"La petite amie" de Michelle Frances aux Éditions de l'Archipel

 La petite amie

 

"La petite amie" de Michelle Frances aux Éditions de l'Archipel

Michelle Frances : Un thriller à sensations

 


ELLE AIME VOTRE FILS...

Laura a tout pour elle : un beau mariage, une situation enviable et un fils, Daniel, qu’elle adore.
Quand ce dernier, étudiant en médecine de vingt-trois ans, rencontre Cherry, superbe jeune femme issue d’un milieu modeste, Laura l’accueille à bras ouverts.

… ELLE VEUT VOTRE MORT !

Mais elle va bientôt découvrir sa future belle-fille sous un tout autre jour… bien plus sombre. Et si Cherry n’en voulait qu’à l’argent de son fils ?
Les deux femmes vont dès lors se livrer une guerre sans merci. Un jeu qui pourrait se révéler fatal…

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon Avis

Laura a une relation privilégiée avec son fils unique, brillant, future médecin. Une seule ombre au tableau, l'arrivée d'une petite amie envahissante et peut-être un peu trop intéressée...


Deux femmes, un homme, des intentions bien différentes : une confrontation de tous les instants. L'auteur nous propose ici un roman sous tension que nous ne sommes pas prêts d'oublier.

Cherry vient d'un milieu populaire, elle en a beaucoup souffert et veut tout faire pour s'en extraire. Laura elle, a déjà perdu une fille et a développé un sens aigu de protection. C'est tout cela qui va se jouer dans cette intrigue les failles, et l'exploration de sentiments préoccupants. Il y a quelque chose de personnel, d'obsessionnel qui se joue dans la personnalité et les réactions de Laura et de Cherry. Il est question de dissimulation, de mensonges, de suspicion, mais aussi de manipulation et d'esprit de vengeance. On se laisse entraîner en eaux troubles dans une descente vertigineuse et semble-t-il impossible à arrêter.

L'écriture est habile, précise et nous livre son climat d'oppression tenace et perturbateur. On est curieux, inquiet, préoccupé, atterré parfois sans doute à l'idée d'en savoir trop. Il règne un malaise ici à être omniscient finalement. On pressent qu'il y aura un drame inévitable...

Les personnages nous hantent avec leurs douleurs, leurs secrets, leurs instincts démesurés. On se sent proche de leurs malheurs et ils nous font mal.

Ce thriller psychologique vous colle à la peau de bout en bout, vous surprend et vous suspend jusqu'à la dernière ligne. Un combat déloyal pour une issue fatale.

 

Citation

"Elle se rappela les manigances auxquelles Cherry s'était livrée pour décrocher son emploi. Et puis il y avait de l'argent. Elle avait apparemment escroqué 100 livres à Daniel, ce qui soulevait une sombre et embarrassante question : Cherry était-elle une croqueuse de diamants ?"

 

09 octobre 2017

"The rain" de Virginia Bergin aux Éditions Bayard

the-rain

 

"The rain" de Virginia Bergin aux Éditions Bayard

Virginia Bergin : Un roman apocalyptique

 

The rain - Bayard Editions

Une pluie mortelle s’abat sur la Terre : l’humanité est menacée de disparition. Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père.
Je m’appelle Ruby Morris, et voici mon histoire. Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d’être encore en vie.

 

Mon Avis

Ruby Morris, 15 ans nous raconte son histoire depuis qu'un phénomène anodin est devenu exceptionnel et meurtrier. La pluie menace, elle tue, elle est en train de décimer l'humanité...


C'est un récit fort, poignant, alarmant à travers le témoignage d'une jeune fille en fleur. Ruby 15 ans nous émeut, nous tracasse et arrive même à nous faire sourire malgré les catastrophes qui s'acharnent autour d'elle.

C'est tout son monde qui s'effrite, s'abat sous ses yeux, l'amitié, les flirts : toute sa vie d'adolescente insouciante et débordante de joie de vivre. Elle revient en arrière, sur les premières manifestations de drames et sur les conséquences qu'ils ont engendrées. Ces évènements vont la changer irrémédiablement, elle va accuser les coups et grandir à la vitesse grand V. On aime sa franchise, son courage elle force notre respect, elle nous étonne dans le bon sens. On fait corps avec elle lors de cette aventure de la dernière chance.

L'écriture est réelle et haletante. Ici, tout est dit de l'horreur, du macabre et de la folie sans être atténué ou bien pire encore enjolivé. Il y a une urgence à être dans la vérité. Sous le désastre, on sent l'instinct de survie, l'envie de se battre et de ne surtout pas perdre espoir.

