16 mars 2018

"Rêves de trappeur" de Rock et Kathryn Boivin aux Éditions XO

Reves-de-trappeur

 

"Rêves de trappeur" de Rock et Kathryn Boivin aux Éditions XO

Rock et Kathryn Boivin : Un récit évadant

 

Rêves de trappeur

Ce jeune homme assoiffé d’aventure, c’est Rock, un Québécois fort en gueule et grand admirateur de Davy Crockett. À dix-huit ans, il lâche tout, ses études, son confort, et part dans le Yukon, sur les traces des pionniers et des chercheurs d’or si chers à Jack London.
Au début des années quatre-vingt, sa route croise celle de Kathryn, une Calamity Jane qui tient tête à tous les machos qui l’entourent. Elle a quitté la Colombie-Britannique pour venir travailler sur des engins gigantesques dans une mine d’or. La rencontre de deux personnalités hors du commun.
Follement amoureux et portés par les mêmes rêves, la même quête d’absolu et de liberté, Kathryn et Rock répondent à l’appel de la forêt et décident de vivre au cœur du « bush », dans le Grand Nord canadien, selon la tradition des « coureurs des bois ».

http://www.xoeditions.com

 

Mon Avis Pollar

Rock et Kathryn nous racontent l'histoire de leur couple qui portent leurs rêves d'aventure et de liberté loin dans le grand Nord canadien. Leur vie, c'est le "bush", les cabanes, leurs chiens de traîneau, se confronter à la nature aussi humblement que simplement...


C'est le témoignage d'un couple hors norme et fort attachant qui nous guide sur le chemin d'un parcours énorme et fascinant. Tous deux en quête d'espace, de vérité, se trouvent et se comprennent pour réunir des projets que beaucoup jugeraient arriérés et un peu fous...

Il y a quelque chose qui se dégage de leur personnalité, une force, un amour, une spiritualité qui les anime et leur permettent de toucher leurs idéaux. Ce n'est pas la facilité qui les intéresse ou le confort, ils sont épris de bien d'autres choses : d'immensité, et de la beauté de la nature. Ils souhaitent la ressentir au plus profond d'eux même, se connecter avec elle et se réaliser...

Le défi est courageux, déroutant... On suit avec beaucoup d'émotion et de curiosité les anecdotes, les péripéties, leurs choix d'être conscients et de "grandir" pleinement. Sur leur route, ils rencontrent l'adversité, la solidarité, l'amitié. Ils éprouvent la rudesse des éléments, ils apprennent de leurs erreurs, à ressentir, à s'adapter, à devenir meilleurs.

L'écriture nous décrit les silences, l'absolu, les paysages. On se sent petit et vulnérable, et on répond à l'appel du grand froid, de la forêt, l'œil en éveil, l'esprit envolé. Rock et Kathryn ont ce petit simplement d'âme, un vécu qui transporte, délivre et illumine. Pour être, ils ont dû composer avec les exigences du milieu à l'état pur, sans jamais se trahir...

Ils nous donnent une belle leçon, une conception de vie. Êtes-vous prêt à faire ce grand voyage à leurs côtés ?

Citation Pollar

"La nature, tu la regardes, tu l'aimes, mais tu ne la comprendras jamais. Je vais en prendre conscience dans les prochains mois. C'est un peu de la magie, quoi. Tout se bouscule dans ma tête, les images de mes rêves d'aventure quand j'étais enfant, les visages de mes proches. J'aurais envie de prendre un haut-parleur surpuissant et de crier dans le ciel pour qu'on m'entende jusque dans la maison familiale : ça y est, j'ai trouvé mon pays !"

