27 mars 2017

"Galénor : le livre des portes" tome 1 d'Audrey Verreault

 

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"Galénor : le livre des portes" tome 1 d'Audrey Verreault

Audrey Verreault : un univers magique et bien prometteur

 

Résumé :

Dans un monde où cohabitent humains, elfes et inferniths – des êtres hybrides mi-humains, mi-démons comme des muses, des vampires, des chimères… la guerre fait rage. Mené par un mage noir nommé Kendrick, un groupe d’inferniths terrorise Galénor depuis des décennies – meurtres, maisons incendiées et disparations s’enchaînent… JudyAnn, une jeune paysanne, voit sa vie changée à jamais lorsque le célèbre Edgar Grimm Mérindol lui apprend qu’elle est une géminie, sorte de magicienne qu’elle croyait pourtant disparue… Elle partira pour la grande cité de Godwynn où elle apprendra à maîtriser ses pouvoirs avec Vincent, un professeur et un vampire pas comme les autres…

Amitié, amour, trahisons, surprises et dangers mortels l’attendent, dans un monde où il est parfois difficile de différencier le vrai du faux et où de vieilles craintes et superstitions se sont installées…

 

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Mon avis :

La guerre fait rage et terrorise la population de Galénor quand JudyAnn est appelée à révéler ses pouvoirs et affronter Kendrick, un mage noir inquiétant...


L'auteur nous ouvre les portes de son imaginaire riche et foisonnant. On entre dans un espace où humains et créatures multiples et hybrides se côtoient et se confondent. La magie est partout dans sa découverte et dans son expression. Dans ce premier tome JudyAnn fait la lumière sur ses origines et n'est pas au bout de ses surprises...

On suit son parcours, son aventure, de l'apprivoisement de ses dons, à leur réalisation. Le récit est trouble, ambigu. Les personnages sont mystérieux et cachent bien des secrets. La romance prend une grande place dans le récit, elle est animée et tortueuse. Les sentiments sont forts, ambivalents. JudyAnn aime autant qu'elle se méfie. Amour, amitié, confiance, trahison, les péripéties sont nombreuses. Il y a beaucoup de masques, de faux-semblants à démêler, à disséquer, à digérer. De l'action, du rythme, des rebondissements, des décors luxuriants, du suspens.

L'auteur a su créer sa bulle et à nous la faire partager avec énergie et passion. L'écriture est fluide, maîtrisée. On se laisse porter par les mots et ce qu'ils ont à nous raconter.

Il est question de loyauté, de choix. Il y a du danger, du risque, des obstacles et beaucoup de complicité. On passe un agréable moment en compagnie d'un couple fort attachant, et on aura plaisir à les retrouver dès le tome 2.

Citation :

"Elle était persuadée d'avoir entendu les pensées de son futur professeur de magie. Elle ne leur en dit cependant pas un mot.. Lire dans les penséees était plutôt rare. Mérindol avait même dit que la télépathie était interdite."

 

A propos de l'auteur :

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https://www.facebook.com/AudreyVerro

https://twitter.com/AudreyVerro

audreyverro.wordpress.com

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"Stabat murder" de Sylvie Allouche aux Éditions Syros

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"Stabat murder" de Sylvie Allouche aux Éditions Syros

Sylvie Allouche : un thriller captivant

 

 

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"Stabat Murder" de Sylvie Allouche aux Éditions Syros

Comment Mia, Matthis, Sacha et Valentin, quatre jeunes pianistes, étudiants au Conservatoire national de musique de Paris, ont-ils pu disparaître sans laisser de trace, à un mois d’un concours international ? Ont-ils, sous la pression, décidé ensemble de tout plaquer ? Impossible, d’après les familles interrogées sans relâche par Clara Di Lazio. S’agit-il d’un enlèvement ? La commissaire, réputée coriace, a l’intuition terrible que dans cette enquête, chaque minute compte…

http://syros.fr

 

Mon avis :

Quatre jeunes pianistes qui sont sur le point de passer le concours le plus important de leur vie disparaissent du jour au lendemain. Le commissaire Clara Di Lazio fait de cette enquête sa priorité et va tout faire pour les retrouver...