C'est une lutte habitée, consacrée, révoltée qui anime Ruby. Cette quête, elle va la poursuivre seule ou accompagnée libre de vivre, croire ou aimer. Ruby ne s'est pas encore résignée et finie de chercher...

Citation

Ca peut paraître affreux, et je ne voudrais sûrement pasqu'on compare ma mère et Henryà des objets, mais c'était comme ça. Il y avait des cadavres partout, et son accomodait. C'étaient des morts, et on respirtait encore.

A propos de l'Auteur :

Virginia Bergin vit à Bristol. Après un cursus en psychologie, elle s’oriente vers des études d’arts au Central Saint Martins College de Londres. Depuis, elle se consacre à l’écriture. Elle est notamment scénariste pour la télé et le cinéma. (Source Éditions Bayard)

Bandeau - the-rain

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06 octobre 2017

"Itinéraire d'une mort annoncée" de Fabrice Barbeau aux Éditions Hugo & Cie

Mort Annoncée

 

"Itinéraire d'une mort annoncée" de Fabrice Barbeau aux Éditions Hugo & Cie

Fabrice Barbeau : Un thriller impitoyable

 

Alors qu’il avait tout pour réussir, anthony a été rattrapé par les fantômes de son passé : divorcé, ruiné et ne supportant plus le poids de ses erreurs, il cherche son salut dans l’alcool et les psychotropes.

Lorsque Mélanie, son ange gardien, lui organise un anniversaire avec ses amis d’enfance en pleine campagne lilloise, il est loin de se douter qu’un piège millimétré se referme peu à peu sur lui.Les heures défilent et les cadavres s’accumulent. Anthony devra trouver la force d’affronter son passé s’il veut survivre.

Mais alors que les minutes s’égrènent, tout devient flou : Anthony est-il coupable ou victime ? Jamais Le tic-tac d’Une horloge n’aura été si angoissant.

http://www.hugoetcie.fr

 

Mon Avis

Anthony a tout perdu son travail, sa femme, la garde de sa fille et n'est plus que l'ombre de lui-même quand Mélanie organise pour lui un anniversaire qu'il ne pourra jamais oublier...


C'est un thriller comme on les aime, tendu et convaincant. On se concentre très vite sur Anthony le personnage central dans cette intrigue. Il nous intrigue, nous interroge sur son passé, ses convictions. On s'inquiète de ses intentions réelles ou névrosées.

On entre dans une valse trouble et obsédante alternant passé et présent. On se retrouve dans une ambiance huis clos qui tourne mal favorisant un climat anxiogène et hystérique. Derrière les tensions ressurgissent les secrets du passé. On s'introduit et on se faufile en eux comme dans un sommeil sans rêve, pris au piège d'un hébétement qui nous condamne. Les personnages nous hantent et nous font passer par toutes les émotions. On essaie de les jauger, de les sonder avec inquiétude, circonspection.

L'écriture est habile, secrète, perverse. On brûle de savoir et en même temps, on est retissant. Tout semble accuser Anthony tandis que les disparitions et les meurtres s'enchaînent, entraînant nos comparses dans le sillon de la paranoïa, de la folie. Angoisse, peur, suspicion, on entre dans le cycle terrifiant et infernal. Faute, culpabilité, responsabilité, désir de vengeance : tout semble lié à un évènement clé et majeur, un passé en commun.

Et si Anthony n'était pas le coupable, mais plutôt la victime ?

Derrière les apparences souvent trompeuses, se cache un piège incontrôlable, une machination implacable.

Rien ni personne ne pourra l'arrêter, le compte à rebours est lancé et exercera son œuvre... Il est déjà trop tard !

 

Citation

"Tourmenteur ou tourmenté ? Tortionnaire ou coupable ? Meurtrier ou victime ? Dois-je me martyriser d'être coupable ou me muer en bourreau impitoyable ?"

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05 octobre 2017

"Paysage perdu" de Joyce Carol Oates aux Éditions Philippe Rey

Paysage Perdu

 

"Paysage perdu" de Joyce Carol Oates aux Éditions Philippe Rey

Joyce Carol Oates : Un récit introspectif

 

Paysage perdu

C’est avec un mélange d’honnêteté brute et d’intuition acérée que Joyce Carol Oates revient sur ses jeunes années. Son enfance pauvre dans une ferme de l’État de New York fourmille de souvenirs : ses parents aimants, ses grands-parents hongrois, les animaux, la végétation, le monde ouvrier, l’école.