 

Bandeau - Reves-de-trappeur

 


15 mars 2018

"Femme de robe" de Michèle Dassas aux Éditions Marivole

Femme de Robe

 

"Femme de robe" de Michèle Dassas aux Éditions Marivole

Michèle Dassas : Un parcours d'exception

 

 

Femme de robe

Le portrait d'une femme d'exception " Robe sur robe ne vaut ", voilà comment un grand nombre de ses confrères avocats accueillirent la prestation de la première femme à avoir plaidé.

http://marivole.fr

 

Mon Avis

Paris, 1892, c'est la première fois qu'une femme française présente sa soutenance en droit. L'évènement fait sensation, dérange même l'ordre établi. Diplôme en poche, Jeanne Chauvin devra convaincre pour plaidoyer et porter haut les couleurs de la femme dans ses valeurs d'équité...


Michèle Dassas retrace la vie et le combat d'une femme de tête au caractère courageux et volontaire. On est fasciné par ce destin de femme remarquable et remarqué.

Épaulée par une mère qui croit en ses enfants et qui leur donne très tôt les armes pour se dépasser, elle travaille avec opiniâtreté. On ne peut que louer ses efforts et son assiduité à s'élever et à bousculer les mentalités qu'elle juge injustes et poussiéreuses. C'est un personnage fort, brillant, une pionnière, une militante pour la cause féminine. Elle conseille, elle soutient, elle enseigne, elle plaide.

L'auteur réussit à donner de la profondeur, du relief à son personnage, en allant au-delà de l'avocate, au cœur et dans l'intimité de la femme. À travers Jeanne, c'est une époque qui glisse et qui mute pour l'acquisition des droits et des libertés. Femme de cœur, femme d'honneur, elle force l'admiration et démontre que rien n'est impossible à force de persévérance et de conviction. On suit ce parcours romancé avec beaucoup d'intérêt et on aime se pencher sur les articles de presse de l'époque à la fin du récit.

Plus qu'un roman, un document, une biographie qui parle de droit, de probité, d'égalité. Dans "Femme de robe", la femme prend la parole, se bat, fait loi au nom de toutes les femmes !

 

Citation

"Elle tient de ses mains un livre ouvert, tout en regardant l'objectif. Dans ses yeux se lisent la satisfaction d'avoir réussi et la détermination. On sent bien que le titre obtenu n'est pas seulement pour figurer sur une carte de visite, mais qu'elle compte bien s'en servir pour plaider... Enfin !"

 

Bandeau - Femme de Robe

14 mars 2018

"Une bonne intention" de Solène Bakowski aux Éditions Bragelonne

une-bonne-intention

 

"Une bonne intention" de Solène Bakowski aux Éditions Bragelonne

Solène Bakowski : Une incroyable maîtrise

 


Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Et le pire se produit. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

http://www.bragelonne.fr

 

Mon Avis Pollar

Tout commence par l'enterrement de Karine, qui laisse son mari Nicolas et leur petite fille Mathilde dans la plus terrible des peines. Un an après sa disparition, l'absente pèse encore dans les esprits des vivants, de bien des façons...


On croit, et on se sent plonger dans le malheur ici avec ce roman, et cela s'avère bien plus terrible encore. Il y a quelque chose de diffus et de confus qui s'agrippe aux branches et qui prend son mal aux racines...

L'absence d'une mère pour la petite "Mati", la déficience d'un père anéanti, la surprotection d'une grand-mère, la bienveillance discrète d'une institutrice, sont autant d'éléments qui s'égrènent et se dispersent pour s'imprimer insidieusement...

L'écriture et le style sont maîtrisés, l'auteur mesure, pèse ses descriptions, décortique la face cachée de ses personnages... On est touché par la sensibilité de Mati, sa fragilité palpable et sa perception singulière des choses. Pour s'extraire d'un quotidien, d'une atmosphère pesante dans laquelle elle étouffe, elle trouve du réconfort dans le lien qu'elle entretient avec sa mère. Quand le monde des adultes fout le camp, Solène Bakowski nous raconte que les enfants ont encore leurs rêves...

Quand Mathilde s'échappe, l'inquiétude s'installe, les doutes s'insinuent, la culpabilité remonte à la surface. Il y a beaucoup de colère dans ce roman, des mauvais choix qui les régissent, des secrets destructeurs. Tout n'est pas tout noir ou tout blanc, mais il y a ce mélange qui complique tout...