On rentre tout de suite dans le vif du sujet et l'auteur capture notre attention dès les premières lignes. C'est, d'emblée, angoissant, on se met dans la peau des personnages enlevés, effrayés, déboussolés...

Le récit est incroyablement bien rythmé avec une alternance de temps, de lieu qui donne du nerf à cette histoire cauchemardesque. On aime le caractère de Clara pugnace et à fleur de peau. On est touché par son vécu et on comprend son investissement dans cette affaire. Rien n'est laissé au hasard, elle passe tout au crible : interrogatoires, relevés de la scientifique... Elle mène un travail de fourmi et de longue haleine pour éviter le pire. L'ambiance est préoccupante, extrêmement anxiogène. Clara fouille, soupçonne, sonde les personnalités. Elle découvre des secrets, des malaises, s'interroge... On a peur, on a mal pour ces jeunes virtuoses. Tout se déroule comme un partition de musique, tous nos sens sont en alerte, prêt à faire exploser nos émotions au moindre son. On vibre par vagues, on éprouve et on ressent à deux cent pour-cent nos intuitions, nos peurs, nos doutes jusqu'à la dernière note.

L'écriture est acérée, calculée, sans appel. On laisse Sylvie Allouche réaliser son travail de chef d'orchestre et on s'en remet totalement à elle. Les personnages ont une âme, une sensibilité propre et révèlent des drames aussi amers que profonds.

Ce roman grince, s'acharne et appuie là où ça fait mal jusqu'à l'ultime révélation choc qui délivre. Stress, tension psychologique sont au rendez-vous pour un moment à ne pas manquer !

Citation :

"Comme si la nuit les avait engloutis.

Pas un bruit. Pas un mot.

Où sont-ils ?

Des pleurs, soudain, qui brisent le silence."

Et puis plus rien."

 

A propos de l'auteur :

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Sylvie Allouche a suivi des études de théâtre avant d'être comédienne pendant 10 ans. Après une petite année de journalisme et l'édition, elle écrit depuis plus de 15 ans des livres pour enfants. Elle a commencé par publier de la poésie, puis s'est spécialisée en histoire des civilisations et réalise des ouvrages documentaires. Enfin, depuis une dizaine d'années elle se consacre à la fiction. (Source éditions Syros)

 

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22 mars 2017

Phénix 59 : Le Retour

Après 13 ans de silence, la revue Phénix renaît de ses cendres.

Retrouvez cette revue aux Éditions Sema

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Retrouvez aussi les éditions Séma sur Facebook :

https://www.facebook.com/semaeditions/

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21 mars 2017

"The fire" de Brittainy C. Cherry aux Éditions Hugo Roman

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"The fire" de Brittainy C. Cherry aux Éditions Hugo Roman

Brittainy C. Cherry : un roman fort et chamboulant

 

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Deux amis que tout oppose en apparence, mais qui au fond se ressemblent, brisés par des relations familiales difficiles, tombent amoureux jusqu'à devenir une drogue l'un pour l'autre. Elle a toujours été la femme de sa vie, et lui pour elle, son plus douloureux échec. Parviendront - ils à vivre l'un sans l'autre ?

http://www.hugoetcie.fr



Mon avis :

Logan et Alyssa ne viennent pas du même milieu, ils vont être les meilleurs amis du monde, amants, amoureux. C'est peut-être leur différence qui les rapproche, les difficultés, mais en tout cas rien ne saurait vraiment les séparer...


Avec le deuxième de la série "The Elements", l'auteur ne nous déçoit pas, mais plutôt nous électrise. Il y a une réelle émotion qui se dégage de ses romans.

