège dans cette histoire qui vire au cauchemar. Parce qu'ils ont perdu le contrôle, précipités le malheur autour d'eux...

Victimes de leur innocence, Benjamin et Sara ont brûlé leurs ailes, celles de leur jugement intègre et de leur liberté.

Ce roman ouvre des fissures qui auront du mal à se résorber...

 

 Citation

"Mais pour la première fois de sa vie, elle est désarmée, elle n'est plus la maîtresse à bord. Un homme tire les ficelles, et elle semble prise au piège. Il est beau, l'attire, son visage ténébreux cache un mystère, elle se sent le besoin vital de le percer."

 

07 janvier 2017

"Esprit, es-tu là ?" de Sonia Agudo

 

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"Esprit, es-tu là ?" de Sonia Agudo

 Sonia Agudo : une enquête insolite

 

Résumé :

 Un soir, cinq jeunes femmes, inconscientes du danger qui les guette, se retrouvent dans une grande et vieille maison pour participer à une séance de spiritisme...
Après "Qui a tué Anna ?", une nouvelle enquête du commissaire Barreau...

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Mon avis :

Au cours d'une séance de spiritisme, cinq amies se font une belle frayeur avant qu'un véritable drame surgisse. Le cauchemar ne fait malheureusement que commencer...


Ce roman court à l'ambiance rétro se lit avec pure gourmandise. L'auteur cré une ambiance inquiétante autour du spiritisme. Une façon un peu de noyer le poisson pour le criminel qui sévit tout au long de l'intrigue.

Les enquêteurs devront faire preuve de sang-froid et garder la tête sur les épaules. D'ailleurs, on suit avec beaucoup d'intérêt les interrogatoires, leurs analyses et in fine déductions. On aime leur méthode logique qui va les mener vers la vérité. Les personnages sont brossés à la hâte et on ne se focalise pas particulièrement sur leur personnalité, mais plutôt sur le jeu ou le rôle qu'ils ont dans cette affaire. L'écriture est efficace, on accroche très vite et on se laisse envahir par l'énergie et la curiosité pour ne plus lâcher jusqu'au dénouement final.

Une jolie maîtrise pour ce récit, vous ne devriez n'en faire qu'une bouchée !

Citation :

"... ces derniers jours, elle entendait des bruits bizarres chez elle, et... au lieu de se dire que ce n'étaient que de simples bruits, comme on en entend dans toutes les vieilles maisons... elle s'est mise en tête qu'un fantôme hantait sa maison..."

 

Le site de l'auteur :

Sonia Agudo

https://soniaagudo.wordpress.com/

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20 décembre 2016

"Je m'appelle requiem et je t'..." de Stanislas Petrosky aux Éditions Lajouanie

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"Je m'appelle requiem et je t'..." de Stanislas Petrosky aux Éditions Lajouanie

Stanislas PetroskyUn polar pêchu et endiablé

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Je m'appelle requiem et je t'... de Stanislas Petrosky

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ?

Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons.

Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.
Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre.

Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…



http://www.editionslajouanie.com

 

Mon avis :

Esteban Lehydeux n'est pas un prêtre comme les autres. Exorciste et bon vivant, il traque et débusque les travers humains avec la gouaille et l'esprit qui le caractérise. Ce drôle de personnage nous emmène dans une sale histoire, si le cœur vous en dit ?

Si vous vous vous faisiez une idée de la prêtrise avant de débuter ce roman, laissez tomber, vous êtes sûrement à côté de la plaque. Parce qu'Esteban, croyez-moi, il "déménage" carrément !

Il n'a pas froid aux yeux, ni sa langue dans sa poche et sa vision du christ peut en dérouter plus d'un. Dans un contexte d'infiltration, Esteban se met en danger et se retrouve dans des situations ô combien épineuses. C'est cocasse et irrévérencieusement drôle. On aime le choix de narration et la proximité créés avec le lecteur.

