CHAMPIONNE

 

"Championne : Héroïne malgré moi" de Lehiah Jaïs aux Éditions La Condamine

 

CHAMPIONNE

Championne de Lehiah Jaïs

Je hais ce monde. La dictature était déjà en place lorsque je suis née, et les choses ne sont pas près de changer. Tout ce que je souhaite, c’est qu’on me laisse courir... Si seulement on pouvait me laisser vivre tranquille...

http://www.ed-lacondamine.com

 

 

Mon avis :

2156, la France est devenue le pays de l'oppression, les droits et la liberté reculent au profit de lois injustes et aliénantes. Gaëlle entre en première dans un nouveau lycée, rêve d'un monde meilleur et court pour s'évader. Ce qu'elle ne sait pas encore, c'est que les choses bien malgré elle, vont un jour changer...


C'est un récit puissant et optimiste pour lequel on ressent toutes les émotions et que l'on porte à bras-le-corps. Toute l'intrigue repose sur une héroïne fraîche et qui n'a pas conscience de sa valeur. Gaëlle court vite, c'est sa force, sa raison de vivre.

Cette graine de championne se lie d'amitié, découvre l'amour et prône la liberté. Nul doute que le combat va être de taille mais loin d'être seule, elle fera des émules. Le récit est captivant, intense et mouvementé. Rien ne sera facile, les difficultés seront de taille et nombreuses. Nos amis devront faire face à la jalousie, les menaces, les pièges en tous genre. L'ambiance est sombre, la violence, la discrimination font rage. L'atteinte à la personne dans son identité et son intégrité est un véritable fléau. Parce que ce n'est plus acceptable et totalement insupportable, tout doit changer. L'écriture est rythmée, pugnace, affirmée. Elle nous entraîne dans son sillage, rivée à nos perceptions et à notre charge émotive. On aime les liens d'amitié forts, capables de déplacer des montagnes, la douceur de l'éveil amoureux.

Parce qu'il est juste de combattre l'injustice, Gaëlle et ses amis braveront tous les dangers et clameront leurs idéaux. La révolution est en marche et leur rêve à leur portée. Pourquoi ne pas les suivre ?

Citation :
"Je passais mes journées à rêver. Et à courir. Il n'y a que cela qui m'aidait à supporter ce monde pathétique. Je haïssais ce pays, je haïssais ses lois, je haïssais tout en silence. Alors je me laissais aller à imaginer un monde meilleur. Et quand je ne pouvais pas, je m'entraînais à la course. Au moins ça m'aidait à oublier."