La vie n'a pas fait de cadeau à Logan avec une mère camée et incapable de s'occuper d'elle-même et un père dealer. Son point d'ancrage, c'est son demi-frère Kellan, son droit de rêver, sa raison de s'accrocher, c'est Alyssa. Cette histoire nous plonge au cœur de la peur d'aimer et d'être aimé." The Fire" fait partie de ces romans qui vous remplie, vous habite et vous obsède. Logan et Alyssa sont attentifs l'un à l'autre, de ces toutes petites choses que le commun ne voit pas... Déceler les faiblesses de l'autre, ne pas les juger et en faire une vraie force. Parce que l'amour est imparfait, n'est pas figé, mais se construit, se répare parfois...

L'écriture est belle, magnifiée. Il y a une réelle énergie, un pouvoir d'exception à se fondre dans ce décor tumultueux. Les personnages ont de la substance, une âme de celles qui ont joui, ont souffert, ont vécu. Ils sont de ceux qui plus que le souci de protéger l'autre, méritent de se protéger d'eux-mêmes et de leurs démons. On se laisse gagner, envahir par l'écriture et les sentiments qu'ils nous évoquent. Peu importe les malheurs, les obstacles, tant que les liens sont là et qu'ils suscitent la volonté de s'en soustraire. C'est plus qu'une histoire d'amour, c'est l'établissement et la reconnaissance d'une tribu, également une belle leçon de vie. Ensemble, ils seront plus forts, ils réaliseront ce qu'ils croyaient jusque-là inaccessible...

Ce roman est une ode de l'amour, à la vie, à l'adversité et à l'espoir que l'on ne doit jamais lâcher. Sublime, ensorcelant, vous aurez le sentiment de faire partie de cette famille d'écorchés à la fin de votre lecture. Et ils parleront peut-être à votre histoire ?

Citation :

"Tu es tout pour moi, Logan. Hier, aujourd'hui et demain, je suis à toi. Tu es ma flamme éternelle."

A propos de l'auteur :

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Brittainy C. Cherry est une auteure habituée de la liste des Best Sellers du New York Times. Son premier livre The Air He breathes, Série Elements tome 1, s'est vendu à plus de 17.000 exemplaires aux éditions Hugo Roman.

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20 mars 2017

"Le somnambule" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel

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"Le somnambule" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel

Sebastian Fitzek : un thriller angoissant

 

Le somnambule

Enfant, Leo Nader était victime de crises de somnambulisme. Si intenses qu’on l’avait contraint à consulter un psychiatre, le docteur Volwarth. Bien des années plus tard, Leo se croit guéri. Mais, un matin, il découvre que son épouse a été agressée pendant la nuit et qu’elle s’apprête à le quitter...

http://www.editionsarchipel.com

 

Mon avis :

Leo Nader a été jadis un enfant somnambule. Quand un matin sa femme le quitte avec des bleus sur le corps, il est pris de panique. Et si tout avait recommencé ?


Sebastian Fitzek installe le trouble avec ce nouveau roman et nous fait rentrer dans l'opacité du sommeil. Ne croyez plus que vous allez vous glisser dans vos draps en toute sérénité. L'auteur fera tout ici pour en dissuader.

Il joue ici sur l'inconnu que génère l'inconscience, cet espace-temps pendant lequel nous nous abandonnons tous et dont nous ne soupçonnons rien... Si pour le commun des mortels, le sommeil semble léger et ne pas poser de problème. Il en est tout autre pour les insomniaques, somnambules ou autres désordres pendant le décrochement de l'éveil. On joue ici sur notre peur à perdre le contrôle. Léo explore un univers parallèle dans son sommeil qui l'emmène progressivement de plus en plus loin. Le malaise s'observe quand la confusion s'installe entre rêve ou réalité. Léo s'enfonce dans le dédale de ses angoisses et croit devenir fou. Nous assistons au spectacle de sa désolation avec circonspection. Qui est Léo ? Est-ce un homme aux deux visages ? Dans quoi avons-nous mis les pieds ?

