La Maison de Petichet

 

 

"La maison de Petichet" d'Eveline Dress aux Éditions Glyphe

Eveline Dress : Un roman tumultueux

 

 

La Maison de Petichet - Éditions Glyphe

Deux sœurs, Alma et Jessica – rivales mais inséparables, éprises de vérité mais capables de tous les mensonges –, sont unies au point d’aimer le même homme, Jacques.
D’été en été dans la maison familiale, on rit, on pleure, on chante, on crie, on se jette tout à la figure, objets, insultes, « csardas », les remords valant mieux que les regrets.

http://www.editions-glyphe.com

 

Mon Avis

Alma se rappelle ses souvenirs de vacances à Petichet chez ses grands-parents. Aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours été amoureuse de Jacques, qui deviendra le mari de sa sœur. Elle se raconte avec sincérité et émotion sur ces années de mensonges, folies et trahison contre lesquelles on ne peut rien...


C'est un roman qui fait du bruit, celui de la vie. On est entraîné dans son tourbillon impétueux et incontrôlable. Alma est très différente de Jessica sa sœur aînée, libre, exubérante. On suit ses humeurs, ses envies, ses exigences avec mesure et l'appétit qui convient. On prend plaisir à côtoyer les personnages de cette famille unie par les rires, les colères, les manifestations de sentiments colorés, chamarrés et qui s'imposent à eux tout azimut.

L'écriture est tonique, parfois tendre et nostalgique. On effeuille les secrets, l'infidélité, le trouble d'une relation dangereuse et interdite. Nos héros se brûlent les ailes, se font du mal inlassablement et de manière inéluctable. C'est un récit vertigineux, ensorcelant et cruel.

Des jeux de séduction, d'effusion et d'aucuns ne sortiront indemnes et gagnants. Il y a une énergie dévorante et cicatricielle qui abîme et dévaste tout sur son passage. Derrière ces souvenirs à Petichet, il y a les fantasmes obsédants, l'insouciance et les choix défendus.

On s'y accroche, on s'y berce, on s'en libère peut-être un peu aussi. La passion n'est plus à nier et ne peut jamais vraiment s'oublier...

 

Citation

"La vie était simple à Petichet. Les femmes se promenaient après le dîner et les hommes jouaient aux cartes. Pour nous, c'était ça le bonheur : une accumulation de petits riens."

 

EvelyneDress_Petichet