L'écriture est amusante, vertueuse, fantasque. L'auteur prend un plaisir allègre à choquer autant qu'à divertir. L'enquête nous entraîne dans des crimes glauques et barbares. On est de tout cœur au côté d'Esteban et comme lui, on veut que les coupables paient. L'intrigue est rythmée, cela passe très vite et on se prend complètement d'affection pour ce prêtre irrésistible et décadent.

Un vrai régal, une insoupçonnable révélation, un énormissime coup de cœur. On ne demande qu'une chose, il y aura-t-il d'autres aventures d'Esteban ? Un conseil, accrochez-vous et laissez le charme agir...

Vous n'allez quand même pas vous dégonfler !!!

Citation :

"Eh oui, je le confesse à toi lecteur, mon ami, mon frère, je crois que ce qui m'a fait entrer dans les ordres, ce n'est pas seulement ma foi en Dieu, c'est aussi et surtout mon désir de combattre le diable."

 

A propos de l'auteur :

StanislasPETROSKY

L’individu qui se cache derrière le pseudonyme de Stanislas Petrosky est français et vit en Normandie, à quelques kilomètres du Havre. Sa profession, thanatopracteur, n’est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime et l’humour… noir.

Cet auteur atypique voue un culte immodéré à Frédéric Dard. Sa plume est trempée dans la même encre. Résultat, on se passionne, on se gondole, on frémit, bref on se régale. La preuve c’est Nadine Monfils, la mère de Mémé Cornemuse et d’Evis Cadillac qui signe la préface.

09 décembre 2016

"Mandoline VS Néandertal" de Jean-Christophe Macquet aux Éditions l'Atelier Mosesu

mandolinevsneandertal

 

"Mandoline VS Néandertal" de Jean-Christophe Macquet aux Éditions l'Atelier Mosesu

 

Mandoline Vs Neandertal

L'embaumeur est amoureux... Mandoline a succombé aux charmes d'une jolie archéologue. Si Laura Auriol fouille la préhistoire, notre croque-mort préféré lui aussi va entreprendre certaines prospections plus ou moins archéologiques. Suite à la disparition d'un ancien frère d'armes, Luc va exhumer de vieux restes et découvrir d' étranges secrets et bien plus encore...

http://www.atelier-mosesu.com

 

Mon avis :


Si vous ne connaissez pas Luc Mandoline, cet ancien légionnaire sombre et mystérieux, il est temps de faire encore sa connaissance. Luc cet embaumeur baroudeur tombe amoureux ici, et se fourre le nez une fois n'est pas coutume dans une drôle d'histoire...


Un pur bonheur de retrouver Luc Mandoline dans cette aventure, ce personnage si attachant ! Si vous le connaissez un peu, vous savez déjà qu'il est un justicier hors pair. Le danger ne lui fait pas peur et aller au-devant des ennuis est une espèce de seconde nature chez lui.

Cet épisode va l'emmener dans l'arrière-pays toulousain sur les traces d'une disparition inquiétante. Sous le charme de la belle Laura archéologue, il va déterrer de vieux secrets en parallèle de fouilles en cours. On aime retrouver les personnages avec qui nous avions déjà fait connaissance. On s'amuse et on fond pour les sentiments amoureux de Luc. Au cœur de l'intrigue des recherches, des légendes urbaines, des actes cruels et abominables. Ce que va découvrir Luc pourrait bien créer un scandale mémorable. L'écriture est franche, directe, jouissive. L'auteur sait tenir en haleine avec une enquête originale et aboutie. L'atmosphère est mystérieuse, énigmatique et ce qu'on y découvre est autant consternant que choquant.

On dirait bien que Luc a réveillé d'obscurs et impénétrables méfaits. Jamais totalement seul, mais obstinément indépendant : il a tout pour vous surprendre et vous séduire. Jamais totalement seul, mais obstinément indépendant.