L'écriture est remarquable d'ingéniosité, on est embarqué dans un climat hautement anxiogène. Une fois l'œil fermé, s'ouvrent les portes de l'oubli, de l'irrationnel et pourtant, tout cela semble si bien réel. Le cauchemar est omniprésent, colle à la peau. L'engrenage est lancé et nous ne savons pas quoi en penser ou discerner ce qui est crédible de ce qui parait absolument fou.

L'imagination est retorse, sans borne, le manège est flou et entêtant. Une belle maîtrise pour un roman qui ne vous fera plus voir les nuits comme avant. Je recommande !

Citation :
"_ Docteur Volwarth ?

_Oui. A qui ai-je l'honneur ?

_ C'est moi. Leo Nader. Je crois que ça recommence."

 

A propos de l'auteur :

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Né à Berlin en 1971, Sebastian Fitzek est le numéro 1 du thriller en Allemagne. Il est l’auteur du best-seller Thérapie et de cinq autres romans, dont Ne les crois pas, tous parus à l’Archipel. Derniers parus : L’Inciseur (2015), coécrit avec le médecin légiste Michael Tsokos, et Mémoire cachée (2016). (Source éditions l'Archipel)

 

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15 mars 2017

"Les amazoniques" de Boris Dokmak aux Éditions La Mécanique Générale

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"Les amazoniques" de Boris Dokmak aux Éditions La Mécanique Générale

Boris Dokmak : un thriller stupéfiant

 

RING - Livre : Les amazoniques (poche) | auteur : Boris Dokmak | genre : Thriller / Policier

A partir de faits réels, ce chef-d'Œuvre de boris dokmak raconte l'une de ces expériences secrètes, scandaleuses et tragiques des services secrets américains." Eté 1967. Un ethnologue est accusé de meurtre. Il vit retiré au fin fond de la Guyane, dans une zone non cartographiée, territoire inconnu des perdidos dégénérés retournés à la vie sauvage et d'Indiens cannibales...

http://www.ring.fr

 

Mon avis :

Courant des années 1960, on dépêche l'inspecteur Saint-Mars vers une mission en Guyane. Sur les traces d'un meurtre à élucider se profile une aventure classée défense secrète...


L'auteur nous offre un roman hors norme, multiple, mystérieux. Le dépaysement est de taille, il nous immerge dans la forêt amazonienne, sauvage, humide, hostile. On est fasciné par cette exploration, cette découverte en terre inconnue.

Cela grouille de bêtes, qui envahissent votre corps, votre esprit. L'atmosphère est étouffante, on va à la rencontre de tribus ancestrales, cannibales. On se fige, on a peur, on se passionne... On avance dans cette intrigue avec nos peurs, nos fantasmes au coin du ventre. Il y a quelque chose d'électrique, d'effrayant et fascinant à la fois. Derrière le crime commis se cache la partie immergée de l'iceberg, un projet abominable, inhumain et ignoble. L'auteur nous entraîne au cœur des ténèbres. L'écriture se veut tranchante, stigmatisée. À mi-chemin entre thriller et document, ce roman nous pousse au bord du précipice dans une réflexion humaniste et philosophique. Il y a une volonté de pointer du doigt une expérience édifiante, éhontée, mais également de déranger, choquer aussi.

Au nom de quelle recherche, l'homme peut-il sacrifier ce qu'il a de plus humain ?

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" formulait Rabelais. De qui l'homme, de qui la bête ? On peut se poser la question.

Vous n'êtes pas au bout de vos surprises, la barbarie n'a pas de frontières et le voyage est long, putréfiant, amer.

Ce roman est un électrochoc, l'explosion d'un scandale tragique et classé secret. Ce voyage horrifique au bout de la nuit devrait faire grésiller les consciences. Âmes sensibles s'abstenir !

