zaune

 

"Zaune" de Jean-Hugues Oppel aux Éditions Archipoche

Jean-Hugges Oppel : Un récit brûlant

 

Zaune

La Zone. Un territoire au-delà du périphérique. Des pavillons entassés, des achélèmes tristes et des parkings sans printemps. Des usines et des humains en ruine. Des loubards, des flics et des malfrats.
Et Zaune, la fille cuivre et or. Qui n’a pas vingt-quatre heures pour sauver son frère, un toxico victime des jeux d’argent, poursuivi par deux tueurs pour récupérer un kilo d’héroïne et un paquet de fric qu’il a subtilisés au dealer en chef....

http://www.archipoche.com

 

Mon Avis

Au cœur de la cité courant des années 1990, Zaune "la rouquine" veut sauver son frère et le sortir du bourbier dans lequel, il s'est fourré. Une course précipitée contre la montre est lancée pour protéger "Nanard" des flics et des trafiquants...


C'est un récit court, incandescent à l'écriture nerveuse, survoltée. L'auteur ne prend pas de gant avec nous en nous trempant sans préambule dans un décor sombre et sans espoir.

Zaune est une héroïne qui respire l'audace et l'énergie, prête à se battre pour sa famille, bec et ongles. Elle nous entraîne bien malgré elle, au-delà du danger, du chaos, des dérives de son frère. Ça va à toute vitesse, on envoie du lourd quand on touche au crack. Les personnages que Zaune et son frère ont aux trousses ne sont pas des tendres, et ça va saigner. Les keufs ne sont pas des enfants de cœur, non plus.

Vous me direz alors, à qui se fier ? À personne, si ce n'est à soi, à son instinct, à sa rage de survie. Zaune brille d'une aura séductrice, convaincante et brûle son innocence en une succession de drames et quelques fractions de secondes...

La banlieue saigne, scarifie, sacrifie ses hôtes dans un cercle infernal qui n'en finit pas de tourner...

"Zaune" adopte un style abrupte et efficace pour un maximum de sensations, avec une héroïne sauvage et combative. Plus percutant, tu meurs !

 

Citation

"À peine cinq heures qu'elle est partie à la recherche de Nanar, et elle a aux trousses un flic au regard de prédateur, des truands obsédés sexuels et les malades mentaux de la zone. Pas mal."