 

Citation :


"Je sais. J'aurais dû attendre comme me l'avait ordonné Mylène, attendre qu'un flic se laisse convaincre, attendre que Pôle Emploi m'appelle, attendre que Laura revienne. Je n'en pouvais plus d'attendre. Le rôle du spectateur ne me convenait pas, ne me convenait plus. Il ne m'avait jamais convenu, il fallait que je me réveille."


A propos de l'auteur :

Jean-Christophe MACQUET

JeanChristopheMacquet

Né en 1964 Jean-Christophe Macquet passe les premières années de sa vie à Etaples. Il concilie ses études d’histoire et un poste de surveillant. C’est après une petite parenthèse militaire qu’il revient s’installer définitivement à Verton. Depuis plus de quinze ans, Jean-Christophe Macquet travaille comme directeur du service culturel à la mairie d’Etaples-sur-Mer mais est aussi le secrétaire et membre fondateur de l’association Ecrit(s) du Nord, ainsi que secrétaire de l’association Stapula d’Etaples. Il est aussi membre du jury du prix Gérard de Nerval et a participé à la rédaction de l’ouvrage Contes et légendes de Flandres et de Picardie sous la direction de Marguerite Klein Lecat. (Source l'atelier Mosesu)

 

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07 novembre 2016

"L'affaire de la belle évaporée " de J.J. Murphy aux Éditions Baker Street

 

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"L'affaire de la belle évaporée " de J.J. Murphy aux Éditions Baker Street

 

L’Affaire de la belle évaporée - J. J. Murphy

31 décembre, New York, pendant la Prohibition. En compagnie de ses fidèles amis, Woollcott et Benchley, Dorothy Parker fête le nouvel an à l'hôtel Algonquin. La grande star de théâtre et de cinéma, Douglas Fairbanks, y organise une réception dans sa luxueuse suite. Alors que la soirée bat son plein, l'un des invités, le Docteur, annonce qu’un cas de variole vient d’être détecté, et l’hôtel est mis en quarantaine

http://editionsbakerstreet.com

Date de parution : 3 novembre 2016 • ISBN : 978-2-917559-89-5 • Prix TTC France : 21 € • 145 x 220 mm • broché 336 pages

 

Mon avis :

On fête le nouvel an à New-York à l'époque de la prohibition. A l'hôtel Algonquin, c'est l'effervescence, luxe et paillettes quand on dénonce le corps inanimé d'une actrice dans une baignoire le jeu de l'assassin grandeur nature peut enfin commencer...

Un crime a eu lieu dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Que personne ne bouge, le tueur est parmi nous ! Le ton est donné pour cette aventure qui va donner lieu à une enquête, voire à un spectaculaire jeu de piste.

Après "Le cercle des plumes assassines", l'auteur récidive avec humour et frasques dans un épisode des plus divertissant. On est loin des investigations policières d'aujourd'hui pour élucider un crime, mais Dieu que c'est bon ! Pour reconstituer, on interroge, on fouille, on formule des déductions, on observe beaucoup surtout. Nos personnages sont opaques et dissimulent bien des secrets...

Dorothy et Sir Conan Doyle vont tout faire pour dissiper les doutes et divulguer au grand jour la vérité. L'intrigue est sympathique, tonique et galvaudée. Mais on ne peut pas prétendre que cela ne fonctionne pas, bien au contraire. On sourit, on se creuse les méninges et on prend beaucoup de plaisir.

Un récit qui sonne comme un rendez-vous au théâtre. La plume ne manque ni d'élégance, ni de persuasion. Cet hôtel dont on visitera les moindres recoins est le défouloir de surprises en cascades et multiples rebondissements.

Un très bon moment à passer chic, choc et charme, pourquoi s'en priver ?

Citation :

"_Elle est froide comme la tombe, Dottie, poursuivit Woollcoott. Et silencieuse aussi comme une tombe. Qui parlera pour elle ? L'hôtel est en quarantaine. Aucun policier ne peut y pénétrer. Quelqu'un doit déterminer ce qui s'est passé, et je suis justement celui-là."