Citation :
"Comme si la grande Amazone le traversait ; comme si elle l'essorait. Il se dilue et l'odeur est infecte."

 

A propos de l'auteur :

Né en 1967 à Kiev, Boris Dokmak est passionné de littérature noire et de jazz West Coast. Agrégé de philosophie, il est marié, père de quatre enfants et vit actuellement en Anjou. Il se consacre à l’écriture depuis 2009. IL a publié "La femme qui valait trois milliards" (bestseller 2013), et "Les amazoniques" (2015, Ring)

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14 mars 2017

Interview de Marianne Bp sur le Roman "Rose Ascendant Pourpre"

Interview de Marianne Bp sur le Roman "Rose Ascendant Pourpre"

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1 - Bonjour Marianne BP, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis auteure interprète musicale & vidéaste.

J'aime comprendre les gens & le monde, chercher la vérité (la mienne en espérant qu'elle soit celle de quelques autrui), la précision, la justesse, faire ressortir les paradoxes, provoquer. J'aime l'expression pour qu'il ne reste plus que d'ex-pressions. La vie n'a de cesse de coller ses multiples empreintes sur notre âme – J'adore les faire sortir de moi par l'écriture, le chant, la musique.

2 - Après la musique et le chant, vous vous lancez dans la publication de votre 1er ouvrage. Qu'est-ce qui vous a poussé à l'aventure littéraire ? Pourquoi ce choix ?

Mon aventure littéraire a commencé avant mon aventure musicale. Ça ne fût pas un choix, je fus happée par l'écriture, prise d'une puissante envie, d'un besoin presque vital de flirter avec les pages, les mots, les phrases.

J'ai commencé par écrire des poèmes en prose, des essais, puis je me suis lancée dans l'écriture de ce « Rose ascendant pourpre » un peu comme si je débutais un grand poème en prose romanesque.

3 - Dans votre livre "Rose Ascendant Pourpre", il y a beaucoup de jeux de mots. Vous aimez jongler avec eux ?

C'est instinctif ! Ils jonglent seuls sur mes pages. Ils sont complètement autonomes, c'est une micro-société. Je crois que c'est une manière pour moi de remettre en question le langage, le sens des mots, leurs impacts, le temps. C'est une manière de lier les choses entre elles et de les faire interagir, ça accentue ce que j'appelle : « l'effet puzzle » de l'univers, de ce tout qui semble lié par ce « je ne sais quoi ». Les mots résonnent, raisonnent et s'emboitent, sans cadre, sans boite. C'est assez fou parfois comme les liens logiques sont naturels, comme le chaos s'organise, c'est du jazz !

4 - L'aventure se déroule en partie aux Antilles. Voyez-vous dans l'écriture un moyen d'évasion, de voyager et de vous éloigner de la vie Parisienne ?

Ça n'est pas un scoop... l'être urbain vit avec une schizophrénie. L'Être humain vs l'Être Urbain. Le bitume et le super marché n'apportent pas autant que le cocotier et le sanglier. Nous vivons ici vêtus de camisoles d'effort bien loin du sens primaire, les sangles liés.

Nous avons aussi besoin de cueillir des fruits, de courir, de humer la nature, de vivre avec elle cf. Vivre devant un ordinateur, une télé entre 4 immeubles, ça n'est pas naturel.

Cf : Une de mes dernières chansons : Jungle jungle. Dans laquelle j'imagine une femme S.D.F urbaine guérir via un paysage naturel. https://www.youtube.com/watch?v=f1O_1qIfd1k

5 - Quand vous jouez avec les mots, est-ce le côté musical ou l'esprit du jeu qui vous attire le plus ?

C'est tellement plus agréable de jouer en musique. Pour moi on ne sépare pas l'un de l'autre. Ca n'est pas possible. J'ai d'ailleurs beaucoup écrit avec de la musique dans les oreilles.

