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"Un amour de liberté" de Nathalie Salmon aux Éditions Baker Street

Nathalie Salmon : Un récit intéressant

 

Un amour de liberté

UN AMOUR DE LIBERTÉ Nathalie Salmon New York, années 1860. Jeune immigré juif et lorrain au courage fécond, Adolphe Salmon connaît une réussite fulgurante. Un ardent amour le lie bientôt à une lumineuse Américaine d'origine allemande, Sarah, au port de reine et aux yeux diaphanes, moderne avant l'heure.

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Mon Avis Pollar

Tout le monde connaît le monument le plus célèbre des États-Unis : la statue de la liberté. Une statue monumentale qui incarne l'espoir de se construire, s'émanciper. Mais derrière le symbole, il y a l'histoire d'une rencontre, sans laquelle rien n'aurait été possible...


Nathalie Salmon se rapproche de la légende, dévoile les coulisses de ce monument et honore ses ascendants témoins d'une époque émergeante.

Ici, c'est Adolphe Salmon à qui l'auteur, a choisi de donner la parole pour étayer son récit. C'est un voyage dans le temps qui nous est offert, une aventure romanesque autour de l'amitié, la vie, la construction. Fantasme ou réalité, on se plaît à penser à la personnalité, inspirée derrière cet édifice, détenteur de biens des fiertés. On traverse et on mesure les années de travail nécessaires à l'élaboration et la réalisation d'un projet considérable et ambitieux.

Mais on accompagne aussi un climat historique, d'immigration, des hommes et des femmes venus chercher un sentiment neuf et d'ouverture au monde. Ce cadeau du peuple français aux États-Unis, confié au sculpteur Auguste Bartholdi devient l'emblème de toute une nation. Le visage de l'icône de la liberté a pu être inspiré par Sarah l'amour ardent, l'épouse d'Adolphe : une femme admirable et d'exception.

Ce récit nous transporte vers quelque chose de plus intime, offrant une autre dimension et l'occasion, peut-être de raviver la flamme ?

Citation Pollar

"Quand son visage dominera New-York à la fin de l'année, nul autre qu'elle, moi et le sculpteur ne le saura. Plus quelques ouvriers qui n'en ont cure. Non que la statue ne soit pas ressemblante, elle est même saisissante, mais elle est si puissante dans sa présence et sa gravité que personne n'y pourrait trouver la femme sous le symbole. C'est bien là le génie de Bartholdi. Sarah lui a prêté un visage au moment où elle n'en avait pas encore et la force de l'artiste justement a consisté à faire oublier celui de son modèle."