KGombre

"Les morsures de l'ombre" de Karine Giebel

Synopsis :

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le frire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

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Mon avis :

J'ai commencé à entendre beaucoup parler de cet auteur sur la toile notamment avec le livre « comme ton ombre ». Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque je me suis aperçue que c'était une auteur française. Rien ne vaut mieux en effet que lire son texte dans sa langue originale. Il s'agit ici d'un homme séquestré par une femme, c'est sans rappeler « Misery » de Stephen King.

Quand Benoît commandant de police reprend connaissance, il est déjà trop tard. C'est un homme infidèle et séducteur, il se souvient bien d'une femme qui l'aurait raccompagné chez elle mais comment il en est arrivé là derrière des barreaux, au fond d'une cave et surtout que lui veut-elle ? Il va désormais vivre des jours de privation d'humiliation et de torture. Cette femme est remplie de haine et prend plaisir à jouer avec sa victime. Elle est impitoyable, mais il va se battre jour après jour pour sortir de ce cauchemar. Il faut la faire parler pour comprendre sa psychologie et son mode de fonctionnement. L'auteur nous offre un duel de choix entre Lydia et Benoît pendant que l'enquête sue sa disparition piétine. On apprend finalement ce qu'elle lui reproche mais il ne peut s'agir que d'une méprise ou d'un coup monté. Mais qui tire les ficelles alors ? Lorand est un très bon flic mais au fond du trou, il va avoir du mal à reconstituer les pièces du puzzle.

Ce livre est juste oppressant et se referme sur nous comme une chape de plomb. A la fin, nous sommes les seuls à savoir et c'est à la fois jouissif, frustrant et culpabilisant. Je ne peux tout simplement pas vous mettre dans la confidence mais c'est quand même une triste histoire et un beau gâchis. Il faut croire que pour certains l'adage « on récolte ce que l'on sème » requiert une véritable signification...