6 - Dans votre clip "Crazy", les îles sont également présentes. Que vous inspirent-elles ?

L'antagonisme, la confrontation de l'homme urbain avec la nature, la mise à l’épreuve des codes appris depuis la naissance avec les codes génétiques ancestraux & fondamentaux. L'isolement, le danger, l'oppression, la victoire de la nature sur nous petits êtres que nous sommes, le calme, la vrai vie, l'expression naturelle de notre fragilité, l'appartenance véritable au monde. Le chaos logique et naturel.

Melinda cherche refuge sur cette île. Elle cherche à être enlacée tendrement par le paradis. C'est fou, elle cherche un gentil tombeau paradisiaque qui lui permettrait de ressusciter sa réalité.

7 - Avez-vous d'autres projets littéraires en tête ?

Oui j'ai un projet de second roman qui mature. Le fait de sortir celui-ci a fait bouillir une envie pressante de m'y recoller.

J'ai aussi un projet de monologue que je suis en train de mettre en musique (entre chanson et prose, slam et (hip)pop)

8 - Je vous laisse le mot de la fin ;-)

Merci à vous, je l'emporte avec moi alors, et si vous me le permettez, je le laisserai à quelqu'un d'autre sur mon chemin de vie.

Un énorme Merci à l'auteur d'avoir pris le temps de me répondre.

Vous pouvez retrouver mon avis ici.

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"Le grand frisson" de Frankito aux Éditions Écriture

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"Le grand frisson" de Frankito aux Éditions Écriture

Frankito : Une histoire d'Amour intense et moderne

 

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Crime en bande organisée, homicides, coups, blessures, vols, recel… Comment Bienvenu, dit Ben, ce gamin de seize ans, s’est-il fourré là ? Lui qui ne rêvait que de graffs et de filles, entre ses frangins casse-pieds, sa mère autoritaire et ses lascars de copains. C’était avant qu’il ne rencontre Marie-Ange, sa belle princesse mélancolique…

http://www.editionsecriture.com



Mon avis :

Ben est un garçon tranquille, il aime les graffs, les copains, les filles qui ne sont qu'un rêve au milieu de son imagination. Il se tient loin de la violence, délinquance qui enfle dans cette cité parisienne jusqu'au jour où, il rencontre l'attractive Marie-Ange...


On ne s'attend pas à être surpris en ouvrant ce roman et à autant de puissance, et pourtant... C'est un récit riche en couleurs, instinctif, pulsatile qui nous pique la cuirasse et finit par nous transpercer en plein cœur.

La force réside dans la personnalité des personnages sensibles, écorchés en quête d'extrême, de sensations. On aime l'alternance de point de vue, mais aussi de sonorité qui donne une énergie, un rythme et une réelle dimension à cette histoire. L'écriture est brute, émotionnelle sincère. Humour, poésie : ça titille, pique explose en bouche. Ben et Marie-Ange se ressemblent dans leurs différences. Pour l'un, c'est le début des emmerdes, pour l'autre, c'est peut-être la chance de s'en sortir.

On est touché par leur douleur, leur volonté et leur espoir de se trouver et de vivre pour eux-mêmes. Un climat de surtension au beau milieu d'une guerre de gang incontrôlable et l'amour en toile de fond. L'auteur a un réel talent pour faire jaillir les émotions, joue d'une cohérence et d'un rayonnement qui marque.

C'est un roman qui percute, vivifie par ses humeurs, ses accents entre le feu et la glace. Un charme indéniable, un ton souverain, un diamant dans son écrin. L'aventure qu'il faut absolument tenter !

Citation :
"Impossible de l'oublier, elle a tatoué mon cœur à l'encre indélébile."

"Son amour me remplit tout entière."