On est totalement sous l'emprise de ce roman que l'on ne lâchera pas jusqu'à la fin avec ce sentiment d'immense gâchis, que l'on retient.

Citation Pollar

"Mati sanglote, sa voix se perd dans une larme d'où elle revient plus forte et assurée. C'est la première fois qu'elle en parle vraiment. Et que quelqu'un l'écoute. Car entre la souffrance de sa mère et celle de son père, il n'y a pas eu beaucoup de place pour la sienne."

 

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13 mars 2018

"Les limbes" d'Olivier Bal aux Éditions De Saxus

 Les Limbes

 

 

"Les limbes" d'Olivier Bal aux Éditions De Saxus

Olivier Bal : Un roman préoccupant

 

 

Les Limbes

De Saxus (@DeSaxus) | Twitter

Viêtnam, 1970. James Hawkins est une jeune recrue. Durant un assaut, il prend une balle dans la tête et croit mourir. Après un mois de coma, et tandis qu'il essaie de se rétablir dans un hôpital de Saigon, il découvre que quelque chose s'est éveillé en lui. Ses nuits deviennent des épreuves, son sommeil et ses rêves ne lui appartiennent plus. Désormais, lorsqu'il dort, il visite les songes des autres...

https://twitter.com

 

Mon Avis Pollar

Viêtnam 1970, rescapé d'une attaque militaire, James se réveille après un mois de coma. De drôles de rêves se manifestent dés lors, au cours de ses nuits...


Olivier Bal nous propose ici de se pencher sur le sommeil, une mécanique complexe, une porte ouverte sur les rêves et leurs mystères.

Après son accident, james Hawkins est spectateur de manifestations troublantes, ses rêves aussi insaisissables soient-ils, lui échappent et le rapproche de l'incontrôlable. Entrer dans l'intimité, la vie des autres chaque nuit le fragilise, le rend vulnérable. Pour la C.I.A, il est l'élément d'un projet d'expérimentation secrète "Les limbes" qui ne fait que commencer.

Ce roman nous plonge vers le diffus, l'indescriptible, l'enfer et le méconnu. L'écriture est très addictive, elle nous précipite très vite dans une angoisse et nous maintient dans une adrénaline constante et jaillissante. On vit les expériences de James avec curiosité et appréhension. Ce qu'il nous amène à voir nous sidère et ne nous surprend qu'à moitié. On éprouve un sentiment de malaise. On est attiré par l'énergie de l'inconscient, du contrôle, de la peur, du danger. On se rapproche du domaine de la science, de la légende, du symbolique. On se laisse entraîner dans un scénario qui s'enraye et s'accélère sous nos yeux qui ne lisent plus que le sang, la mort, le cauchemar.

Le récit est infaillible, prégnant, il nous absorbe tout entier. Et si, nous ouvrions des portes pendant notre sommeil et que nous allions trop loin... Que se passerait-il ?

Avec ce roman, vous rentrez en zone illimitée, à vos risques et périls !

 Citation Pollar

"Les journées sont longues, interminables. Les infirmières me disent que je devrais me reposer, dormir. Mais je ne veux pas. Je ne peux pas..."

 

La nouvelle maison d'édition De Saxus nous présente ici leur premier roman "Les Limbes", un Thriller à découvrir.

Venez découvrir leur page Facebook

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12 mars 2018

"Un amour de liberté" de Nathalie Salmon aux Éditions Baker Street

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"Un amour de liberté" de Nathalie Salmon aux Éditions Baker Street

Nathalie Salmon : Un récit intéressant

 

Un amour de liberté

UN AMOUR DE LIBERTÉ Nathalie Salmon New York, années 1860. Jeune immigré juif et lorrain au courage fécond, Adolphe Salmon connaît une réussite fulgurante. Un ardent amour le lie bientôt à une lumineuse Américaine d'origine allemande, Sarah, au port de reine et aux yeux diaphanes, moderne avant l'heure.

https://editionsbakerstreet.com



Mon Avis Pollar

Tout le monde connaît le monument le plus célèbre des États-Unis : la statue de la liberté. Une statue monumentale qui incarne l'espoir de se construire, s'émanciper. Mais derrière le symbole, il y a l'histoire d'une rencontre, sans laquelle rien n'aurait été possible...