Ces années lui offrent à la fois un univers intime rassurant, mais un univers limité, cerné par des territoires inaccessibles, propices à enflammer l’imagination de la jeune fille qui trouve là ses premières occasions de fiction. Des territoires où la mort rôde et où les êtres souffrent : cette maison dans la forêt où les enfants sont battus par un père ivrogne qui y mettra le feu ; sa camarade Cynthia, ambitieuse élève qui se suicidera à l’âge de dix-huit ans ; sa soeur cadette autiste, Lynn Ann, qui deviendra violente au point de déchirer littéralement les livres de son aînée…

http://www.philippe-rey.fr

 

Mon Avis

Joyce Carol Oates nous ouvre les portes de sa vie, son vécu, son expérience qui ce qui fait d'elle un jour l'écrivain qu'elle est aujourd'hui. Entre imaginaire et réalité émerge le travail créatif, l'écriture, le talent...


Joyce Carol Oates fait le chemin à l'envers. Elle part de ses racines, de son enfance, de ses influences pour aller à son parcours de vie et d'écrivain.

Avec discrétion et je crois beaucoup d'honnêteté, elle dévoile sa nature profonde, sa relation à l'extérieur et au monde. On découvre sa singularité, son milieu, son histoire, le rôle des rencontres. Elle fait défiler, elle égrène les souvenirs qui ont forgé son goût pour les lettres et sa personnalité profonde. Chez elle, tout est nature à réflexion, à évasion. On aime ce caractère indépendant, volontaire et affirmé. On suit son parcours avec curiosité et intérêt.

On aime l'aspect touchant qu'elle donne aux gens à travers sa plume lucide et vraie. Elle ne nous cache rien des difficultés rencontrées, des peurs, des pertes endossées. Elle évoque non sans humour et tendresse des anecdotes chères à l'enfance. Avec elle, on traverse les années avec recul sans doute et humilité. Ce récit est une aventure à lui tout seul, suspendu dans l'espace-temps, éprouvant le rêve à l'intérieur de la réalité.

Il faudra se laisser guider par les mots, s'imprégner, pour saisir, comprendre la substance. Joyce Carol Oates est certainement née écrivain, une aptitude acquise qui ne dément pas ce "Paysage perdu".

 

Citation

"Je n'avais pas considéré qu'écrire puisse permettre d'être indépendant ni constituer une carrière ; écrire venait de mon moi le plus profond et le plus intime, et ne pouvait avoir aucun rapport avec le fait de gagner sa vie."

 

Bandeau - Paysage Perdu

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03 octobre 2017

"La clé d'Oriane" de Leslie Héliade (Auto-Édition)

 C1-La Clé d'Oriane

 

 "La clé d'Oriane" de Leslie Héliade (Auto-Édition)

Leslie Héliade : Un récit captivant

 

 

C1-La Clé d'Oriane

La Clé d'Oriane

Oriane est une dessinatrice talentueuse. Elle tente de se remettre d'une rupture difficile en s'adonnant à sa passion, les jeux vidéo en ligne. Mais lorsqu’un joueur apparaît chez elle en lui demandant son aide, tout est bouleversé...

Bien malgré elle, l’héroïne se trouve entraîné dans une enquête haletante qui fait hurler de rire à chaque page !


https://www.amazon.fr

 

 

Mon Avis

Quand son petit ami Xavier de longue date décide de rompre, c'est tout le monde d'Oriane qui s'écroule. Dés lors, elle va se réfugier dans l'univers des jeux qu'elle affectionne depuis toujours et vivre l'expérience la plus incroyable de son existence...


C'est un roman divertissant dans lequel nous plonge l'auteur, celui de deux mondes bien distincts qui ne demandent qu'à se rencontrer. Son imagination nous porte vers un passage, une porte ouverte sur un jeu virtuel en 3D plus vrai que nature et qui dépasse la fiction.

Quand Serrure sort du jeu pour hanter ses jours comme ses nuits, elle pense perdre pied et c'est pourtant bien le contraire qui est sur le point de s'accomplir. On suit cette aventure avec beaucoup de plaisir. Il y a de l'action, du rythme, de l'amour, de l'humour, du suspens, des péripéties. On aime ces personnages aux qualités discrètes, leur originalité, leurs contradictions que l'on ne demande qu'à fouiller...

L'auteur allie avec son histoire le charme à l'ingéniosité avec une facilité déconcertante. L'écriture est fluide, agréable, parfois magique. On se plaît à arpenter des sphères imaginaires et à transposer dans le réel ensuite, une quête encore plus qu'une enquête. Il y a un côté chevaleresque, c'est un véritable conte moderne avec ses codes qui se dessinent sous nos yeux. Les personnages se découvrent et redécouvrent leurs potentialités, leur confiance au-delà d'un monde caché, réservé...