 

A propos de l'auteur :

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Journaliste et réalisateur né en 1973, spécialiste de la Caraïbe et de l’Afrique, Franck Salin, dit Frankito, a vécu jusqu’à 18 ans en Guadeloupe. Il est l’auteur du roman Pointe-à-Pitre-Paris (2000) et de la première pièce de théâtre en langue créole présentée à la Comédie Française (Bòdlanmou pa Iwen, 2005). Les éditions Écriture ont publié en 2012 son roman L’homme pas Dieu, lauréat du prix Carbet des lycéens (littérature caribéenne). Il vit à Paris. (Source éditions l'Archipel)

 

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13 mars 2017

"Juste la lumière" de Pascale Dewambrechies aux Éditions Passiflore

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"Juste la lumière" de Pascale Dewambrechies aux Éditions Passiflore

Pascale Dewambrechies : Un récit extrêmement bouleversant

 

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Juste la lumière | Pascale Dewambrechies

Éva est une femme insaisissable et admirée. Lorsqu'elle rencontre Dimitri, elle voit en lui un partenaire à la hauteur de son ambition. Il est metteur en scène, elle écrit. Peu à peu leurs univers se mêlent, leur désir est sans limite. Mais la fêlure est présente, révélant une douleur jusqu'ici enfouie...

http://www.editions-passiflore.com

 

Mon avis :

Eva est une femme sensible, mystérieuse ouverte à l'autre. Elle écrit, aime Dimitri, souffre aussi. Derrière la surface qui craquelle, se cache des émotions étouffées, refoulées dont il va falloir percer le secret...


C'est un roman ultra poignant, fragile, sensible. Un récit sur la douleur, les cicatrices, l'incompréhension, les non-dits. Parce qu'il y a des silences qui font bien plus mal que les mots, s'expriment les maux...

L'esprit n'a pas de prise sur ce qu'il ne comprend pas. Eva vibre, aime, ressent, pressent. Sa relation avec Dimitri est démesurée, fusionnelle, provoque des remous dans sa vie émotionnelle. Très vite de voyage, d'errance, en absence Eva s'enlise dans le tourbillon de l'anéantissement. Il est question de peur, de manquement, d'abandon. Eva s'enfuit, s'affole, va mal... Pour aller mieux, elle va comprendre qu'il faut dérouler le fil à l'envers, retourner vers son enfance.

L'auteur nous touche, sa plume est sensible, éprouvée. C'est de la porcelaine de chine précieuse et délicate. Les émotions sont intimes, intenses. Au-delà des ruptures, des déchirements, l'auteur nous invite à aller vers le détachement, le pardon pour aller vers la lumière. On nous raconte comment les souvenirs enfouis, ce qui n'a pas été dit : ellipses, secrets, peuvent créer le cycle de travail de sape et de répétition.

L'auteur va au plus profond des cœurs, murmure et révèle les émotions. Un roman brut noué et libérateur qui ne manque pas d'intensité.

Vous aurez le cœur au bout des lèvres et les larmes au bord des yeux...

Citation :

"Une fois de plus tu manies la proximité et l'éloignement. Tu te joues de ceux qui croyant te saisir ne font que t'éloigner, de ceux qui croyant s'approprier ta personne ne font que te perdre."

 

A propos de l'auteur :

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Pascale Dewambrechies - Editions Passiflore

Aller au bout des choses, tel pourrait être le fil rouge de la biographie de Pascale Dewambrechies dont la carrière éclectique révèle la curiosité de son esprit.

Virginia Woolf dit qu’une femme doit, pour écrire un roman, avoir à sa disposition « une chambre à soi et cinq cents livres de rente ». Lorsqu’elle réunit ces deux conditions, Pascale Dewambrechies met un terme à sa carrière professionnelle et se consacre enfin à l’écriture ! Elle suit assidument un atelier et crée dans le même temps un blog d’actualités cinéma qu’elle alimente quotidiennement. Pour RCF Bordeaux elle reçoit et interviewe des auteurs, des acteurs, des réalisateurs, soucieuse pour bien traduire leurs propos, de toujours trouver le mot juste.