Nathalie Salmon se rapproche de la légende, dévoile les coulisses de ce monument et honore ses ascendants témoins d'une époque émergeante.

Ici, c'est Adolphe Salmon à qui l'auteur, a choisi de donner la parole pour étayer son récit. C'est un voyage dans le temps qui nous est offert, une aventure romanesque autour de l'amitié, la vie, la construction. Fantasme ou réalité, on se plaît à penser à la personnalité, inspirée derrière cet édifice, détenteur de biens des fiertés. On traverse et on mesure les années de travail nécessaires à l'élaboration et la réalisation d'un projet considérable et ambitieux.

Mais on accompagne aussi un climat historique, d'immigration, des hommes et des femmes venus chercher un sentiment neuf et d'ouverture au monde. Ce cadeau du peuple français aux États-Unis, confié au sculpteur Auguste Bartholdi devient l'emblème de toute une nation. Le visage de l'icône de la liberté a pu être inspiré par Sarah l'amour ardent, l'épouse d'Adolphe : une femme admirable et d'exception.

Ce récit nous transporte vers quelque chose de plus intime, offrant une autre dimension et l'occasion, peut-être de raviver la flamme ?

Citation Pollar

"Quand son visage dominera New-York à la fin de l'année, nul autre qu'elle, moi et le sculpteur ne le saura. Plus quelques ouvriers qui n'en ont cure. Non que la statue ne soit pas ressemblante, elle est même saisissante, mais elle est si puissante dans sa présence et sa gravité que personne n'y pourrait trouver la femme sous le symbole. C'est bien là le génie de Bartholdi. Sarah lui a prêté un visage au moment où elle n'en avait pas encore et la force de l'artiste justement a consisté à faire oublier celui de son modèle."

 


09 mars 2018

"Les secrets" d'Amélie Antoine aux Éditions Michel Lafon

Les Secrets

 

"Les secrets" d'Amélie Antoine aux Éditions Michel Lafon

Amélie Antoine : Un roman saisissant

coupcoeur

 

Les Secrets

Michel LAFON - LES SECRETS, Amélie Antoine

Vous l’aimez plus que tout au monde.

Vous lui faites aveuglément confiance.

Vous ne rêvez que d’une chose : fonder une famille ensemble.

Mais rien ne se passe comme prévu.

 Jusqu’où iriez-vous pour éviter de tout perdre ?

http://www.michel-lafon.fr



Mon Avis Pollar

Mathilde et Adrien veulent un enfant qui tarde à venir. Ce combat est sur le point d'anéantir Mathilde, et créé des difficultés au sein du couple. Jusqu'où devront-ils aller pour tenir ? Jusqu'où sont-ils prêt à aller par amour ?

Amélie Antoine s'attaque à un sujet délicat et tabou dans la vie d'une femme, d'un couple. Quand le désir d'être mère devient une obsession et qu'il brûle de l'intérieur. On remonte le temps avec Mathilde pour comprendre ses douleurs, ses errances, ses folies.

Elle nous entraîne sur le chemin de sa  rencontre avec Adrien, leur vie à deux. Il y a quelque chose de fragile, de cicatriciel dans ce parcours féminin. Pour la comprendre, on rentre sensiblement dans ses affects, à l'intérieur de son intimité. Sa vulnérabilité nous dérange, nous atteint.

L'auteur réussit à nous faire rentrer dans la peau du personnage, nous faisant éprouver le malaise, l'inquiétude, la consternation.

L'écriture est symptomatique des maux de Mathilde qui nous malmènent, nous désarçonnent. On se sent aspiré tout entier par cette histoire, envahi par  le trouble des mensonges. On est éprouvé, heurté par le caractère dissimulé, les émotions à fleur de peau, cette énergie dépensée à s'inventer et à s'oublier...