À chaque niveau, ses difficultés, une fois sorti du jeu, la vie ne demande qu'à continuer...

Il suffit parfois juste de prendre connaissance et de la valeur de la clé !

 

Citation

"Et si mon moi réel ne pouvait rien faire pour mon moi virtuel ? Si j'étais coincé dans ce corps... Je veux dire... Dans cette enveloppe non-corporelle ? Pour toujours ?"

 

Banière Leslie Héliade

02 octobre 2017

"La maison de Petichet" d'Eveline Dress aux Éditions Glyphe

La Maison de Petichet

 

 

"La maison de Petichet" d'Eveline Dress aux Éditions Glyphe

Eveline Dress : Un roman tumultueux

 

 

La Maison de Petichet - Éditions Glyphe

Deux sœurs, Alma et Jessica – rivales mais inséparables, éprises de vérité mais capables de tous les mensonges –, sont unies au point d’aimer le même homme, Jacques.
D’été en été dans la maison familiale, on rit, on pleure, on chante, on crie, on se jette tout à la figure, objets, insultes, « csardas », les remords valant mieux que les regrets.

http://www.editions-glyphe.com

 

Mon Avis

Alma se rappelle ses souvenirs de vacances à Petichet chez ses grands-parents. Aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours été amoureuse de Jacques, qui deviendra le mari de sa sœur. Elle se raconte avec sincérité et émotion sur ces années de mensonges, folies et trahison contre lesquelles on ne peut rien...


C'est un roman qui fait du bruit, celui de la vie. On est entraîné dans son tourbillon impétueux et incontrôlable. Alma est très différente de Jessica sa sœur aînée, libre, exubérante. On suit ses humeurs, ses envies, ses exigences avec mesure et l'appétit qui convient. On prend plaisir à côtoyer les personnages de cette famille unie par les rires, les colères, les manifestations de sentiments colorés, chamarrés et qui s'imposent à eux tout azimut.

L'écriture est tonique, parfois tendre et nostalgique. On effeuille les secrets, l'infidélité, le trouble d'une relation dangereuse et interdite. Nos héros se brûlent les ailes, se font du mal inlassablement et de manière inéluctable. C'est un récit vertigineux, ensorcelant et cruel.

Des jeux de séduction, d'effusion et d'aucuns ne sortiront indemnes et gagnants. Il y a une énergie dévorante et cicatricielle qui abîme et dévaste tout sur son passage. Derrière ces souvenirs à Petichet, il y a les fantasmes obsédants, l'insouciance et les choix défendus.

On s'y accroche, on s'y berce, on s'en libère peut-être un peu aussi. La passion n'est plus à nier et ne peut jamais vraiment s'oublier...

 

Citation

"La vie était simple à Petichet. Les femmes se promenaient après le dîner et les hommes jouaient aux cartes. Pour nous, c'était ça le bonheur : une accumulation de petits riens."

 

EvelyneDress_Petichet

25 septembre 2017

"Drôle de moisson" de Roger Judenne aux Éditions Marivole

 

Drole-de-moion

 

"Drôle de moisson" de Roger Judenne aux Éditions Marivole

Roger Judenne : Un roman fort et captivant

 

Drole-de-moion

Drôle de moisson Archives - Marivole Editions

L’exode ? Pour Lucien, pas de quoi abandonner la belle moisson qui s’annonce. A Verdun, en 14, il en a vu d’autres. Et puis, maintenant, la France possède sa ligne Maginot… Pourtant, un matin, c’est la panique. Le voilà contraint de partir avec sa petite famille. Objectif : la Loire, il faut franchir la Loire…

http://marivole.fr

 

Mon Avis

La Seconde Guerre mondiale est déclarée et Lucien ancien combattant ne peut s'empêcher de s'inquiéter pour la récolte et les moissons. Malgré le danger, la peur, l'exode, la nature et ses droits ne sauraient attendre indéfiniment...


C'est un roman que l'on parcoure intensément dans une France exposée et éprouvée par les prémices de la Guerre. On y fait connaissance avec une famille, un hameau de campagne.

Un fils, un mari, un frère enrôlé et pour lequel on se préoccupe, on s'inquiète. Des réfugiés qui progressent, que l'on dépanne et qui nous renseignent sur le climat général ambiant. On comprend les difficultés, l'horreur de la guerre alors que la vie, elle continue et bat son plein. On suit en alternance le récit de René soldat et de sa famille restée à la ferme. Ils ne sauront rien ou presque pendant le temps de leur exode, des péripéties rencontrées. Chacun à leurs manières et de leur côté, vont affronter les évènements et tout faire pour se retrouver. La moisson devient la préoccupation, mais aussi l'espoir que l'on tient au creux des mains.