En 2014 elle publie aux Editions Passiflore son premier roman L’Effacement qui, Lauréat du Festival du Premier roman de Chambéry 2015, reçoit également le 1er Prix de Saint Estèphe et celui du [métro] Goncourt.

 Pascale Dewambrechies, à travers le personnage de Gilda, explore le destin de celles que l’on appelait les filles-mères, celles que la société s’acharnait à faire disparaître pour « les » plier à la morale.Tandis que L’Effacement connaît une belle reconnaissance grâce à sa publication chez Folio en mars 2017, Pascale Dewambrechies publie en même temps son deuxième roman Juste la Lumière.

L’auteure continue à creuser le sillon des histoires au féminin à travers le personnage d’Eva.

De l’enfance à l’âge adulte, de Dimitri à̀ La Maladie, Éva conduit sa vie persuadée qu’un mensonge habite la mémoire familiale. Plus encore que la vérité, c’est sa recherche qui jalonne le parcours d’Éva. Arrivée au terme de sa quête elle découvrira une forme de liberté, celle de décider ce qui peut advenir d’elle-même, celle de choisir – ou pas – que des mille éclats de sa colère, il reste Juste la lumière.

http://www.editions-passiflore.com

 

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11 mars 2017

"Ahriman" de Gwenn Aël aux Éditions Lune Écarlate

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"Ahriman" de Gwenn Aël aux Éditions Lune Écarlate

Gwenn Aël: Un thriller démoniaque

 

Alors que Toulouse sombre dans un déferlement d’intempéries inexplicables, le lieutenant Éliot Bénin est confronté à la plus sordide affaire de sa carrière. Des meurtriers aussi déterminés que sanguinaires s’inspirent des méthodes de l’Inquisition et de la mise à mort du Christ pour assassiner des hommes.

Bénin ressent immédiatement le caractère hors norme de cette enquête qui le mènera, deux millénaires en arrière, au jour lointain où tout a réellement commencé : en l’an 33 après J-C…

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Mon avis :

Un corps est retrouvé dans une église, la scène est obscurément macabre semblant représenter la mort du christ. Pour Eliot Benin en charge de cette enquête, il s'agit de découvrir qui se cache derrière ce crime et veiller à ce que les esprits ne s'enflamment pas...


C'est un roman sombre, effrayant désespérant sur fond religieux et fantastique dans lequel nous plongeons intégralement. L'intrigue est complexe et on remonte à des périodes obscures et douloureuses que sont l'inquisition.

Il est question d'un grimoire ancien, de sorcellerie et d'endoctrinement. L'atmosphère est électrique et fait froid dans le dos. Les meurtres sont violents, sadiques, chocs, le climat se dérègle, des phénomènes inquiétants surgissent et ne trouvent pas d'explication. On aime la personnalité d'Eliot qui maintient le cap et garde la tête froide dans cet univers glauque et affolé. L'écriture est brillante, elle nous intrigue, nous dérange, nous rend nerveux...

Les personnages sont mystérieux, troubles. Il faut chercher des liens, des points communs entre les victimes. Eliot procède avec méthode, mais ne soupçonne pas que le pire peut encore arriver. Il y a beaucoup de morts, de sang, d'horreur. Nous sommes en présence du mal qui s'anime, exulte de toutes ses manifestations.

Ce récit est brûlant, suffoquant, obsédant. On se sent étranglé et totalement à la merci d'une tragédie incontrôlable.

Ce thriller fantastique, croyez-moi s'insinue dans vos veines jusqu'à ne plus vous quitter.

 

Citation :
"Il resta fixé sur la vision d'horreur un long moment. Le prêtre avait les yeux grands ouverts dans sa direction et il avait la désagréable sensation, l'espace de quelques secondes, que ce regard était empli de vie et cherchait à lui délivrer un message."

 

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