Avec elle, elle précipite ceux qui  l'ont accompagné dans sa danse. Adrien est témoin et victime de ses frasques, conscient du vide qu'elle ressent et qu'elle s'évertue à remplir. Ces années refoulées disent les silences, les absences, les colères, les déceptions, les espoirs meurtris, gâchés. Quand pour une vie donnée, l'amour ne suffit plus, il y a des secrets accommodants qui proclament l'amour, en silence.

Un roman fascinant pour lequel on consent à s'abîmer irrémédiablement...

Citation Pollar

"Parfois les frontières entre sa vie réelle, sa vie imaginée, et même sa vie rêvée semblent floues, comme spongieuses. Qu'est- ce qui est vrai ? Qu'est-ce qu'elle a imaginé ? Il arrive que Mathilde ne soit plus vraiment capable de le dire."

 

Site de l'Auteur Pollar

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"Makoro" de Florence Malmassari aux Éditions Ateliers Henry Dougier

Makoro

 

"Makoro" de Florence Malmassari aux Éditions Ateliers Henry Dougier

Florence Malmassari : Une invitation au voyage

 

Makoro

Makoro vient de Kissibougou, un village en brousse. À Bamako, dans un minuscule deux pièces, Ada sa tante l’accueille comme si c’était sa fille. On plonge alors dans la vie d’un quartier bouillonnant aux côtés de personnages pétulants : la vieille Niéba, Touré le professeur, Inoussa le prodige, Abdoulaye-jus-à-bulles et petit Youssouf, qui nous entraînent dans un Mali vibrant, poétique et profond.

 Mon Avis Pollar

Makoro a 10 ans, quand elle quitte sa brousse natale pour Bamako. Là-bas, ce sont des rencontres, une ambiance, une énergie qui vont la construire...


Florence Malmassari nous plonge dans un Mali aux multiples facettes, aux innombrables paysages, aux portraits originaux et attachants. À travers ses personnages, elle nous raconte l'Afrique, son passé, ses difficultés, ses coutumes, ses fantasmes...

L'écriture nous précipite à l'intérieur de saveurs réconfortantes et inconnues. On se sent à l'aise, et bientôt familier de cette vie de quartier, au relief croustillant. On effleure du doigt des thèmes comme l'éducation, la sexualité, les rapports homme-femme, la vie, la mort. On y touche des valeurs profondes et bien ancrées, de la sagesse, du rêve aussi.

Il y a une réelle dimension qui se dégage de ce récit, des métaphores chaudes et enivrantes dans lesquelles on s'enveloppe. Les images défilent dans notre tête laissant voguer, et prendre place à l'imaginaire ensuite. Makoro nous fascine, nous impressionne. Ses aventures nous instruisent, nous portent, nous donnent à voir la vie d'un autre point de vue, autrement.

Un roman exotique, évadant, fascinant et tellement riche... À découvrir sans attendre !

Citation Pollar

"Dès qu'il fut capable de se tenir assis, on plaça dans les mains de l'enfant une kora fabriquée sur-mesure. On recommanda au plus habile luthier d'adapter l'instrument à la taille de l'élève. Les miniatures exigent une précision immense, il y passa quinze jours, et autant de nuits : c'est dans les petites choses qu'est la grandeur."

 

08 mars 2018

"Passager 23" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel

Passager 23

 

"Passager 23" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel

Sebastian Fitzek : Un thriller efficace

 

Passager 23

http://www.editionsarchipel.com/livre/cabine-23/

Imaginez un lieu isolé.
Un lieu où disparaissent, année après année, des dizaines de personnes…
Sans laisser de trace.Un lieu rêvé pour des crimes parfaits.
Bienvenue à bord. La croisière ne fait que commencer…

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon Avis Pollar

177 passagers de croisière auraient disparu en l'espace de 10 ans. Martin qui a perdu sa femme et son fils dans des circonstances mystérieuses est là pour mener ses investigations et trouver des réponses...