On est ému par cette famille pudique, digne et pleine de ressources. Les Bailly nous retiennent autant par leurs maux que par leurs bonheurs. On se sent au fur et à mesure de notre lecture un peu plus proches d'eux et un peu comme chez nous.

L'écriture est vraie, emprunte de vérité et d'émotion. On aime les couleurs, le relief d'un moment gravé dans l'histoire de la France et des Français.

Un récit fidèle à la réalité du terrain de cette époque, avec le ressenti de militaires, mais aussi de civils. Une fresque qui nous procure des frissons petits et grands pour une moisson décidément pas comme les autres...

 

Citation


"On marcha comme des moutons, pendant des heures, ne regardant que le dos de celui qui précédait. Il ne fallait pas s'arrêter, il fallait avancer, avancer."

 

Bandeau - Drole-de-moion

22 septembre 2017

"Le club des pendus" de Tony Parsons aux Éditions de la Martinière

Le club des pendus

 

"Le club des pendus" de Tony Parsons aux Éditions de la Martinière

Tony Parsons : Un thriller insolent

 

Le Club des pendus - Tony Parsons

À Londres, les bourreaux sont de retour.

Ils ont décidé de rétablir la peine capitale. Ils forment un étrange club avec pour modèle le célèbre bourreau anglais Albert Pierrepoint, responsable de plus de quatre cent cinquante exécutions au siècle dernier. Et c’est par la corde qu’ils ont décidé de punir violeurs d’enfants, chauffards et autres délinquants qui réussissent à échapper au système judiciaire...

http://www.editionsdelamartiniere.fr

 

Mon Avis

Déçus par la justice, des membres d'un club un peu particulier vont faire la une des médias en orchestrant leur propre pénitence et dictant leurs propres lois. Mais peut-on se faire justice soi-même ? Le détective Max wolfe se battra jusqu'au bout pour que cette question ne soit jamais négligée...

C'est dans un Londres trouble que l'intrigue se confond avec pour thème central, la notion de bien et du mal. On fustige ici dans ce roman, les approximations de la justice et son incapacité à être loué, respecté.

On revient ici sur l'abolition de la peine de mort. Un groupe sème l'excitation dans la foule, se targuant de punir les coupables trop souvent trop tôt relaxés, comme il se doit. Max va vite comprendre que ses dérives sont dangereuses et il va tout faire pour y mettre un terme. Sur les traces de ces vengeurs masqués, il arpente les sous-sols de la ville pour remonter le fil de l'histoire et redécouvrir de vieilles fondations londoniennes. Il y a quelque chose de terrifiant et d'attractif dans ce roman, on avance dans un climat malsain et qui nous colle à la peau.

Entre fascination et écœurement, notre sentiment hésite, oscille, vacille et c'est ce qui nous fait le plus peur finalement...

La tension est extrême, elle nous envahit et nous gagne tandis que nous plongeons dans les abîmes du mal. On s'attache au personnage de Max en proie à ses valeurs et ses prises de décision.

Ce roman nous tient en haleine, le suspens est intense et nous marque à vif. Un voyage au bout de l'enfer, cette promenade anglaise est croyez-moi bien loin d'être un parcours de santé !

Citation

 

"Les membres de cette soi-disant milice ne sont pas des héros, répondis-je. Des meurtriers ne peuvent être dignes de ce nom. Pas aux yeux de la loi."

 

A propos de l'auteur

Tony-Parsons

Né dans le Comté d’Essex, en Angleterre, Tony Parsons abandonne ses études à l’âge de 16 ans ; les jobs mal payés qu’il enchaîne lui laissent le temps de se consacrer à son seul vrai but : la littérature. C’est à la distillerie Gordon’s qu’il commence à écrire son premier roman. Il en conservera une allergie pour le gin toute sa vie… Devenu journaliste, spécialisé dans le punk-rock, il traîne avec les Sex Pistols, enchaîne femmes, drogues et nuits sans sommeil.

Dix ans plus tard, changement de vie : il connaît un immense succès mondial avec Man and Boy (Un homme et son fils, Presses de la cité, 2001), publié dans 39 langues, vendu à plus de deux millions d’exemplaires, lauréat du British Book Award.

Des garçons bien élevés (2015) et Les Anges sans visage (2016) sont publiés en France aux Éditions de La Martinière. (Source Éditions de la Martinière)

Bandeau - Le club des pendus