Sebastian Fitzek nous offre ici un roman remarquable et déroutant. Tout repose sur un lieu insolite pour des disparitions inexpliquées. Des histoires classées sans suite rangées au clan des suicides...

Parti d'un fait réel, l'auteur brode un récit aussi hallucinant que consternant. Très vite, on plonge dans quelque chose de beaucoup moins facile et beaucoup plus obscure à explorer. Qui est cette femme que l'on torture, au fond d'un puits ? Et cette jeune fille, retrouvée sur le pont, qui a été manifestement retenue prisonnière ? L'ambiance est malsaine, stressante. Sans savoir ou comprendre, on pressent que l'on marche et on avance sur une surface fragile, dissimulée, dangereuse...

Martin cherche des concordances, des éléments, nous préoccupe et nous essouffle dans cette chasse à la vérité. Les péripéties sont nombreuses, périlleuses, se rapprochent de la laideur, de l'abominable. Martin est mis à mal, intimement concerné par le tabou, l'inconcevable...

L'intrigue est millimétrée, c'est incroyablement bien ficelé. Les personnages nous heurtent et nous bluffent à la fois. On se sent pris au piège, témoin de quelque chose d'étouffant. Jusqu'au bout, les révélations s'enchaînent, s'échappent et nous précipitent dans un tourbillon dont on ne croit jamais voir la fin...

C'est incontestablement un scénario grandiose et imperturbable. Glaçant et maîtrisé : c'est sûr, vous ne verrez jamais plus les croisières comme avant...

Citation Pollar

"_On estime que chaque année, sur tous les paquebots qui croisent sur les mers du globe actuellement, vingt-trois personnes au total passent par-dessus bord.

Passager 23 !"

Bandeau-Passager 23

 

"L'ensauvagé" d'Héloïse Combes aux Éditions Marivole

ensauvagé

 

"L'ensauvagé" d'Héloïse Combes aux Éditions Marivole

Héloïse Combes : Une plume exceptionnelle

 

L'ensauvagé

François, un jeune garçon solitaire et énigmatique, grandit dans un village berrichon. À travers un récit tendre et poétique, L’Ensauvagé sonne comme une ode à la nature, à la liberté, au mystère de vivre, à la grâce des petites choses.

http://marivole.fr

 

Mon Avis

"L'ensauvagé", c'est l'histoire de François, un garçon mystérieux qui vit à l'intérieur de lui, la nature du Berry qu'il affectionne. Avec lui, on se rapproche un peu plus du réel, de la vie, de ses satisfactions...


C'est un récit pur, si finement écrit et emprunt de poésie au cœur de la région du Berry. François grandit en lisière de forêt, et dés son pus jeune âge, est épris de liberté.

C'est son amour pour les grands espaces, sa curiosité inébranlable, son goût pour l'aventure à l'intérieur des éléments, qui le nourrit. Ce solitaire, cet original, ne se satisfait que du bonheur d'être lui-même en accord avec ce qui l'entoure. Sensible, intuitif, son esprit et son être tout entier l'invitent à s'enfuir. Il fait l'admiration de sa sœur Lise, qui cherche à décrypter ses rêveries, ses errances.

Profond et insaisissable, elle nous décrit le personnage avec des mots magiques, des sentiments infinis. Des innombrables jeux, aux bêtises impétueuses, elle nous esquisse la vie qui passe, faite de bouleversements, de ruptures, d'amour, d'innocence. On hume les parfums, on savoure les couleurs, l'immensité, la liberté à travers cette plume, enveloppante, propice au rêve et à l'évasion.

Héloïse Combes nous fait toucher du doigt l'imperceptible, l'authenticité. La nature a ses trésors, ses secrets que seuls les cœurs purs sont à même de déchiffrer...

Citation

"Tu as de grands yeux noirs, tristes et doux comme des lacs ; comme sont aussi les yeux des ânes. Et au fond de ces grands yeux noirs, comme une deuxième paire d'yeux embusquée qui brille d'un éclat farouche."

 

L' Ensauvagé - Héloïse Combes